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Christa Deguchi en confinement au Japon avec ses chats

Elle tient un chat dans son bras gauche.

Christa Deguchi chez elle avec le carton blanc de la paix dans le cadre de la campagne Peace and sport (Paix et sport)

Photo : Instagram / Christa Deguchi

La judoka canadienne Christa Deguchi s’estime chanceuse d’avoir une année de plus pour préparer les Jeux de Tokyo en 2021.

Deguchi est confinée avec ses animaux dans son petit appartement de la région de Yamanachi, près du mont Fuji, à 100 km à l'ouest de Tokyo.

Le 6 avril, elle a tenu bien haut son carton blanc (la couleur de la paix), comme des milliers d'athlètes, dans le cadre de la campagne mondiale Peace and sport (Paix et sport).

Le sport est à l'arrêt, et la jeune femme de 24 ans a mis son entraînement en veilleuse.

Elle sourit, entourée de ses deux chats.

Christa Deguchi et ses chats chez elle à Yamanachi

Photo : Facebook / Judo Canada

En ce moment, je ne peux pas sortir beaucoup. Je ne fais pas grand-chose, le matin, je prends mon café noir avec mes chats, et je passe du temps avec eux et avec mes oiseaux. Je joue à des jeux vidéo, et je regarde une bonne série télé, Lucifer, explique-t-elle dans le cadre d’une conversation vidéo organisée par Judo Canada la semaine dernière.

Christa Deguchi a tout de même pris contact avec le préparateur physique de sa fédération, Nicolas Thébault, pour faire le minimum.

C’est dur de garder la forme, mais je fais de mon mieux. Je n’aime pas trop sortir, mais bon, je m’entraîne un peu. Pas de judo pour le moment, on ne peut pas entrer dans le dojo, alors je cours par moi-même autour de chez moi, il y a de belles montagnes.

Christa Deguchi

Elle se souvient de sa réaction quand elle a appris que le Canada avait décidé faire l'impasse sur les JO de Tokyo s'ils avaient eu lieu cet été.

Je vis au Japon, alors quand le Canada a décidé de ne pas envoyer d’athlètes cet été au Japon, j’étais en état de choc, admet-elle. C’est un soulagement de savoir que le Japon pourra quand même présenter les Jeux olympiques.

Et j’ai une année de plus pour me préparer, alors je suis chanceuse, note-t-elle.

Diversifier ses atouts

Christa Deguchi continuera donc, une fois les dojos rouverts, à s’entraîner à l’Université Yamanachi Daigaku, avec sa sœur Kelly, et poursuivra son parcours en tournoi international avec le soutien de son commanditaire personnel.

Son objectif d’ici Tokyo 2021, c'est d'élargir sa palette de techniques pour devenir une judoka encore plus polyvalente.

Au Japon, les judokas maîtrisent parfaitement une technique, et moins bien les autres, explique-t-elle. Alors qu’au Canada, le niveau général est plus élevé, c’est plus constant.

Son adversaire est à plat ventre au sol.

Christa Deguchi bat Tsukasa Yoshida en finale des Championnats du monde à Tokyo.

Photo : IJF / You Tube

Christa Deguchi est reconnue pour sa technique au sol. Elle est quasi imbattable dans cet aspect, dit-on à Judo Canada. Son titre de championne du monde, acquis à Tokyo en août 2019, montre qu’elle maîtrise quand même bien toutes les facettes du judo.

J’essaie de faire comme au Canada, et d’élever mon niveau technique général un peu plus. Je veux diversifier mes mouvements en compétition pour que tout le monde puisse en profiter, pour que les jeunes puissent apprendre.

Elle-même a beaucoup appris d’Ayumi Tanimoto, championne olympique en 2004 et en 2008 chez les moins de 63 kg.

Déjà en mode après-carrière

Christa Deguchi pense beaucoup aux jeunes, qui suivront ses traces. C’est pour cela qu’après sa carrière, une fois ses études terminées, elle voudra enseigner son art.

À 24 ans, je ne me sens plus très jeune. Après mes études, j’espère que je pourrai enseigner le judo, mais je ne sais pas si j'ai les compétences pour le faire. Je ne me considère pas comme une fille plus brillante que les autres. Mais en judo, je me débrouille.

Christa Deguchi

Si elle pense à enseigner, c’est qu’elle a déjà en tête les prochaines étapes de sa vie. C’est pour cela qu’elle hésite beaucoup à parler de ce qui se passera après les Jeux de Tokyo en 2021.

Je ne sais pas si je poursuivrai ma carrière après les Jeux de Tokyo. Je veux d’abord savoir si j’irai aux Jeux, fait-elle remarquer avec justesse.

Une autre Canadienne, Jessica Klimkait, est en effet dans la même catégorie que Christa, chez les moins de 57 kg, et fait partie des meilleures du monde. Une seule des deux pourra représenter le Canada au Japon. Ainsi le veut le règlement.

Elles reçoivent leur médaille.

Christa Deguchi (à droite) et Jessica Klimkait sur le podium du Grand Prix IJF de Montréal en 2019

Photo : Société Radio-Canada

Après, je vais peut-être essayer d’y aller une année à la fois, mais je n’en suis pas sûre. Si je peux tenir trois ans, j’essaierai d’aller à Paris (en 2024). Mais si je me projette trop loin, je perds le feu sacré.

Christa Deguchi

Si elle a accepté de représenter le Canada, le pays de son père, c'est pour aller gagner la médaille d'or et devenir championne olympique à Tokyo.

Si elle atteint son but, elle pourrait fort bien décider de tourner la page et de vivre de son autre passion.

Mon rêve, c’est de pouvoir acheter une grande maison pour avoir beaucoup d’animaux, d’avoir un mini zoo chez moi, affirme-t-elle. Je pense à devenir vétérinaire ou gardienne de zoo. Et si je pouvais avoir un super pouvoir, ce serait celui de parler aux animaux. Sans mes animaux, je ne pourrais pas survivre.

L'un d'eux passe devant elle.

Christa Deguchi et ses chats en confinement

Photo : Facebook / Judo Canada

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