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Les propriétaires de terrains de golf préoccupés, mais optimistes

La montagne de Bromont est en arrière-plan.

Une partie de l'allée d'un trou est recouvert d'une toile.

Photo :  courtoisie / golf Château-Bromont

Michael Roy

L’industrie québécoise du golf est sur un pied d’alerte, mais espère traverser la crise sans trop de dégâts.

Certains clubs dans le sud du Québec auraient déjà ouvert leurs portes en ce début avril, mais il est évidemment interdit de se réunir sur un terrain de golf ces jours-ci.

Les propriétaires ont obtenu du gouvernement provincial une dérogation jusqu’au 13 avril pour s'occuper des choses urgentes et essentielles à une ouverture plus tard ce printemps ou cet été.

La préoccupation principale de tous les terrains de golf au Québec à l’heure actuelle, c’est de pouvoir procéder à des travaux d’urgence printaniers, explique à Radio-Canada Sports le président de l’Association des clubs de golf du Québec (ACGQ), Martin Ducharme. Il faut pouvoir enlever la neige et les toiles protectrices d’hiver sur nos verts de golf. Ce serait critique à moyen terme sur le gazon et la qualité de nos terrains si on ne pouvait pas effectuer ces travaux-là.

Quelques employés seulement s’affairent à ces travaux d’ouverture, dans le respect des règles émises par la santé publique.

Tout ce qui nous a été donné comme directives pour la santé de nos employés est respecté à la lettre, indique Martin Ducharme. La distanciation est respectée, tous nos employés et nos surintendants sont avisés.

Selon M. Ducharme, qui est aussi directeur général du club de golf Château-Bromont, il est encore trop tôt pour sonner l’alarme quant aux difficultés financières que pourraient connaître des clubs s’ils demeurent fermés encore plusieurs semaines.

Le fait qu’on n’est pas à plein régime, les dépenses sont minimisées pour l’instant, estime-t-il.

Il est trop tôt pour s’avancer et dire que les terrains vont subir des pertes financières énormes.

Martin Ducharme, président de l'Association des clubs de golf du Québec

C’est très différent d’un terrain à l’autre. Par exemple, plusieurs ont déjà perdu de l’argent parce qu’il n’y a plus de brunchs, de mariages ou de funérailles dans leurs salles de réception. D’autres ont aussi déjà perdu des revenus en raison des annulations des différents salons de golf.

Trois hommes tirent une énorme bâche sur un terrain de golf.

Quelques employés du golf Château-Bromont retirent les toiles pour permettre aux verts de respirer.

Photo :  courtoisie / golf Château-Bromont

Une des premières activités publiques autorisées?

Il est difficile pour l’ACGQ de dire à quel moment l'avenir de certains serait en péril.

Si les opérations débutent mi-mai, fin-mai ou début juin, ce ne sera pas si catastrophique, fait valoir son président. Si la saison devait débuter fin juillet, en août ou en septembre, c’est une autre histoire. Présentement, nous n’en sommes pas là du tout.

Des représentations devraient être effectuées prochainement auprès des autorités afin de voir si des solutions peuvent permettre aux clubs d’ouvrir plus tôt que tard.

Le président de l’ACGQ fonde son optimisme sur la nature du golf, un sport pratiqué en plein air avec des joueurs qui n’ont pas à être près les uns des autres.

On garde espoir que ce ne sera pas une ouverture tardive. On croit que c’est le sport qui sera autorisé le plus rapidement par les instances gouvernementales. On a déjà mis en place des procédures d’ouverture pour les clubs en respect avec les mesures sanitaires qui sont imposées par le gouvernement. Il est possible de pouvoir opérer de façon intelligente et responsable dans la situation actuelle, assure M. Ducharme.

À partir du moment où les golfeurs pourront venir sur les terrains, je m’attends à un début de saison exceptionnel. Les journées vont se remplir très rapidement.

Martin Ducharme, président de l'Association des clubs de golf du Québec

Un des nombreux casse-tête des propriétaires de terrains sera de négocier avec leurs précieux membres qui ont déjà payé leurs cotisations annuelles pour la saison à venir.

Encore là, M. Ducharme se montre prudent.

Il est encore un peu tôt pour statuer là-dessus pour l’ensemble des terrains, dit-il. Je peux parler pour notre terrain au Château-Bromont, la solution a été très facile à prendre : on va élaborer un scénario de crédits pour nos membres pour que tout le monde soit heureux là-dedans. Ce ne sera pas le temps de créer des situations de frustration, mais plutôt d’être capable de célébrer l’ouverture de la saison.

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