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160 km à la course en une journée pour saluer le travail du personnel médical

Casquette à l'envers sur la tête, il sourit en courant.

Nicolas Danne

Photo :  courtoisie / Gophobservation

Michael Roy

En sevrage de compétitions, un jeune ultramarathonien de Montréal va courir samedi presque l'équivalent de quatre marathons consécutifs en boucle, dans son quartier.

Au-delà du défi surhumain que représentera cette aventure de 160 kilomètres, l'exploit se veut aussi un grand geste humain.

Nicolas Danne souhaite réchauffer le coeur du personnel médical qui est au front partout au pays à l’heure actuelle.

Il travaille dans une boutique spécialisée dans la course qui a fermé ses portes temporairement, comme des centaines de milliers d’entreprises au Canada ces temps-ci.

Il a donc mis sur pied une collecte de fonds sur le site GoFundMe et utilisera l’argent amassé pour acheter des chèques-cadeaux dans certains commerces du genre à Montréal. Il les remettra par la suite à des professionnels de la santé de première ligne.

Ces magasins sauvent les meubles présentement. Ils arrivent quand même à faire des ventes en ligne, mais on ignore jusqu’à quand ce sera comme ça. Si j’arrive à amener assez de fonds, ce serait vraiment bien pour eux, explique l'athlète à Radio-Canada Sports.

Le personnel médical, la période actuelle, c’est comme une période inédite pour eux et ils sont au front pour nous. En France, toute ma famille travaille dans le médical et ils sont tous au front tous les jours. Ici, j’ai pas mal de mes chums qui sont aussi à l’hôpital tous les jours, ma blonde aussi est au CHUM.

Je voulais vraiment essayer de faire un projet qui puisse bénéficier aux deux univers dans lesquelles j’ai des personnes qui comptent vraiment pour moi ici.

Nicolas Danne, ultramarathonien

Un défi physique et mental

Nicolas Danne entamera son épopée au coin des rues Faillon et Lajeunesse à 5 h samedi matin dans le quartier Villeray à Montréal.

Il estime avoir besoin de 20 à 21 heures pour terminer les 32 boucles de 5 kilomètres prévues à son parcours. Cela inclut les arrêts de quelques minutes qu’il prévoit chaque heure afin de reprendre ses esprits, de s’alimenter et de faire le point.

Il s’agira de la deuxième fois seulement que Nicolas franchira une aussi longue distance, mais une première sur du bitume qui est reconnu pour être sans pitié pour les coureurs de fond.

C’est très demandant physiquement. On s’entend, ce sera comme du béton. Physiquement, je suis prêt. Je cours entre 100 et 120 kilomètres chaque semaine en général. Psychologiquement, j’aurai souvent quelqu’un avec moi en vélo, pas très loin, alors ça m’aidera.

Ce qu’il redoute le plus, ce sont les douleurs aux pieds.

Ça ne pardonne pas l’asphalte. En général, on met une fois et demie à trois fois le poids de son corps à chaque foulée qu’on fait. Ça fera une sacrée charge à l’usure.

Son message sur les médias sociaux s’est déjà répandu comme une traînée de poudre et les messages d’appui abondent depuis quelques jours.

Ça donne des ailes d’avoir du monde derrière. Je pense que ça va être une très belle journée.

Nicolas Danne, ultramarathonien

Il est aussi prévu que plusieurs sportifs l’appuient dans son défi en le joignant en direct sur les médias sociaux samedi.

Je sais ce que j’aurai en face de moi. Je suis un gars qui fonctionne beaucoup avec les émotions. Si j’ai des gens avec moi, je n’ai aucun souci à me faire.

Vêtu en coureur, il est assis et tient un sandwich dans ses mains.

Nicolas Danne

Photo :  courtoisie / Laurent Caudrelier

Les ultramarathoniens : une race à part

À l’instar de son bon ami Mathieu Blanchard, qui a fait le tour de l’île de Montréal à la course samedi dernier, Nicolas Danne est l’un de ces sportifs pour qui les limites de distance à la course sont inexistantes.

Les ultramarathoniens sont une race à part parmi tous les coureurs.

Quand j’ai rencontré ma blonde, elle me trouvait un peu fou, lance-t-il. Entre ultramarathoniens, on trouve que c’est normal. Mais les autres personnes, ils nous pensent complètement extraterrestres à la limite. On est juste des humains qui s’entraînent beaucoup.

Une fois le confinement terminé, il entend retourner rapidement à la compétition.

Je suis tombé amoureux de l’ultra trail de Bromont l’année dernière. C’est très familial et très convivial. On avait loué un petit chalet pas loin avec des amis. C’est au mois d’octobre, alors j’espère que ce sera maintenu. Ce serait vraiment une belle fête pour célébrer la fin du confinement, conclut-il.

D’ici là, repos complet avant le grand départ samedi matin.

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