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Chronique

Il y a 10 ans, le printemps Halak : l’incroyable chevauchée d’une équipe sympathique

Il serre la main d'Alex Ovechkin après la victoire du Canadien au premier tour éliminatoire, le 28 avril 2010.

Jaroslav Halak

Photo : La Presse canadienne / Nick Wass

Il y a 10 ans, le 26 avril 2010, Jaroslav Halak remportait presque à lui seul le sixième match de la série opposant le Canadien aux puissants Capitals de Washington. Halak repoussait 53 rondelles dans un gain de 4-1 qui forçait la tenue d’une septième rencontre, à Washington.

En 2010, le Canadien était entré dans les séries par la petite porte. La plus petite qu’on peut imaginer. L’équipe avait conclu la saison avec trois défaites de suite, mais la dernière, en prolongation, lui avait donné un 88e point, un total famélique, mais suffisant cette année-là.

Avec une fiche inférieure à ,500 (39 gains contre 43 revers), le Tricolore avait mérité la chance d’aller se faire écrapoutir par les Capitals de Washington, gagnants du trophée du Président avec 121 points et 318 buts marqués.

Mathieu Darche faisait partie de l’équipe. C’était une série quatre de sept, mais la prédiction de tout le monde, c’était Washington en trois. On devait être une formalité. Et on le savait, se rappelle Darche avec le sourire.

Price ou Halak?

La question était la même avant chaque match, cette année-là. À l’aube des séries, c’est Jacques Martin qui avait tranché. La décision ne faisait pas l’unanimité. L’entraîneur-chef avait eu du courage et il avait eu raison.

Dix ans plus tard, il n’en tire aucun orgueil. J’étais allé avec les performances, tout simplement. Jaro avait été le meilleur en fin de saison. Il méritait le filet , dit Martin, qui avait tout de même donné un départ à Price contre Washington, un départ qui s’était soldé par un revers de 6-3.

5 buts sur 181 lancers

C’est la performance de Jaroslav Halak dans les quatre victoires remportées contre Washington au printemps de 2010, une moyenne d’efficacité ahurissante de ,972.

Le CH l’aidait de deux façons.

On prenait l’avance, se rappelle Mathieu Darche. Cinq fois, le Canadien a marqué le premier but dans la série et c'était le cas pour ses quatre victoires.

Plus les matchs avançaient et plus la pression se transférait sur eux autres. Et plus la série avançait plus forte était la pression, ajoute Darche.

Le système de jeu était entièrement axé sur cette pression. Jacques Martin le rappelle : On pouvait être très bon en défense. La consigne était de revenir profondément dans notre zone, même les attaquants. On en souffrait un petit peu en contre-attaque, mais la pression défensive à cinq forçait les Capitals à précipiter leurs lancers.

J’étais à la couverture de l’équipe à l’époque. J’ai vu chaque minute de chaque match et ce que dit Jacques Martin est tout à fait juste. Pressés de lancer, les Ovechkin, Backstrom, Knuble et autres Semin ne pouvaient soulever la rondelle la plupart du temps. Et Jaroslav Halak était carrément imbattable dans la partie inférieure du filet.

Des héros discrets

Le responsable de l’équipement Pierre Gervais est le dernier membre de l’équipe à avoir goûté les joies d’une Coupe Stanley, en 1986 et en 1993. Le plaisir ressenti avec cette équipe inattendue en 2010 s’en approche.

Selon Gervais, cette équipe-là y a cru parce qu’elle a été bien dirigée. Jacques Martin dirigeait l’équipe avec tellement de calme. On poursuivait la routine comme en saison. Les joueurs ont continué d’être encadrés de la même façon. Même si on était négligés, gagner n’était plus une surprise pour eux. Jacques avait intégré ça à la routine. Et ils se sont mis à y croire.

Et Gervais sait de quoi il parle. Les deux Coupes de 1986 et 1993 ont été remportées par des équipes qui étaient loin d’être favorites et qui ont eu besoin de temps pour y croire.

Et Pittsburgh ensuite?

Il y aurait encore beaucoup à dire sur cette victoire contre Washington. Il y en aura autant sur la série qui a suivi, gagnée en sept matchs, elle aussi, contre les Penguins de Sidney Crosby.

Je compte y revenir dans mes prochains textes. Nous parlerons aussi au meilleur marqueur des séries cette année-là : Mike Cammalleri.

Et on fera la causette avec le héros d’un printemps auquel on a donné son nom : Jaroslav Halak.

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