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Le Torontois Michael Latifi au secours de l'équipe F1 Williams

Les installations de Williams à Grove en Angleterre, sous la neige en février 2019

Les installations de Williams à Grove, en Angleterre, sous la neige, en février 2019

Photo : Twitter / Williams F1

Radio-Canada

L'équipe F1 Williams a confirmé vendredi avoir procédé à un refinancement de l'entreprise pour pouvoir traverser la crise liée à la pandémie planétaire.

Williams a hypothéqué ses terrains, ses bâtiments et ses équipements, en plus d'avoir contracté des prêts auprès d'une banque et d'un consortium dirigé par l'homme d'affaires torontois Michael Latifi, dont le fils Nicholas est pilote titulaire chez Williams.

La banque en question est la HSBC (Hong Kong and Shanghai Bank Company), qui est associée depuis longtemps à l'équipe britannique.

Le prêt de Michael Latifi, dont la somme n'a pas été identifiée, a été fait par le biais d'une de ses entreprises, Latrus Racing, qui s'occupe de la carrière de Nicholas Latifi.

Rappelons qu'une autre entreprise de Michael Latifi, Aliments Sofina, soutient financièrement l'équipe F1 Williams et a soutenu le parcours de Nicholas Latifi jusqu'en formule 1.

En mai 2018, Michael Latifi avait déjà acheté 10 % des parts du groupe McLaren pour la somme de 351,8 millions de dollars canadiens. Cet investissement n'impliquait pas Nicholas Latifi.

L'avant de la Williams no 63 avec sur le nez le nom des commanditaires Orlen (Pologne) et Sofina (Canada)

L'avant de la Williams F1 de 2019 avec sur son nez le nom de l'entreprise Sofina de Michael Latifi

Photo : Getty Images / ALEXANDER NEMENOV

À la suite de la vente de notre filiale WAE, nous avons démarré un processus de refinancement de l'entreprise, a expliqué la directrice adjointe Claire Williams au magazine Autosport.

Williams a vendu sa participation majoritaire dans Williams Advanced Engineering (WAE) en décembre 2019. La filiale met sur pied des projets de technologies de pointe et fait travailler 300 employés. WAE a notamment conçu et fourni la première génération de batteries pour les monoplaces de la formule E, entre 2014 et 2018.

Après avoir étudié plusieurs solutions, nous avons procédé à notre refinancement avec un consortium de prêteurs avec qui nous avons conclu un accord sur une base purement commerciale aux conditions du marché, a précisé Claire Williams.

Ce prêt nous permet de poursuivre nos activités, a confirmé la fille du fondateur Frank Williams.

Claire Williams

Claire Williams

Photo : Getty Images / Clive Mason

Claire Williams a précisé que l'entreprise a aussi hypothéqué sa filiale Héritage, qui contient une centaine de monoplaces de l'équipe.

Le directeur de l'équipe F1 italienne Alpha Tauri, Franz Tost, a révélé à Motorsport-total.com que les équipes perdaient environ 2 millions de dollars américains par course non disputée.

Une autre équipe se protège contre la crise

Renault Sport a mis en place un certain nombre de mesures visant à réduire ses coûts, comme le chômage partiel et une réduction des salaires de certaines catégories de personnel dans ses deux usines F1 : l'antenne française de Viry-Châtillon, qui s'occupe des moteurs, et l'antenne britannique d'Enstone, qui s'occupe des châssis.

La crise à laquelle nous sommes confrontés depuis plusieurs semaines est sans précédent. Sous l’impulsion de la Fédération internationale de l'automobile (FIA) et de la F1, la mobilisation de l’ensemble des acteurs du sport a déjà permis de prendre plusieurs décisions afin de protéger les écuries à court terme et de renforcer notre discipline à moyen terme, indique Renault dans un communiqué, vendredi.

Pour le site de Viry-Châtillon, Renault Sport a décidé de recourir à l’activité partielle à compter du 6 avril pour une durée prévisionnelle de 12 semaines. Cette décision est encadrée par un accord de solidarité conclu dans le but de protéger l’entreprise et ses salariés.

Pour son site d'Enstone, Renault Sport a décidé de mettre en place le plan de rétention d'emplois du gouvernement britannique. À compter du 1er avril, la très grande majorité des personnels d’Enstone est donc en arrêt total d’activité, et ce, jusqu’au 31 mai, en fonction de l’évolution de la situation.

Il a également été entendu de garantir un minimum de 80 % du salaire réel pour tous les membres de l’équipe. La rémunération du personnel maintenu en activité dont celle du management sera réduite dans les mêmes proportions, précise le communiqué.

Cyril Abiteboul, directeur général de l'équipe Renault F1, écoute les communications radio entre les pilotes et les ingénieurs.

Cyril Abiteboul, directeur général de l'équipe Renault F1

Photo : Getty Images / Dan Istitene

Le directeur général de Renault Sport a réagi aux décisions prises par l'entreprise.

Les conditions très difficiles que nous traversons sur le plan humain et sanitaire, et le strict respect des consignes de confinement en France et en Angleterre ainsi que dans la majeure partie des pays organisateurs de Grands Prix, ne permettent pas encore de mesurer l’impact sur notre discipline, a expliqué Cyril Abiteboul.

Il est donc indispensable d’avoir recours à toutes les mesures qui s’offrent à nous afin de traverser au mieux cette période prolongée d’incertitude et d’inactivité, a précisé M. Abiteboul, tout en préservant l’ensemble de notre équipe, que nous avons construite au cours des quatre dernières années.

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