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Paulin Bordeleau rêve encore à la LNH

Ils regardent ses joueurs.

Paulin Bordeleau derrière le banc du Phénix du Collège Esther-Blondin

Photo : Phénix du Collège Esther-Blondin

Jean-François Chabot

C’est parce qu’il souhaite trouver un nouvel emploi dans la Ligue nationale (LNH) que Paulin Bordeleau a récemment quitté son poste d’entraîneur-chef du Phénix du Collège Esther-Blondin, dans la Ligue midget AAA.

Ce choix, il l’avait déjà clairement exprimé il y a deux ans à Donald Audette, directeur général du Phénix.

À la suite du départ de son petit-fils Thomas [fils de Sébastien Bordeleau, NDLR] en 2018, il s’était engagé pour deux années de plus. Il a tenu parole. Au total, il aura passé neuf saisons complètes à la barre du Phénix.

À 67 ans, cet ancien porte-couleurs des Canucks de Vancouver et des Nordiques de Québec n’a pas travaillé dans la Ligue nationale depuis plus de 20 ans.

Après avoir obtenu une bague de la Coupe Stanley au sein de l’organisation du Canadien en 1993, Paulin Bordeleau a occupé un poste d’adjoint aux côtés de Jacques Demers avec le Lightning de Tampa Bay.

Conséquence d’un changement de direction et du congédiement de Demers, c’est dans la Ligue internationale, derrière le banc des Vipers de Détroit, qu’il avait écoulé la dernière année de son contrat. Cela se passait en 1999.

Mise à jour constante

Joint à son domicile de Terrebonne par Radio-Canada Sports, Paulin Bordeleau, natif de Rouyn-Noranda, est convaincu d’avoir encore beaucoup à offrir à l’équipe qui lui fera confiance.

J’ai beaucoup d’expérience à tous les niveaux du hockey organisé. J’ai travaillé durant sept ans avec le Canadien du côté de Fredericton. J’ai dirigé chez les juniors, chez les midgets. J’ai entraîné quelques équipes en France, en Italie et en Suisse. J’ai participé aux Jeux olympiques en 1988, à Calgary, comme membre de l’équipe de France.

Paulin Bordeleau

Il se dit bien au fait des dernières tendances et des façons de faire dans le hockey moderne.

J’ai évolué avec les années. Je suis de près les matchs de la LNH. J’observe les façons de jouer, les systèmes de jeu, que ce soit en défense ou en attaque. Je me tiens aussi au fait de l’évolution des mentalités des joueurs, a-t-il ajouté.

Une photo d'équipe sur la glace

Paulin Bordeleau, (3e rangée à droite, avec la barbe) au sein de l'équipe du Mont Blanc, championne de France en 1986-1987

Photo : Courtoisie Paulin Bordeleau - Facebook

Il est conscient qu’il n’y aura peut-être pas de place pour lui au sein du personnel d’entraîneurs d’une équipe, mais s’est dit ouvert à occuper un rôle ailleurs dans l’organigramme des opérations hockey, à titre de conseiller ou de dépisteur.

Nashville dans sa ligne mire

Paulin Bordeleau ne s’en cache pas. Il compte soumettre son curriculum vitae aux Predators de Nashville.

S’il a encore des contacts du côté des Blackhawks de Chicago et du Lightning, plusieurs raisons motivent son désir de se trouver une place dans l'organisation du Tennessee.

D’abord, il entretient une excellente relation avec David Poile, le directeur général des Predators.

Ça remonte à l’époque où j’étais dans la Ligue américaine [avec le Canadien de Fredericton, NDLR]. Chaque été, nous avions des rencontres à Hilton Head, en Caroline du Sud. Je l’ai côtoyé pendant plusieurs années. Je l’ai revu au moment où Sébastien a subi sa grosse blessure à Nashville. Il s’était fracturé des vertèbres du cou. David avait été très présent pour nous dans cette situation difficile.

Paulin Bordeleau

Il ajoute qu’il n’hésitera pas à l’appeler en sachant que Poile lui donnerait l’heure juste. Là encore, Paulin serait disposé à occuper un poste de dépisteur pour le Québec.

Son fils Sébastien est déjà à l’emploi des Predators en tant que responsable du développement des joueurs. La perspective de travailler à ses côtés le réjouit.

Un autre Bordeleau aux portes de la LNH

Le petit-fils de Paulin Bordeleau, Thomas, vient de conclure deux années au sein du programme de développement de l’équipe nationale des États-Unis des moins de 18 ans.

Né à Houston, où son père Sébastien a brièvement poursuivi sa carrière dans l’organisation du Wild du Minnesota, Thomas possède donc la nationalité américaine.

Il est classé parmi les 30 meilleurs espoirs en vue du prochain repêchage par la centrale de recrutement de la LNH.

Le grand-père a enfilé sa casquette d’évaluateur de talent pour nous parler de Thomas, sans parti-pris.

Thomas est un patineur exceptionnel. À 5 pi 8 po (1,73 m) [la centrale de la LNH le liste à 5 pi 10 (1,78 m), NDLR], il a un centre de gravité très bas. Il est solide sur ses patins. Il est très intelligent. C'est un magicien avec la rondelle. À près de 180 lb (81 kg) et à seulement 17 ans, il jouait contre les gars de 20 ans. Il a quand même fini premier marqueur de l’équipe.

Paulin Bordeleau
Paulin, Sébastien et Thomas Bordeleau

Paulin, Sébastien et Thomas Bordeleau

Photo : Courtoisie Paulin Bordelau - Facebook

Trois générations de Bordeleau en même temps avec les Predators, serait-ce possible?

Je ne détesterai pas ça c’est sûr, a reconnu Paulin Bordeleau en sachant que tout cela relève encore d’une conjoncture à venir.

À noter que même s’il devait être repêché, Thomas Bordeleau aura l’option de parfaire son apprentissage avec les Wolverines de l’Université du Michigan, qui détiennent ses droits dans la NCAA.

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