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Les cyclistes canadiens ont maintenant un objectif précis

Il regarde la caméra.

Michael Woods

Photo : AFP/Getty Images / Miguel Riopa

Radio-Canada

Reporter le Tour de France de deux mois permet aux Canadiens Hugo Houle et Michael Woods de se fixer un objectif pour mieux se préparer.

Avec l’annonce du report du Tour de France à la fin de l’été, c’est un soupir de soulagement que poussent les cyclistes professionnels. Ils ont maintenant un objectif précis pour lequel se préparer.

Je suis content. Les dates me paraissent logiques. Si on peut reprendre l’entraînement à partir du 11 mai, ça va nous permettre d’avoir une belle plage d’entraînement, a confié Hugo Houle à Radio-Canada Sports.

L’idée de faire ça aussi tard en août, voire en septembre, c’est qu’on puisse faire quelques compétitions pour s’adapter. On va courir un peu plus tard cette année, jusqu’au mois de novembre, ça va demander un peu d’adaptation. Mais dans les circonstances, on est très chanceux. Ç’aurait pu être annulé tout simplement, croit le cycliste de Sainte-Perpétue qui demeure maintenant à Monaco.

Un fémur à guérir

Le Canadien Michael Woods, en confinement avec sa petite fille Max et sa conjointe dans leur maison en Espagne, se dit également très content du délai.

Le cyclisme a besoin du Tour, a indiqué le membre de l’équipe EF Pro Cycling. Le Tour, ça me donne beaucoup d’énergie et je peux maintenant penser à mon futur et à une bonne forme dans quelques semaines.

Ce délai de deux mois ressemble à une bénédiction pour le cycliste d’Ottawa qui s’est fracturé le fémur droit le mois dernier lors du Paris-Nice.

Pour moi, ça me donne plus de chance de me préparer. Je reviens à peine à l’entraînement et je sens qu’à la fin d’août, je serai prêt […] Je ne sais pas si je serai capable de revenir à 100 % à temps, mais avoir le Tour sur mon calendrier me donne plus d’énergie, de confiance et de volonté pour améliorer ma santé et ma forme.

L'inégalité des chances de la quarantaine

Ne sachant pas trop dans quel état physique il se trouvera dans quatre mois, Woods songe à se servir du Tour comme préparation pour les Championnats du monde sur route qui commenceront en Suisse une semaine après la fin de la Grande Boucle.

Reste à voir comment il pourra concurrencer d’autres cyclistes qui profitent d’une plus grande liberté en ce moment pour s’entraîner.

Le problème avec la quarantaine et les courses internationales comme le Tour est que les cyclistes proviennent de différents pays. Certains peuvent rouler à l’extérieur, mais pas d’autres comme moi qui suis en Espagne. Dans le nord de l’Europe, ils peuvent rouler dehors, ce qui donne un certain avantage.

Il roule à vélo.

Hugo Houle au Tour de France en 2019

Photo : Facebook / Hugo Houle

Hugo Houle, lui, le voit comme un avantage parce que la saison va s'étirer jusqu'en novembre.

Certains vont sortir du confinement avant d’autres [pour rouler]. Je dirais même que parfois, ça fait du bien de se reposer. On peut sous-estimer l’impact de réduire présentement les volumes d’entraînement. On va voir que la saison, si la Vuelta a lieu en novembre, va demander beaucoup de fraîcheur. Ceux qui auront roulé plus en avril et en mai, ça va paraître rendu là et le repos portera ses fruits. Je suis convaincu que le repos en ce moment va être bénéfique en août.

Le doublé encore possible

La fin de la saison sera intense et les cyclistes devront bousculer leur programme de courses.

Avec le Giro qui va avoir lieu après les mondiaux, ce ne sera pas possible de faire le doublé (Tour de France-Tour d'Italie). Ça risque de prendre d’autres leaders. Il va y en avoir pour tout un chacun. Ça va prendre des équipes avec plus de profondeur parce que toutes les courses seront condensées entre septembre et novembre. Ça va favoriser certaines décisions pour que les équipes utilisent plus de leurs effectifs, estime Houle, qui croit que l’enchaînement Tour de France-Vuelta sera très possible dans son cas.

Même si les cyclistes trouvent le confinement difficile, Woods sait mettre les choses en perspective.

Je suis sorti de la maison sept fois depuis cinq semaines. C’est dur d’être toujours dans ma maison. Mais grâce à ma fille et ma femme, ce n’est pas la pire chose qui peut m’arriver! Je suis vraiment chanceux. Je sais que plusieurs personnes se retrouvent dans un pire endroit et un pire état mentalement.

(Avec les informations de Michaël Roy)

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