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Le sort du Grand Prix de F1 du Canada fixé en juin

On voit le centre-ville de Montréal en arrière-plan.

La Ferrari de Charles Leclerc sur le circuit Gilles-Villeneuve

Photo : Getty Images / Dan Istitene

La Presse canadienne

À l'heure où plusieurs sites spécialisés rapportent que le Grand Prix de F1 du Canada sera exclu du calendrier provisoire de la Fédération internationale de l'automobile (FIA) en prévision de la saison écourtée, une source au fait des discussions a révélé à La Presse canadienne jeudi qu'il n'en est rien pour l'instant.

La FIA entend dévoiler le nouvel horaire quelque part au début du mois de juin, en dépit de la pandémie.

Selon cette source, le scénario où le Grand Prix du Canada serait présenté en septembre ou au début d'octobre tient encore la route. La décision reviendra cependant à la FIA, en partenariat avec les autorités sanitaires, a-t-elle précisé.

Ainsi, la marge de manœuvre commence à être assez mince pour les organisateurs de grands prix. C'est d'ailleurs ce qu'a constaté le directeur général du Grand Prix de France, Éric Boullier, lorsqu'il a tenté de reporter sa course qui devait initialement être présentée le 28 juin, tout juste après celle du Canada.

On a regardé, on a discuté avec les instances fédérales et la F1. Le Grand Prix de France s'inscrit dans le cadre d'un calendrier avec d'autres grands prix, et ce sont la F1 et la FIA qui gèrent cela. Les disponibilités du circuit Paul-Ricard n'étaient pas adéquates, nous n'avons pas trouvé de date de report possible, a expliqué M. Boullier jeudi sur les ondes de la chaîne française Canal+.

Il a d'ailleurs profité de l'occasion pour expliquer les motifs qui l'ont poussé à carrément annuler le Grand Prix de France, comme ceux d'Australie et de Monaco l'ont fait avant lui.

Tous les scénarios ont été étudiés, du huis clos au report, en passant par l'annulation elle-même. Le Grand Prix de France a un impact significatif sur l'économie de la région du sud. Cette décision s'est imposée avec les récentes décisions annoncées par l'État. On pense que c'est une décision responsable, et la santé de notre écosystème F1 est primordiale, a-t-il déclaré.

La saison de F1 commencerait en juillet malgré l'annulation ou le report des 10 premières courses en raison de la pandémie de COVID-19, a affirmé le président de la F1, Chase Carey, le mois dernier.

Il espère une saison de 15 à 18 épreuves qui s’amorcerait en Europe jusqu'en septembre, avant un déplacement en Eurasie, en Asie et en Amérique. La campagne s'achèverait dans le golfe Persique avec le Grand Prix de Bahreïn, initialement prévu en mars, et le Grand Prix d'Abou Dhabi.

Le président et chef de la direction du Grand Prix du Canada, François Dumontier, avait à l'époque préféré ne pas commenter les propos de Carey. La course montréalaise devait se dérouler du 12 au 14 juin.

Le calendrier sera chamboulé [...] Là, il va falloir faire des concessions, faire preuve de flexibilité. Peut-être que nous allons devoir le présenter à l'automne, avait reconnu M. Dumontier au moment de l'annonce du report de la course, le 7 avril.

Nous publierons notre calendrier finalisé dès que possible, a assuré M. Carey. Bien évidemment, il ne sera réalisable que si la crise sanitaire liée à la COVID-19 s'améliore dans les différents pays concernés.

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