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Coronavirus : le Groupe Yvon Michel prépare la relance

Il donne une entrevue.

Le promoteur Yvon Michel

Photo : Radio-Canada / Antoine Sirois

Jean-François Chabot

Même confiné chez lui, Yvon Michel ne cesse d'imaginer et de planifier les événements qui pourraient marquer le retour à la vie normale de son entreprise de promotion de boxe.

Pour le moment, il n'est pas trop inquiet pour la santé financière du Groupe Yvon Michel (GYM). Si son entreprise est entrée en hibernation, elle ne s'est pas endormie pour autant, assure-t-il.

On s’est mis dans une position latente. On n’a pas beaucoup de frais fixes importants. On a fermé notre bureau. Nos employés restent à la maison, mais tout le monde reste disponible pour du travail à domicile, comme la mise à jour des réseaux sociaux ou les communications avec les médias, dit Michel.

Le patron reste autant que possible en contact avec les entraîneurs, les boxeurs et les gérants de son équipe.

Au début, j’y allais surtout de mots d’encouragement. Je voulais aussi voir comment tout le monde parvenait à s’organiser chacun de son côté. Maintenant, j’essaie de regarder du côté des différents programmes gouvernementaux pour voir ce qui pourrait ou non s’appliquer à eux.

Yvon Michel, promoteur

À titre de travailleurs autonomes, les boxeurs sont un peu comme des PME. Ils pourraient ainsi tous obtenir le montant compensatoire de 2000 $ par mois pour les quatre prochains mois, tel que proposé par le gouvernement fédéral.

Pour leur avoir parlé un à un, Yvon Michel dit que Marie-Eve Dicaire, Oscar Rivas, Eleider Alvarez, Mikael Zewski, Kim Clavel et Artur Beterbiev se portent tous très bien.

Kim Clavel est une inspiration pour tout le monde. Elle a rangé ses gants de boxe pour enfiler son sarrau. Elle est impliquée sur la ligne de front pour lutter contre la pandémie. On est très, très fiers d’elle, souligne Michel.

Il précise aussi que Wilfried Seyi s’était rendu chez lui au Cameroun, et qu’en raison de la fermeture des frontières, il s’y trouvait toujours. Là aussi, les contacts se font quand même sur une base constante.

Assurer l’avenir

Yvon Michel a aussi discuté avec son comptable et avec son banquier pour s’assurer de disposer des ressources financières nécessaires à une solide relance des opérations une fois la crise sanitaire derrière nous.

Quand les choses redémarreront, il y a des chances que tout aille très vite. Nos boxeurs auront besoin de ressources pour lancer leur camp d’entraînement. L’entreprise aura aussi besoin d’argent pour investir dans les événements à venir. Il pourrait y en avoir beaucoup en peu de temps.

Yvon Michel

Rappelons que GYM a été déjà été contraint d’annuler quatre des galas sur lesquels la compagnie planchait au moment de l’éclosion de la COVID-19 en sol québécois.

Jusqu’à présent, il verse les salaires à ses employés. À moins que la crise se prolonge au-delà de toutes les attentes, GYM maintiendra les liens d’emplois.

Pour le moment, trois rendez-vous sont encore dans les cartons. Une soirée est prévue le 6 juin au Casino de Montréal. Des dates sont aussi encerclées sur le calendrier pour octobre et décembre.

Les plans sont revus sur une base quotidienne. Dans le meilleur des mondes, Yvon Michel aimerait pouvoir présenter la série de cinq soirées prévues au Casino ce printemps entre juin et septembre. Mais il y a évidemment encore loin de la coupe aux lèvres.

Les échanges se multiplient notamment avec les partenaires américains de Top Rank, avec qui GYM collaborait pour les prochains combats d’Artur Beterbiev (28 mars, à Québec, contre Meng Fanlong), de Rivas, d’Alvarez et de Zewski.

On nous a dit de nous tenir prêts, parce qu’à partir du moment où les quarantaines et le confinement obligatoire seront levés, il était fort possible que les événements se bousculent. Dans l’ensemble du paysage sportif, la boxe est un peu plus mobile et plus facile à remettre à l’horaire qu’une saison de hockey ou qu’une ligue majeure.

Yvon Michel
Ils se parlent.

Yvon Michel avec Marie-Eve Dicaire en mars 2019

Photo : Radio-Canada / Mathieu Bolduc

En ce qui a trait à l’affrontement entre Marie-Eve Dicaire et l’Américaine Claressa Shields, Michel assure que les plans tiennent toujours pour ce combat d’unification de l'IBF, du WBC et de la WBO.

Évidemment, la date maintenant espérée de la fin juin pourrait de nouveau être reportée.

La justice en pause

En ce qui a trait au jugement attendu de sa cause devant le tribunal administratif face à la Régie des alcools, des courses et des jeux, l’attente pourrait se prolonger puisque les activités sont également suspendues dans les palais de justice. Le délai normal prévoyait une décision en 90 jours.

Yvon Michel a vu sa licence d'organisateur renouvelée en date du 1er avril. Il a bon espoir d’obtenir un jugement favorable à la suite des audiences tenues en février.

En attendant, il gère le quotidien de sa petite famille à son domicile de Candiac, sur la Rive-Sud.

Exercices scolaires en matinée, activités physiques dans la cour l’après-midi, Yvon Michel, sa conjointe et ses deux fils s’accommodent bien de la situation en respectant les consignes.

Ce qu’il vous invite fortement à faire aussi dans l’attente d’un retour d’un calendrier sportif normal.

Aujourd’hui, ce qui compte, c’est d’avoir une implication sociale, que chacun fasse le petit bout que l’on a à faire de façon à passer au travers de cette pandémie le plus rapidement possible. Il faut que l'on reste confinés chez nous et se laver les mains régulièrement, conclut-il.

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