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Sébastien Toutant enchaîne les cascades dans son salon

Le planchiste consacre des heures à concevoir et à tester des parcours improbables.

Il saute par dessus des obstacles.

Sébastien Toutant en action

Photo : Sébastien Toutant

Mariève Bégin

Pour le planchiste professionnel Sébastien Toutant, le confinement n’est pas une excuse pour arrêter de faire des cascades et de se surpasser. Au contraire. Depuis qu’il est enfermé chez lui, le médaillé d’or olympique du grand saut (big air) multiplie les défis d’acrobaties et d'agilité, qu’il crée avec ce qu’il a sous la main. Et ça cartonne sur les médias sociaux.

Je trouvais qu’avec l’isolation, il y a beaucoup de monde pris à la maison, et on essaie de faire avec ce qu’on a, explique-t-il. Donc, je me suis dit, tant qu’à me challenger personnellement, je trouvais ça cool de commencer le mot-clic #sebtootschallenge, de faire des parcours, des entraînements, des acrobaties (trickshots) et de lancer ça au monde.

Les vidéos virales de Toutant incluent notamment obstacles, tirs de précision, jonglerie et exercices d'équilibre. Il invite petits et grands à user d’imagination pour repousser leurs limites et rester actifs eux aussi.

J’essaie d’occuper le monde et d’amener des sourires au lieu de juste du négatif, parce que c’est facile d’être négatif dans cette période-là, confie-t-il.

Le processus derrière la vidéo

L’athlète québécois désire surprendre les gens avec du jamais-vu. Chaque jour, j’essaie d’être créatif. Des fois, c’est difficile de trouver de nouvelles idées [...] Je me lance un propre défi à chaque parcours que je crée.

Le but ultime de faire des défis à la maison, oui, c’est de rester en forme physiquement, mais c’est de rester en forme aussi mentalement.

Sébastien Toutant, planchiste professionnel

Et pas question de rester dans sa zone de confort, souligne celui qui carbure à l’adrénaline. Si je réussis (le parcours) rapidement, ça prouve qu’il est peut-être trop facile pour moi, alors j’essaie d’ajouter une difficulté.

Justement, le but, c’est de s’occuper et de passer le temps. Tu veux te créer un challenge qui te prend la journée à réussir, ou même des jours. C’est un peu ça l’objectif.

Sébastien Toutant consacre des heures à ses vidéos, qui durent une minute tout au plus. Son ami, en confinement avec lui, le filme jusqu’à ce que l’exécution soit parfaite.

Ça m’arrive de tomber, mais je suis habitué. Ça fait partie d’un certain rythme des sports extrêmes. Je pense que c’est ça qui amène le petit côté défi et casse-cou que j’aime bien avoir.

Sébastien Toutant

C’est vraiment essais-erreurs, ça peut aller rapidement comme ça peut te prendre des heures. Ça tourne toujours dans les alentours de 1 à 30 essais pour l’avoir parfaitement. Ça m’occupe en masse!, admet-il.

Le message derrière les cascades

Ce passe-temps impressionne ceux qui le suivent sur les réseaux sociaux, mais aide surtout Sébastien Toutant à traverser la période de confinement.

C’est dur pour moi de devoir rester à la maison, raconte-t-il. On dirait que je n’ai pas le choix de me lancer des défis et de créer quelque chose.

C’est de divertir le monde avec mes vidéos, mais aussi d’amener le monde à participer.

Le planchiste de 27 ans a d’ailleurs constaté que les gens apprécient ses démonstrations improbables et que plusieurs s’en inspirent, à son plus grand plaisir.

C’est le fun de voir que le monde embarque, ça me motive de voir que le monde participe. Ça me donne le goût d’en créer encore plus et ça me donne la chance d’être créatif durant ces temps durs, raconte-t-il.

J’ai beaucoup de messages du monde qui essaie mes challenges, qui m’envoient des vidéos, qui me demandent aussi des trucs comment les faire.

Sébastien Toutant

Il souligne tout de même que chacun doit respecter son propre rythme, et faire des parcours qui restent sécuritaires.

C’est d’y aller étape par étape, avec ton niveau d’équilibre et de force. Et après, à force d’en faire, tu peux augmenter la cadence, le niveau de difficulté. Je ne dis pas au monde de faire le même parcours que je fais ici, ajoute-t-il en riant.

Je pense qu’on est dans un moment où il faut s’inspirer l’un et l’autre, pour rester fort [...] Mon but, c’est de partager mon amour pour les sports et ça a l’air de fonctionner. Tant mieux si je peux aider du monde qui a de la difficulté à rester à la maison et qui se sent déprimé présentement.

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