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Jeux de Tokyo : trois frères, un sport et un rêve

Maxym-Olivier Rivest se met en garde pendant un combat.

Maxym-Olivier Rivest de Gatineau en 2018

Photo : Xavier Servolle

Radio-Canada

Trois frères dans le même sport, c'est rare. Trois frères champions canadiens, c'est encore plus rare.

Les Rivest sont tous champions canadiens de karaté dans leur catégorie respective. Ils espéraient se qualifier pour les Jeux de Tokyo en mai, à Paris. Tout est repoussé à plus tard.

Maxym-Olivier (moins de 84 kg) a 20 ans, Alexandre-Benjamin (plus de 84 kg), 22, et Nicholas-Patrick (moins de 75 kg), 23.

Ils poursuivent leur entraînement tant bien que mal dans la résidence familiale à Gatineau.

On contrôle ce qu’on peut contrôler, notre entraînement. Dans le sous-sol, on tasse les meubles. On fait ce qu’on peut avec la place qu’on a. On garde le moral, c’est la seule chose qu’on peut faire, explique l’aîné, Nicholas-Patrick.

Avant les annulations et les reports en chaîne des compétitions à travers le monde, Maxym-Olivier, Alexandre-Benjamin et Nicholas-Patrick se préparaient pour les Championnats canadiens prévus à Calgary.

C'était la porte d'entrée pour leur qualification olympique. Elle leur a claqué au visage.

Les gagnants du tournoi de Calgary dans chaque catégorie devaient obtenir leur billet pour le tournoi de qualification olympique à Paris, en mai.

Un dessin représente deux ombres d'athlètes de karaté sur l'emblème des Jeux de Tokyo.

Le karaté aux Jeux de 2020 à Tokyo

Photo : Tokyo 2020

Le report des Jeux de Tokyo à 2021 repousse ainsi leur prochain but à atteindre.

Notre premier objectif, c'était d'être tous les trois champions canadiens, ensuite de voyager à travers le monde. Faire des compétitions internationales ensemble, c’est toujours vraiment, vraiment spécial, dit Nicholas-Patrick Rivest.

On a réussi à réaliser ce rêve-là depuis quelques années. Maintenant, l’objectif serait d’aller aux Jeux olympiques ensemble ou aux Championnats du monde, ajoute-t-il.

Pour l'instant, la deuxième étape de leur aventure est mise en veilleuse en raison d'une pandémie qui fait trembler la planète.

Il faut tourner ça en positif, affirme Nicholas-Patrick. On se dit qu’il nous reste une autre année pour travailler fort. Ça nous permet juste d’être plus prêts encore pour les Jeux olympiques l’an prochain.

Nicholas-Patrick revenait d’une tournée de trois semaines en Europe où il s’entraînait spécifiquement pour se préparer en vue du tournoi de qualification olympique.

C’est un gros coup, mais c’est un facteur incontrôlable, précise l'athlète de 23 ans.

J’avais pris une année de pause à l’école. Je me suis beaucoup amélioré cette année. Il faut juste que je me dise que c’est l’année prochaine que ça va avoir des effets, affirme-t-il pour se motiver.

Nicholas-Patrick Rivest doit encore décider s'il continuera l'entraînement à plein temps en 2021.

Vivre son rêve en famille

Pour Maxym-Olivier Rivest, pouvoir vivre cette grande aventure avec ses deux frères est un cadeau.

C’est encore plus cool de voyager à travers le monde avec sa famille et de faire le sport qu’on adore. On n’y avait pas pensé quand on était jeunes, mais au fur et à mesure que les années avancent, on y pense un peu plus, explique-t-il.

Les frères Rivest en position de combat pour une photo

Les frères Maxym-Olivier, Alexandre-Benjamin et Nicholas-Patrick Rivest

Photo : Rivest karaté Beaudoin

Le karaté sera au programme des Jeux olympiques pour la première fois à Tokyo. Ce qui permet aux frères Rivest de poursuivre ensemble leur voyage.

Je me rappelle quand le karaté a été accepté, les trois, nous avons eu un gros sourire, sachant qu'on allait peut-être devenir des athlètes olympiques un jour, se souvient Maxym-Olivier.

Les frères Rivest sont propriétaires d’un dojo à Val-des-Monts dans le comté des Collines-de-l'Outaouais au nord de Gatineau, avec leur entraîneur Denis Beaudoin.

L'entraîneur de karaté Denis Beaudoin sourit et lève le bras droit.

L'entraîneur de karaté Denis Beaudoin

Photo : Stéphane Rivest

Le dojo est fermé pour le moment, mais ils continuent de donner des cours aux jeunes en ligne, pour leur transmettre la passion qu'ils ont pour ce sport individuel que leur mère leur a fait découvrir.

La majorité des athlètes sont seuls, et ça peut être difficile de se motiver, explique Alexandre-Benjamin. Mais on est tous dans la même situation. Nous, on garde le moral, car on est ensemble.

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