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Le sport continue au Bélarus : « Plutôt mourir debout que de vivre à genoux »

Des supporteurs du FC Bate, dont un qui porte un masque protecteur, assistent à une rencontre.

Les matchs de soccer continuent de se dérouler devant public au Bélarus.

Photo : Associated Press / Sergei Grits

Associated Press

La pandémie de coronavirus a mis un frein à presque tous les événements sportifs du monde, mais le président du Bélarus Alexander Lukashenko est fier de garder ouverts les terrains de soccer et les patinoires de hockey de son pays.

Les quelque 9,5 millions d’habitants de cette nation d’Europe orientale ont même une nouvelle saison de soccer à se mettre sous la dent, ce mois-ci, malgré la propagation de la COVID-19.

Le président Lukashenko appuie l’initiative sans réserve. Il a même chaussé ses patins pour un tournoi de hockey amateur, samedi dernier, devant quelques centaines de spectateurs.

Plutôt mourir debout que de vivre à genoux, a déclaré Alexander Lukashenko, citant le révolutionnaire mexicain Emiliano Zapata, pour défendre le refus du Bélarus à mettre en œuvre des mesures de confinement et des restrictions à ses frontières comme l’ont fait ses voisins, dont la Russie.

Selon lui, la pandémie est l’occasion idéale, compte tenu du menu allégé offert aux chaînes sportives étrangères et aux sites de paris sportifs, de mettre le championnat national de soccer en vedette.

Je regarde du côté de la Russie, et certaines personnes font maintenant des paris très payants, car ils ne connaissaient pas vraiment nos équipes avant, a soutenu Lukashenko. Quelqu’un perd, quelqu’un gagne. C’est bénéfique.

À l’entrée des stades, on donne du liquide antiseptique aux supporteurs. On prend la température de certains d’entre eux. Peu de gens portent des masques, car on ne les juge pas nécessaires lors d’événements en plein air, explique le porte-parole de la Fédération de soccer du Bélarus, Alexander Aleinik.

Le Bélarus ne publie pas de données sur la propagation du virus au quotidien. Selon les dernières statistiques, rendues publiques vendredi dernier, il y a 94 cas confirmés de la COVID-19 au pays, et aucun décès. Le président Lukashenko a qualifié la pandémie de psychose et a incité sa population à mener une vie normale.

La ligue bélarusse de soccer n’a habituellement pas de portée à l’étranger. Cette saison, les foules tournent autour de 1200 spectateurs en moyenne. Le championnat est 25e au classement de l’UEFA, tout juste derrière ceux de la Norvège, d'Israël et du Kazakhstan.

La télévision russe lui confie toutefois des plages horaires avantageuses sur les chaînes sportives d’État, et les preneurs aux livres de l’Europe occidentale diffusent des matchs en ligne pour leurs clients.

Sur les réseaux sociaux, certains amateurs britanniques ont choisi des équipes à adopter. Ils prennent des joueurs obscurs pour idoles et clouent des entraîneurs au pilori pour leurs tactiques qu’ils jugent négatives.

La concurrence pour leur attention n’est pas particulièrement relevée : les sites de paris proposent de miser sur le soccer nicaraguayen, le basketball tadjik ou encore le tennis de table russe.

Sergei Melnikov fait partie de ceux qui veulent se distinguer en ces temps de vache maigre pour le sport mondial. Il est l'un des administrateurs du FC Isloch, à Minsk, qui a défait Smolevichi 1-0, dimanche, pour rester parmi le groupe de meneurs au classement.

Le monde entier regarde notre soccer en ce moment, a souligné Melnikov. Ça veut dire que nous devons montrer notre meilleur visage.

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