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Le soccer britannique s'embourbe dans la crise

Alex Oxlade-Chamberlain lève le poing pour célébrer un but.

Match entre Liverpool et Manchester City.

Photo : Associated Press / Dave Thompson

Radio-Canada

En pleine pandémie, la situation se complique entre le gouvernement britannique, les équipes de soccer, les joueurs et leur syndicat.

Critiquée pour son recours aux aides publiques, la Premier League doit trouver un accord sur des baisses salariales pour sauver la face devant une opinion publique exaspérée.

C'est désormais une situation où il n'y a aucun gagnant, a déploré dimanche l'ancien capitaine de la sélection anglaise Wayne Rooney dans une tribune publiée par le quotidien Sunday Times.

La situation semble d'autant plus inextricable que le débat a viré aux dialogues de sourds entre ceux choqués de voir des équipes riches mettre leur petit personnel au chômage partiel et ceux révoltés que les joueurs n'aient pas encore baissé leurs salaires.

Les exemples de Tottenham et de Liverpool, qui ont choisi d'utiliser le programme de sauvegarde de l'emploi du gouvernement, ont eu mauvaise presse, notamment auprès d'anciens joueurs comme Stan Collymore et Jamie Carragher, d'autant que d'autres équipes aisées, comme Manchester City, ont fait le choix inverse.

Pendant ce temps, quelques-uns des joueurs les mieux payés d'Europe continuent à recevoir leurs salaires hebdomadaires parfois supérieurs à 200 000 livres anglaises, soit 350 000 $ CA.

Lier les deux aspects (aides publiques et salaires des joueurs), comme l'a fait le ministre de la Santé Matt Hancock jeudi, a été une erreur, a souligné dès le début le syndicat des footballeurs (PFA).

Réduire ces gros salaires pour payer les salariés de l'encadrement revient à faire payer aux joueurs les décisions des entreprises que sont les équipes, a ajouté le PFA.

Les discussions sur des baisses ou des reports de salaire – les équipes de Premier League ont évoqué des coupes pouvant aller jusqu'à 30 % du montant annuel – doivent pourtant bien reprendre cette semaine.

L'accueil mitigé réservé par le PFA à cette base de négociation laisse toutefois augurer des discussions houleuses.

Même malaise en Espagne

Rappelons que dimanche, les joueurs de soccer espagnols ont critiqué la requête de la Liga faite à ses équipes de les mettre à pied, comme le recommande le gouvernement pendant la pandémie.

La ligue a indiqué vendredi que ces mises à pied étaient devenues nécessaires puisqu'il n'y avait pas d'entente sur l'importance des réductions salariales que les joueurs doivent subir afin de réduire l'impact financier de la crise actuelle.

C'est étrange que la Liga appuie les mises à pied, a expliqué l'Association des joueurs espagnols par voie de communiqué.

Le syndicat a mentionné que la ligue aurait dû se bâtir un fonds d'urgence pour les imprévus comme celui-ci, et rappelé qu'elle s'était toujours vantée d'avoir implanté des mesures de saine gestion économique qui ont assuré la santé financière des équipes espagnoles.

Avec les informations de Agence France-Presse, et La Presse canadienne

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