•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Un partenaire juridique pour le Comité olympique canadien en temps de pandémie

Plan de profil d'un dirigeant en entrevue

Le chef de la direction du Comité olympique canadien, David Shoemaker

Photo : Radio-Canada

Marie-José Turcotte

Le Comité olympique canadien (COC) annonce le premier partenariat de services juridiques de l’histoire d’Équipe Canada. C'est une entente de cinq ans avec la firme Fasken. Le partenariat entre en vigueur immédiatement pour aider toute la communauté sportive du pays à faire face aux défis de la COVID-19.

Fasken était déjà très proche des athlètes canadiens : le président du Comité paralympique canadien, Marc-André Fabien, est aussi avocat associé du cabinet juridique.

L’équipe de Fasken pourra entre autres orienter les fédérations et les athlètes pour savoir s’ils sont admissibles aux programmes d’aide gouvernementaux, comme la subvention salariale d’urgence du Canada.

On peut aussi penser qu’il y aura, en ces temps difficiles, plusieurs litiges en ce qui a trait aux processus de qualification qui doivent mener aux Jeux olympiques de Tokyo.

Une aide, selon le chef de la direction et secrétaire général du COC David Shoemaker, qui représente plus d’un million de dollars pour soutenir les organisations nationales sportives sur le plan juridique.

David Shoemaker a eu la gentillesse d’accepter de répondre à nos questions.


Q. – M. Shoemaker, vous avez énormément d’expérience dans le monde du sport. Vous avez été pendant sept ans chef de la direction de NBA Chine, vous avez aussi été le président du circuit du tennis professionnel féminin de la WTA. Avec la COVID-19, nous sommes en territoire inconnu, nous entrons dans une crise économique. En tant que chef de la direction et secrétaire général du COC, que pouvez-vous faire pour traverser cette tempête?

R. - D’abord, nous sommes très reconnaissants envers le ministre du Patrimoine pour les 72 millions de dollars qu’il a accordés au sport amateur. Ça va permettre à notre système sportif de rester viable pendant la pandémie.

Quant à nous, au COC, nous devons constamment nous concentrer sur notre objectif et nous rappeler notre mission, c’est-à-dire contribuer à mener le plus d’équipes et d’athlètes canadiens sur les podiums.

La première chose que nous devons faire, c’est de protéger nos engagements financiers pour les deux prochaines éditions olympiques, Tokyo et Pékin, et plus tard Paris 2024.

Nous avons le privilège de compter sur 27 partenaires, des entreprises privées qui ont décidé de s’associer avec le COC et Équipe Canada. Si nous arrivons à conserver cet appui, oui, nous allons survivre à la pandémie.


Q. - On s’entend, certains de vos partenaires vont souffrir, peut-être même que certains feront faillite. Qu’est-ce que vous envisagez comme solution?

R. - C’est sûr que cette pandémie présente plusieurs défis à nos partenaires. Selon les secteurs, certains seront plus touchés que d’autres. Notre approche, c’est que nous devons nous montrer très flexibles avec ceux qui seront les plus touchés par cette crise. Ces gens ont fait des ententes à long terme avec nous. Nous allons faire de notre mieux pour nous engager nous aussi à long terme avec eux.


Q. - Dans vos expériences avec la WTA et NBA Chine, est-ce que vous avez vécu des situations difficiles qui pourraient vous aider en ce moment à affronter l’inconnu?

R. - Tout de suite, je pense à mon arrivée en Chine avec la NBA, en juin 2011. Au cours de mon premier mois à titre de chef de la direction, le plus grand joueur chinois de tous les temps, Yao Ming, annonçait sa retraite. En plus, le 1er juillet, la NBA et ses joueurs entraient dans un long conflit de travail. Je me souviens d’avoir parlé avec le commissaire de l’époque, David Stern, qui m’a dit : Tu sais, la NBA a survécu à la retraite de Michael Jordan.

J’ai compris que je devais planifier à moyen et à long terme, que je devais voir au-delà de l’horizon. Et, surtout, que je devais me focaliser sur ce que la NBA et moi pouvions contrôler.

Donc, nous nous sommes préparés pour la fin du lock-out et nous avons invité Yao Ming à devenir un partenaire d’affaires. Résultat : nous avons connu sept années de croissance sans précédent.


Q. - Chouette histoire! Mais qu’est-ce que vous contrôlez maintenant?

R. - Sûrement pas la pandémie! Mais nous avons le pouvoir de contrôler, avec nos fédérations sportives, ce que nous voulons planifier pour Tokyo et, six mois plus tard, pour Pékin. Nous tentons de faire en sorte que cette situation inconnue et sans précédent tourne à notre avantage.

Notre comité national olympique n’est certainement pas un des plus grands, mais nous croyons que le nôtre est le meilleur. Nous allons faire tout ce que nous pouvons afin de surpasser les autres comités nationaux pour préparer Équipe Canada en vue des prochains Jeux.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Sports