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Le designer de Tessa Virtue s'inspire de ses costumes pour créer des masques de luxe

Un masque serti de brillants bleus.

Un des masques créé par le designer Mathieu Caron en s'inspirant de ses costumes pour patineurs artistiques.

Photo : La Presse canadienne / HO

La Presse canadienne

Le designer québécois Mathieu Caron, dont les créations pour patineurs artistiques sont parmi les plus prisées du monde, lance une édition limitée de masques haut de gamme inspirés des costumes dont il est l'auteur.

Le Longueuillois conçoit et fabrique depuis plusieurs années quelques-uns des costumes des plus grands patineurs, dont ceux de la Canadienne Tessa Virtue et du champion du monde japonais Shoma Uno, entre autres.

On a pris les mêmes matériaux que les costumes des patineurs, les mêmes décorations, le même design, mais on a recréé complètement la forme pour fabriquer des masques, raconte le créateur, qui produit également des vêtements de danse et autres équipements vestimentaires de sport et d'entraînement.

Profits versés à l'OMS

En ces temps de pandémie, mon but premier c'était de faire en sorte que le côté artistique puisse venir aider un peu, ramasser des fonds pour faire une différence et en même temps faire un item de collection un peu plus glamour qu'un masque ordinaire, raconte-t-il en expliquant que la totalité des profits provenant des ventes de masques seront versés à l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

Et profits il y aura, car les masques en question ne sont pas pour toutes les bourses. Les huit modèles se détaillent entre 150 $ et 300 $.

Moir retient Virtue qui se laisse tomber vers l'arrière.

Tessa Virtue et Scott Moir ont remporté l'or en danse libre aux Jeux olympiques de Pyeongchang.

Photo : Reuters / Lucy Nicholson

À ce prix, on croirait que les clients se feraient tirer l'oreille, mais non. Les Japonais, pour qui Shuma Uno est une vedette incontestée, se sont rués sur les masques à l'effigie du costume de leur idole, qui se détaillent de 200 $ à 250 $. J'ai été surpris. Je ne pensais pas qu'en temps de crise comme ça, les gens avaient autant d'argent pour acheter un masque. Honnêtement.

Au début, je pensais en faire un maximum d'une quinzaine chaque, et pour le Japon, on a dépassé le 70. En trois heures, on a vendu au-dessus de 245 masques, raconte-t-il, visiblement un peu abasourdi lui-même.

L'engouement a été tel qu'il a fait naître au Japon le mot-clic Shomask et les inventaires des trois modèles de Shoma Uno ont été rapidement épuisés.

Lorsque Mathieu Caron a mis les articles en vente en ligne, son équipe avait quelques masques qui étaient prêts, mais avec les quantités qu'on nous demandait... il a fallu prendre quelques décisions rapidement!

Je ne cherche pas à en faire une grande commercialisation, ce n'était pas mon but. C'était plus une contribution artistique pour faire notre part avec quelques membres de mon équipe qui se sont investis aussi là-dedans pour la décoration, mais avec tout ce qu'on a vendu, on ne sera pas au chômage pour les prochaines semaines.

Mathieu Caron, designer

Évidemment, les masques ne sont pas que décoratifs et offrent bel et bien une protection.

Ça protège très bien. Au niveau des tissus, il y a des fibres de coton et de polyester, donc ça suit les recommandations. Il y a plusieurs épaisseurs de tissu aussi, donc ça entre dans les règles. Maintenant, est-ce que c'est quelque chose de médical? Pas du tout. On appellerait ça plutôt un accessoire mode, une pièce de collection.

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