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Promouvoir les messages de santé publique, la mission de Laurent Duvernay-Tardif

Laurent Duvernay-Tardif

Photo : Radio-Canada / Jean-François Vachon

Radio-Canada

Laurent Duvernay-Tardif aimerait être au front pour combattre la COVID-19, mais le diplômé en médecine n’a pas encore amorcé sa résidence. Le garde des Chiefs de Kansas City, conscient de la portée de son message, veut aider comme il le peut : à titre de courroie de transmission de l’information.

Fraîchement couronné champion du Super Bowl, Duvernay-Tardif est rentré au Québec le 12 mars, le jour même où le gouvernement a demandé aux voyageurs revenus de l’étranger de se mettre en isolement pour 14 jours.

« LDT » amorce jeudi sa quatrième semaine en isolement à Montréal. Il a souvent pris contact avec d’anciens collègues de l’Université McGill qui sont maintenant au travail dans les hôpitaux de la province. Ce qu’il entend le convainc de la nécessité des mesures de distanciation sociale et de la diffusion des bonnes informations.

Je suis diplômé de médecine, mais je n’ai pas encore commencé ma résidence, donc je suis un petit peu dans une zone grise. La meilleure façon pour moi d’aider en ce moment, c’est de promouvoir les messages de santé publique, a-t-il soutenu en entrevue à Tout un matin, sur ICI Radio-Canada Première. Mais de voir mes amis, mes collègues, sur la première ligne, qui sont là pour nous protéger, c’est touchant.

Comme citoyens, on doit tout faire pour aider ces gens-là, rester chez nous pour essayer de désengorger les soins intensifs, les ventilateurs.

Laurent Duvernay-Tardif

De ses communications avec le ministère de la Santé et les responsables de la santé publique, Duvernay-Tardif retient qu’il doit particulièrement s’adresser aux jeunes. Avec quelque 260 000 abonnés sur les grands réseaux sociaux, il a les moyens d’y arriver.

Quand on regarde les graphiques, à Montréal, les 20-29 ans sont très touchés par le virus et ils s’avèrent un vecteur de propagation important, a-t-il souligné. Rappeler à tout le monde, surtout les jeunes, de rester chez soi, c’est mon rôle en ce moment.

Avec d’autres personnalités publiques, Duvernay-Tardif est une tête d’affiche de la nouvelle plateforme Fais d’quoi, qui vise à stimuler les jeunes qui n’ont plus d’école pour encadrer leurs journées.

Avec ses camarades, Duvernay-Tardif lance des défis aux internautes chaque jour. On veut les garder actifs, mais on veut aussi cultiver leur imaginaire, les inciter à créer quelque chose. Lui-même se laisse prendre au jeu et constate que, lorsqu’il anime un défi, l’exercice « donne un certain cadre, une rigueur » à sa journée.

La pratique d’une activité physique, c’est très bon pour la condition physique, mais aussi pour la santé mentale, l’estime de soi, a-t-il ajouté. Surtout pour les jeunes, rester devant un écran toute la journée, ce n’est pas comme ça qu’on va passer à travers cette crise, ce moment d’isolement.

Des fois, je parle avec ma famille, et des circuits d’activité physique se dessinent, des défis de pompes, d’abdominaux. Il faut être créatif. Ce sont ces petits moments où on est capable de connecter avec les autres de façon virtuelle, mais tout en faisant quelque chose de commun, qui nous aident dans nos journées.

Et s'il n'y avait pas de saison?

N’empêche, pour un athlète professionnel, la situation est loin d’être idéale. Duvernay-Tardif devait retrouver ses coéquipiers des Chiefs pour le camp printanier le 20 avril, mais tout est sur la glace en ce moment, d’autant plus que les déplacements non essentiels vers les États-Unis sont interdits.

Sans sa panoplie habituelle de poids et d'haltères, le géant de 1,96 m (6 pi 5 po) suit les instructions des préparateurs physiques des Chiefs et opte pour des exercices différents. L’heure est à la recherche de solutions. Et à la réflexion.

Toute cette pandémie nous fait réfléchir, pas seulement par rapport au football, mais aussi par rapport à nos habitudes de déplacement, nos habitudes de vie, comment on gère nos interactions avec les gens, a ajouté Duvernay-Tardif en entrevue à ICI RDI. J’ai hâte de voir ce que sera la nouvelle vie normale après tout ça. Ça fait réfléchir, et je suis un peu stressé par rapport à la saison qui s’en vient.

Et s’il ne devait pas y avoir de saison? Songera-t-il à se réorienter?

Je n’ai pas commencé à réfléchir en ces termes-là, mais c’est sûr que, plus j’attends en ce qui a trait à la médecine, plus ce sera difficile pour moi de réintégrer un programme de résidence, reconnaît-il. Chaque année compte!

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