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Roseline Filion donne un coup de main dans une pépinière

Elle donne une entrevue à la radio.

Roseline Filion

Photo : Radio-Canada / Louis-André Bertrand

Jacinthe Taillon

Pendant que plusieurs athlètes prêtent main-forte en CHLSD, l’ex-plongeuse Roseline Filion joue à l’apprenti horticultrice.

Des amis de la famille Filion, propriétaires d’une pépinière, avaient besoin de renfort le temps que les travailleurs étrangers, récemment arrivés au Québec, terminent leur période d’isolement de 14 jours.

Au début de la saison, bien évidemment, ils ont besoin de tous ces gens pour décharger les camions de livraison. Au lieu d’avoir une cinquantaine de personnes, ils étaient deux. Disons qu’ils manquaient de bras, a confié la double médaillée olympique à Radio-Canada Sports. Alors, des employés de mon entreprise et moi, on leur a offert notre aide.

Pendant ses deux semaines de travail, l’ancienne plongeuse a constaté qu’il lui reste encore une bonne force physique. Elle lève son chapeau à ceux qui font ce métier puisque les journées de 10 heures l’ont vidée et exténuée.

L'animatrice d’émissions jeunesse à ses heures est surprise de constater que plusieurs sont davantage portés à communiquer en période de confinement. Des plongeurs en début de carrière l’ont contactée pour obtenir des conseils. Des jeunes du grand public l’ont aussi interpellée pour avoir de l’aide.

J’ai eu des jeunes qui ont regardé certaines émissions en reprise et qui m’ont fait part des difficultés qu’ils vivaient, confie-t-elle. Ça m’a vraiment touchée. Mon premier réflexe a été de les référer à des centres d’appels ou à des lignes d’écoute comme Tel-jeunes parce que je ne suis pas psychologue. Il y a des façons d’aider les gens que moi je ne connais pas.

Jeune entrepreneuse, Roseline Filion doit faire preuve de résilience, comme les athlètes. Son entreprise de jeux d’évasion est sur pause en raison du coronavirus et le loisir fera partie des derniers secteurs à recevoir le feu vert pour un retour à la normale.

C’est une situation où l’on n’a aucun contrôle, observe-t-elle. On essaie d’être créatifs pour limiter les coûts fixes. On s’organise avec nos locataires. On tente de changer notre approche en prévision d’une éventuelle réouverture, même si l’on ne sait pas quand ce sera. Mais c’est un beau défi.

Plonger sans piscine

Les défis sont aussi nombreux pour les plongeurs actuels, qui doivent redoubler de créativité pour garder la forme. Selon elle, ceux qui feront preuve de la plus grande résilience réussiront à se démarquer aux Jeux olympiques de Tokyo.

Reporter d’un an un événement de cette ampleur peut avoir des effets dévastateurs sur le mental de certains athlètes.

Ce n’est pas tellement comment tu t’es entraîné qui va te permettre de passer au travers, mais plutôt ton expérience, pense-t-elle. Le sport, c’est 80 % mental, 20 % physique. C’est là que ça va se jouer.

Roseline Filion se souvient de la blessure à une cheville qui l’avait tenue à l’écart de l’entraînement avant les Jeux de Rio. Elle avait alors dû explorer de nouvelles façons de garder ses réflexes. Elle n’a pas hésité à en parler avec ses amis plongeurs qui se laissent parfois gagner par l’inquiétude.

Ça fait 20 ans que tu fais ça et plus. Tu as fait 200 millions de fois la même répétition. Si, dans ta tête, tu continues à t'imaginer tes plongeons, quand tu vas arriver pour les faire, c'est ça qui va être payant. Fais confiance à la mémoire musculaire qui ne disparaît pas du jour au lendemain.

Roseline Filion, ancienne plongeuse

Elle en sait quelque chose. Son corps n’a toujours pas perdu ses repères malgré la retraite.

Je peux réessayer de faire des mouvements alors que ça fait trois ans et demi que je n'ai pas plongé. Et je le sais que, dans mon corps, ça revient. Les athlètes doivent se fier à ça un peu, je pense, pour la suite des choses.

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