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Offrir du soccer et du baseball aux jeunes malgré la distanciation sociale

Des jeunes agenouillés sur le terrain de baseball regardent leurs entraîneurs.

Une équipe de baseball à l'écoute de ses entraîneurs

Photo : iStock / Denise Poshard

Mariève Bégin

La période d’inscription aux sports récréatifs estivaux bat son plein au printemps, mais cette année fait exception. Néanmoins, les employés toujours en poste dans les associations de soccer et de baseball québécoises sont loin de se tourner les pouces. Ils travaillent d’arrache-pied à imaginer de nouvelles façons de pratiquer leur sport, pour l’adapter aux restrictions qui pourraient être en vigueur cet été.

Dans cette ère d’inconnu comme jamais auparavant, Soccer Québec et Baseball Québec ne comptent pas baisser les bras en temps de pandémie.

Les deux fédérations ont une ligne directrice semblable : trouver une manière d’offrir du sport amateur aux jeunes Québécois le plus rapidement possible, tout en respectant les consignes de la santé publique.

Du soccer sans match?

La distanciation sociale est particulièrement difficile à respecter au soccer. Le directeur général de Soccer Québec, Mathieu Chamberland, l’admet.

Quand on te dit que ça prend une distanciation physique de 2 mètres, on vient dénaturer le sport. Parce que le soccer, c’est un sport collectif, avec de l’opposition.

Il envisage toutefois une solution de remplacement aux matchs et aux tournois disputés l’été.

Il est devant le logo de son organisme.

Mathieu Chamberland, directeur général de la Fédération de soccer du Québec.

Photo : gracieuseté Fédération de soccer du Québec

Ce qu’on offre pour des 12 ans et moins, c’est le concept de jeu technique. C’est des jeux d’habiletés qui travaillent les différents fondamentaux techniques. Oui, ça, c’est possible de le faire individuellement et c’est des choses que notre équipe technique peut regarder présentement.

C’est sûr que si on parle d’appliquer la restriction rigide des 2 mètres, ça vient dénaturer le sport.

Mathieu Chamberland, directeur général de Soccer Québec

Soccer Québec tient des rencontres deux fois par semaine avec les 18 associations régionales. Ces dernières, bien ancrées dans leur communauté, continuent leur travail de préparation.

Ce qui est intéressant avec le soccer local, qui est très important, c’est qu’on a différents services qu’on peut offrir aux gens, affirme Patrice Landry, président de l'Association de soccer Montis, qui gère le soccer de Saint-Bruno-de-Montarville, de Saint-Basile et de Sainte-Julie.

Pour M. Landry, une saison tardive ne serait pas si contraignante. Si jamais on termine plus tard, ça va être possible, à ce moment-là, de faire des fins de semaine de tournoi, ou des journées de matchs sans y aller avec des équipes très définies, ou d’y aller avec des ateliers.

Un scénario qui est fort probable, c’est que pour les jeunes catégories, il va y avoir des séances où il va y avoir différents exercices, et qui vont se terminer avec un match, suggère-t-il.

C'est d’ailleurs, de toute façon, vers quoi le service va de plus en plus pour s’assurer qu’on développe bien les capacités des joueurs et qu’ils puissent s’amuser aussi.

Malgré les inscriptions en chute libre et les conséquences financières que son association ressent déjà, M. Landry reste optimiste pour cet été.

Les gens sont limités dans leurs déplacements, peuvent plus ou moins voyager. Alors, j’ai l’impression que tout ce qui est activités sportives, quand on va avoir la permission de le faire, ça va partir très fort. Et il faut être là pour répondre et offrir ce service à la clientèle.

Quand il va y avoir un relâchement de certaines mesures, on va être là et on va être prêts.

Mathieu Chamberland, directeur général de Soccer Québec

Une chose est certaine : l’annulation complète des activités de soccer n’est pas envisagée en ce moment, confirme M. Chamberland. Présentement, on ne parle pas d’annuler la saison de soccer [...] Ce sur quoi on travaille actuellement, c’est que quand on va pouvoir retourner au jeu, on va pouvoir offrir un produit de soccer.

Différents scénarios prêts pour le baseball

On est en train d’essayer de planifier l’implanifiable, admet Maxime Lamarche, directeur général de Baseball Québec. Un défi que la fédération accepte toutefois de relever, afin de répondre à la demande.

On pense qu’il y a une grande partie de la population qui a besoin de bouger. Il y a des enfants qui sont passionnés de sport. Et, à un certain moment, ces jeunes-là veulent retrouver leur routine.

Le directeur général a admis avoir été soulagé que la ministre Isabelle Charest précise que le sport amateur n’était pas touché par l'annulation en vigueur jusqu’au 31 août. Son équipe peut ainsi poursuivre l’élaboration de différents scénarios de reprise.

Là où ça devient plus complexe, c’est qu’il va falloir être créatif dans la façon qu’on va jouer.

Maxime Lamarche, directeur général de Baseball Québec

C’est certain qu’on va avoir des règles de distanciation collective à respecter, avance-t-il.

Gros plan de son visage

Maxime Lamarche, directeur général de Baseball Québec

Photo : Courtoisie : Maxime Lamarche

Il y a des modèles, des idées qu’on est capables de sortir. Cependant, on ne pourra jamais empêcher le fait qu'il y a neuf joueurs en défensive qui vont toucher la même balle, admet M. Lamarche.

Baseball Québec publiera jeudi un document dans lequel on retrouvera les diverses structures de saison possibles. Au programme, notamment, des entraînements avec un nombre d'athlètes plus restreint, comme à Soccer Québec.

Au lieu de faire des pratiques d’équipes à 12, peut-être qu’un entraîneur pourrait prendre 3-4 joueurs avec lui un soir et faire un entraînement plus privé où tout le monde a un peu plus de distance et où il y a moins d’échanges entre les jeunes.

On fait tout ce qu’on peut pour qu’on offre à nos jeunes athlètes une saison de baseball. Qu’elle soit courte ou longue, on va tout faire pour leur offrir quelque chose.

Maxime Lamarche, directeur général de Baseball Québec

L‘option d’une saison plus condensée est également sur la table, ajoute M. Lamarche.

Évidemment, dans un scénario de saison vraiment raccourcie, on va vouloir qu’il y ait plus de pratiques, parce qu’au bout de la ligne, on veut quand même garder le volume d’entraînement.

Ça pourrait être une situation où on commence début août ou mi-août. C'est un calendrier de seulement 10 parties, mais dans lequel les associations vont mettre en place 15-20 pratiques pour les jeunes, ça aussi c’est une possibilité.

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