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Il est au micro de Stéphan Bureau.

Enrico Ciccone

Photo : Radio-Canada / Olivier Lalande

Jean-Patrick Balleux

Comme son fils pompier, l'ancien joueur de la LNH n'a pas hésité à se porter volontaire pour éteindre des feux. Cette fois-ci, l'ennemi s'appelle COVID et il porte le numéro 19.

Si on dit à tout le monde de faire un pas de l’avant pour prêter main-forte, ça commence par soi-même. Il y a un gros problème avec la résidence Herron et le CHSLD Nazaire-Piché. Ces deux centres ont besoin d‘aide. Pourquoi pas l’aide du député en fonction? C’est ce que j’ai décidé de faire, a confié l’ancien dur à cuire de la LNH à Radio-Canada Sports.

Bien avant que le premier ministre François Legault lance un appel à l’aide, Ciccone est entré en contact avec le CIUSS de l’Ouest-de-l’Île de Montréal pour offrir ses bras.

C’est à chacun de décider ce qu’il veut faire. J'étais prêt à faire n’importe quoi. On m’a dit que je vais faire rétablir les communications avec les familles, aider les résidents à manger et boire et faire la lessive, a indiqué le député libéral dans Marquette. Faudrait pas que ma conjointe entende ça (que je vais faire la lessive)!

Jouer en équipe

Le lien entre la situation actuelle et le sport est assez facile à faire.

Quand on est sur la glace et dans des situations critiques, les gars vont se serrer les coudes, en donner et se sacrifier un peu plus. Il faut aller là où il y a du besoin. C’est comme ça qu’on a été élevés, estime Ciccone, qui sera rejoint par deux autres anciens joueurs, Gilbert Delorme et Georges Laraque.

Ce n'est pas difficile pour nous de faire ces gestes-là. Les gens viennent me dire bravo pour ce que tu fais! Comment bravo? C’est normal de le faire, mentionne Ciccone, ébranlé par les décès multiples à la résidence Herron. Un coup de pelle en plein visage, dit-il.

J’ai été élevé en m’assurant que la personne à côté de moi a mieux mangé que moi, qu’elle est mieux habillée que moi et qu’elle ne manque de rien. Je suis une personne en santé, je suis gros, je suis grand et je suis fort. La sécurité et le bien-être des gens à l’intérieur de ces résidences vont passer nettement au-dessus de ma sécurité, indique Ciccone.

L’ancien analyste de hockey aura droit à une formation expresse pour pouvoir effectuer ses nouvelles tâches en ne mettant pas sa santé en jeu. Et il lance un appel aux jeunes après le confinement pour qu’ils s’impliquent à leur tour.

Nos agriculteurs auront besoin de main d’oeuvre. On demande aux gens d’acheter québécois. Mais en même temps, il faut être capables de récolter nos produits pour pouvoir les vendre. Je demande aux jeunes de mettre la main à la pâte.

(Avec les informations de Meeker Guerrier)

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