•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Coronavirus : une livraison expresse signée Pierre-Luc Dubois

Il reprend son souffle au banc de son équipe pendant un match.

Pierre-Luc Dubois, des Blue Jackets de Columbus

Photo : NHLi via Getty Images / Dave Reginek

Radio-Canada

C’est notamment parce que ses grands-parents paternels habitent cette résidence pour retraités de Saint-Basile-le-Grand que Pierre-Luc Dubois a choisi d’offrir des paniers de provisions à tous les résidents de ce complexe.

Le père de l’attaquant des Blue Jackets de Columbus est lui aussi né dans cette municipalité de la banlieue sud-est de Montréal.

J’ai voulu leur envoyer quelque chose. Je me suis ensuite demandé pourquoi ne pas offrir la même chose à tous les résidents de cet immeuble. Ça ne va pas changer leur vie, mais ça va leur accrocher un sourire aux lèvres pour la journée, a dit Dubois, joint au téléphone par CBC.

Devant l’éventail de mauvaises nouvelles entourant la situation dans de nombreux CHSLD et maisons de retraite durant cette pandémie de la COVID-19, Dubois avoue ressentir une certaine angoisse.

On vit une période inquiétante pour les familles. Il n’y a pas que le virus, mais aussi le fait que cela isole les familles, les amis et tout le monde les uns des autres. Je parle au téléphone avec mes grands-parents presque chaque jour pour m’assurer qu’ils vont bien. Tout le monde devrait en faire autant. Ils savent qu’ils doivent rester à la maison et être très prudents.

Pierre-Luc Dubois, attaquant des Blue Jackets de Columbus

Les paniers qui ont ainsi été livrés durant la matinée de mardi contenaient des craquelins, des œufs, du lait, du jus d’orange, du pain, des céréales, quelques gâteries et desserts.

Je voulais que ça soit une surprise, mais mon grand-père avait déjà informé ses voisins hier soir. Mes grands-parents aimeraient se rendre au supermarché, mais ils savent qu’ils ne peuvent pas sortir. C’est ce qui m’a donné l’idée de ces paniers, a raconté le joueur de 21 ans, natif de Sainte-Agathe-des-Monts.

Confinement en famille

Étant donné que son père Éric occupe un poste d’entraîneur responsable de la défense avec le Moose du Manitoba, club-école des Jets de Winnipeg dans la Ligue américaine, c’est dans la capitale manitobaine que Dubois a choisi de vivre la quarantaine obligatoire de la LNH.

Mes parents sont installés ici depuis quatre ou cinq ans. Ils rentrent à Montréal chaque été. Tout s’est passé tellement vite qu’ils n’ont pas eu le temps de rentrer. Quand ma saison a été interrompue, j’ai tout de suite voulu rejoindre ma famille. J’ai conduit jusqu’à Winnipeg. Ma sœur y est aussi. Elle est de Montréal, mais elle effectue du télétravail.

Pierre-Luc Dubois

Dubois a dit que tout le monde essayait de rester occupé. Il y a les chiens à promener. Il s'est aménagé un gymnase avec ce qu’il a trouvé dans le garage de la résidence de ses parents. Il a commencé des cours d'italien en ligne.

Il est félicité par trois de ses coéquipiers.

Pierre-Luc Dubois a inscrit deux buts dans le match contre le Canadien, le 2 février dernier.

Photo : La Presse canadienne / Graham Hugues

Succès inattendus

Avant la pause inopinée dans le calendrier de la LNH, les Blue Jackets de Columbus constituaient l’une des belles surprises de la ligue depuis le début de la saison.

Dépouillée de quelques-uns de ses meilleurs éléments durant l’entre-saison, cette équipe a offert des performances soutenues qui ont confondu les experts.

Les attentes envers nous étaient minces cette année. Mais nous savions que nous avions encore de bons joueurs et on savait de quoi on était capables. On a eu des hauts et des bas comme tout le monde, mais on s’améliorait sans cesse. On s’approchait d’une place en séries. Et voilà que tout s’est arrêté. On ne sait pas si c’est définitif. C’est malheureux, mais ce qui se passe en ce moment est tellement plus important que le hockey.

Pierre-Luc Dubois

À la lumière des divers scénarios mis de l’avant pour la reprise des activités et la tenue de séries ou d’un tournoi éliminatoire, Dubois choisirait d’emblée pour une option qui permettrait à son équipe d’y participer.

Je pense que le temps viendra à manquer pour à la fois terminer la saison et tenir des séries. Si quelque chose se passe, il faudra que l’on saute directement dans les séries. Je ne sais pas s’il s’agirait d’un tournoi à 12, 16 ou 20 équipes. Mais il faudra aussi tenir compte de la période de repos avant les camps et l’ouverture de la prochaine saison, a précisé Dubois avec une multitude de points d’interrogation dans la voix.

(Avec les informations de Douglas Gelevan)

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Hockey

Sports