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Des Jeux de Tokyo au printemps régleraient le problème de la chaleur

Le stade principal des Jeux olympiques de Tokyo

Une vue aérienne du stade principal des Jeux olympiques de Tokyo

Photo : Getty Images / Carl Court

Agence France-Presse

Le report des Jeux olympiques (JO) de Tokyo à 2021 pourrait donner au comité d'organisation l'occasion de les reprogrammer plus tôt dans l'année afin d'éviter la chaleur de l'été.

En annonçant que les Jeux auraient lieu au plus tard à l'été 2021 en raison de la pandémie de coronavirus, le Comité international olympique (CIO) a ouvert la porte à une reprogrammation des Jeux d'été avant l'été.

Toutes les options sont sur la table, avant et pendant l'été 2021, a insisté le président du CIO, Thomas Bach.

Le comité d'organisation pourrait alors éviter ce qui était d'emblée vu comme le principal écueil de Tokyo 2020, soit l'écrasante chaleur humide du Japon en juillet et en août.

La gouverneure de Tokyo, Yuriko Koike, semble avoir saisi la perche qu'on lui tendait.

Puisque nous sommes dans cette situation, une idée est de dire au CIO de changer la date pour une période moins chaude, a-t-elle affirmé.

Il s'agit d'une manœuvre rusée de la capitale japonaise pour récupérer les épreuves de marathon et de marche, déplacées à Sapporo, 800 kilomètres plus au nord, après le fiasco des Championnats du monde d'athlétisme dans la chaleur de Doha, au Qatar.

Un concurrent reçoit l'aide du personnel médical dans l'aire d'arrivée du marathon des Championnats du monde de Doha au Qatar.

Les concurrents ont souffert dans la chaleur de Doha pendant le marathon des Championnats du monde.

Photo : Getty Images / Maja Hitij

Le président du comité d'organisation, Yoshiro Mori, a d'ailleurs évoqué la possibilité de planifier les Jeux plus tôt dans l'année.

Si nous pouvions éviter la partie la plus chaude de l'été, ne serait-ce pas une bonne nouvelle? a-t-il dit quelques minutes après l'annonce du report.

Reste que d'éventuels Jeux au printemps poseraient de nombreux problèmes par rapport au calendrier sportif mondial.

L'idée est intéressante : avril-mai est une belle période au Japon; cela a du sens de ce point de vue, a souligné Marcus Luer, dirigeant de l'entreprise Total Sports Asia, à l'Agence France-Presse (AFP).

Mais il juge cette possibilité trop compliquée en raison des problèmes de calendrier.

Les JO entreraient ainsi en conflit d'abord avec les ligues européennes de soccer – dont le dénouement a généralement lieu à la fin du mois de mai ou au début du mois de juin –, ensuite avec le calendrier de la National Basketball Association (NBA), en Amérique du Nord.

Cela dit, organiser les Jeux aux mêmes dates que d'habitude, de la mi-juillet au début août, pose aussi des problèmes. Les JO feraient alors concurrence aux championnats du monde dans deux sports majeurs : l'athlétisme (du 6 au 15 août) et la natation (du 16 juillet au 1er août).

D'un point de vue économique, le printemps pourrait permettre au comité organisateur de réduire quelques dépenses pour faire face à la chaleur : revêtements antichaleur au sol, brumisateurs et même neige artificielle.

Les dépenses supplémentaires seraient probablement moins importantes si les Jeux olympiques avaient lieu au printemps plutôt qu'en été, a affirmé à l'AFP un responsable de fédération sportive sous couvert d'anonymat.

La parole aux fédérations

Décider de la date des Jeux ne fait pas partie des prérogatives des fédérations internationales, mais la situation exceptionnelle provoquée par la pandémie leur offre une voix dans le débat. Elles comptent bien la faire entendre, écrit Alain Mercier sur francsjeux.com.

Organiser les Jeux entre juillet et août 2021 constituerait l’option la plus évidente et réaliste, mais certains présidents militent pour le mois de mai, d'autres pour juin.

Et il y a aussi l’argent.

En reportant les Jeux de Tokyo à l’année 2021, le CIO a décalé d’autant le versement de ses subventions aux fédérations internationales, calculées après chaque édition selon un calcul à plusieurs variables.

Les sports les moins fortunés risquent de connaître des difficultés financières, accentuées par une année 2020 amputée d’un grand nombre d’événements à leur calendrier, fait remarquer Alain Mercier.

Plusieurs fédérations internationales ont suggéré l’idée de recevoir une avance au moins partielle des fonds alloués après les Jeux, rapporte l'agence AFP.

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