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La reprise des sports récréatifs au Québec comble les instances de bonheur

Il s'apprête à effectuer un coup roulé.

Un golfeur sur un vert

Photo : Radio-Canada / Vincent Bonnay

Radio-Canada

Les intervenants du golf et du tennis à l'échelle provinciale ont ressenti une certaine fébrilité et poussé un soupir de soulagement en apprenant qu'ils pourront finalement lancer leurs activités le 20 mai prochain.

C'est tellement une belle nouvelle pour la santé mentale des gens, pour leur santé physique, de pouvoir aller dehors et jouer, indique tout sourire le directeur général de l'Association des clubs de golf du Québec (ACGQ), David Skitt. On a développé un plan de 24 pages pour tout ce qui doit être sécuritaire pour le golf. Ce que je veux dire aux golfeurs, c'est que le plan qu'on a mis en place, c'est tolérance zéro.

C'est fou, c'est fou, c'est fou, c'est comme si on venait d'annoncer qu'il y aura trois jours de l'An consécutifs, poursuit le président de l'ACGQ, Martin Ducharme. Les réseaux sociaux, le téléphone... Il y a de l'excitation dans l'air, de la fébrilité, de la joie. On vient de mettre de la joie dans le cœur de beaucoup, beaucoup de Québécois et de Québécoises.

Les deux collègues de l'ACGQ ont réagi avec grand bonheur à l'annonce de la ministre déléguée à l'Éducation, Isabelle Charest, qui a confirmé, mercredi après-midi, la reprise graduelle de certains sports récréatifs au Québec, dont le golf et le tennis pour ne nommer que ceux-ci.

Le gouvernement provincial a décidé d'inclure la région métropolitaine dans son plan de déconfinement sportif, notamment pour limiter les déplacements non essentiels entre les régions, a expliqué la ministre Charest en conférence de presse.

David Skitt affiche une grande confiance envers ceux et celles qui recommenceront à s'adonner au golf en s'attendant à ce que les gens respectent bien toutes les consignes qui seront mises en place à partir de mercredi prochain.

« Honnêtement, ce n'est pas une immense différence [...] On va arriver au club de golf 30 minutes avant [le départ], on va mettre nos souliers dans le stationnement, on va se présenter au premier trou en temps et lieu, les uns après les autres, on ne va pas toucher les fanions. Il y a plusieurs différents mécanismes qui sont développés pour bien sortir la balle sans être obligé de toucher à la coupe. On peut jouer au golf à quatre. »

— Une citation de  David Skitt, directeur général de l'ACGQ

La distanciation sociale de deux mètres devra bien sûr être observée, comme l'a rappelé Martin Ducharme.

La reprise des activités est accueillie à bras ouverts par l'ACGQ, et le mot est faible à la lueur des propos des deux hommes, et permettra de sauver la saison, même s'il y aura quand même des pertes importantes qui seront connues [plus tard] cette année, mentionne David Skitt.

Ça aidera énormément, ajoute M. Ducharme. Je n'aurais pas répondu la même chose si on avait parlé du 20 juin ou du 20 juillet.

C'est sûr que là, si on regarde derrière nous, il n'y a pas eu tant de belles journées ce printemps. Donc, commencer le 20 mai, avec l'engouement qu'il y a présentement, avec tous les gens qui sont à la maison, c'est certain que les gens vont attaquer les terrains de golf. Je me demande même si nous aurons assez de terrains de golf au Québec pour satisfaire à la demande, renchérit-il.

Il regarde sa balle rouler sur un vert.

Un golfeur sur un terrain de golf

Photo : Radio-Canada

À leur tour, les principaux intervenants du tennis sont comblés d'apprendre que le coup d'envoi de la saison récréative pourra être donné le 20 mai, même si seuls les matchs de simple seront autorisés.

On est très contents, très contents, ça arrive un petit peu plus vite que ce à quoi on s'attendait, affirme le vice-président de Tennis Canada, Eugène Lapierre. On travaillait depuis quelques jours avec mon collègue à Tennis Québec, [le directeur général] Jean-François Manibal. On a envoyé un dossier assez complet à la ministre [Isabelle Charest], ils en ont tenu compte. Et nous en sommes très heureux.

Le directeur de la Coupe Rogers de Montréal prône la prudence pour le retour sur les courts.

« Il faut y aller une étape à la fois. On va commencer par démontrer que le tennis est un sport sécuritaire, sans danger pour la santé publique. Allons-y tranquillement. J'aurais bien aimé que tout soit ouvert à l'extérieur et à l'intérieur, mais commençons plutôt par permettre aux gens de frapper des balles. »

— Une citation de  Eugène Lapierre, vice-président de Tennis Canada

Pour le moment et pendant encore un certain temps, les vestiaires ne seront pas ouverts ni les toilettes à moins d'une urgence. Sur le jeu, le double n'est pas accepté, tout comme les cours en groupe.

Rien toutefois pour enlever le sourire fendu jusqu'aux oreilles d'Eugène Lapierre puisqu'on frappe [la balle] et on s'amuse, quoi.

Partout en ville, je vois des gens qui jouent au tennis contre des murs. Il faut leur donner l'occasion d'aller jouer. Ensuite, on verra. Si tout se passe bien, on passera à la prochaine étape, ajoute Eugène Lapierre.

(Avec les informations d'Antoine Deshaies, de Jean-Patrick Balleux et de La Presse canadienne)

Terrains clôturés derrière l'édifice des Tennis de Rimouski

Terrains extérieurs de tennis

Photo : Radio-Canada / Jean Marc Robichaud

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