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SportsQuébec et ses fédérations à l’arrêt

Participante du Québec en athlétisme se préparant au départ de sa course

Participante du Québec en athlétisme se préparant au départ de sa course

Photo : Radio-Canada / Équipe Québec

Pendant que les yeux de la planète sportive sont tournés vers la cessation des activités des grandes ligues professionnelles ou encore le report des Jeux olympiques, les fédérations sportives provinciales affrontent, à plus petite échelle, les mêmes défis. 

SportsQuébec n’a pas mis de croix encore sur la présentation des Jeux du Québec, prévus à Laval à la fin de juillet. Les différentes qualifications dans les 19 régions sportives de la province devaient se mettre en branle au début de mai. Ce ne sera bien évidemment pas le cas. 

La Fédération québécoise de tennis, par exemple, a annulé toutes ses compétitions jusqu’au 22 mai. 

SportsQuébec veut s’assurer que la santé et la sécurité de ses athlètes ne soient pas compromises par des qualifications hâtives après la reprise des activités. 

Les Olympiques accueillent 206 délégations nationales, on a seulement 19 régions du Québec, donc la géométrie est bien sûr très différente, mais l’essence du défi est quand même similaire, explique Alain Deschamps, directeur général de SportsQuébec. C’est pourquoi on préfère attendre à la mi-avril avant de prendre une décision sur la tenue des Jeux du Québec.

Une partie de la délégation de l'Est-du-Québec

Une partie de la délégation de l'Est-du-Québec

Photo : courtoisie

Les 15 employés permanents de l’organisme travaillent tous de la maison présentement. Aucune mise à pied n’a eu lieu. Des activités ont toutefois été annulées. Des formations d’entraîneurs qui devaient être données en salle sont plutôt offertes en ligne. 

Le midi des finalistes, événement au cours duquel on devait dévoiler l’identité des finalistes du gala SportsQuébec, a cependant été annulé. Mais pas question de rayer du calendrier le gala prévu le 6 mai. 

Nous allons le reporter au besoin, mais on tient à le faire, et on ne fera pas de remise de prix en ligne, explique Alain Deschamps. Ça va faire du bien à tout le monde de le faire et de se voir quand la crise sera terminée. Ce sera important qu’on socialise de nouveau quand on le pourra. 

Nul ne sait toutefois combien le temps la crise durera, et SportsQuébec s’inquiète des impacts financiers et organisationnels qu’elle aura sur les différentes fédérations. 

Un poids financier important à Soccer Québec

À Soccer Québec, par exemple, tous les entraîneurs contractuels ont été mis à pied temporairement, faute de joueurs à entraîner. Pour l’instant, les 24 employés permanents continuent leur travail de la maison.  

Le confinement québécois survient cependant à un bien mauvais moment pour la fédération qui est en pleine période d’inscription pour la saison estivale. Pour l’instant, toutes les activités sont suspendues jusqu’au 1er mai et le demeureront tant que les enfants ne seront pas de retour à l’école. 

Les inscriptions, source importante de revenus, sont bien évidemment au ralenti. Soccer Québec, qui comptait 170 000 membres à la fin de la dernière saison, en a 15 000 de moins qu’à pareille date l’an dernier. 

Équipe féminine M21 du Mondial  dans le cadre d'une partie

Équipe féminine M21 du Mondial Servlink Communication de la ligue de soccer Élite AAA du Québec, à Rivière-du-Loup

Photo : Radio-Canada / René Levesque

On veut que les parents continuent d’inscrire leurs enfants, et on facilite les inscriptions en ligne, quitte à les rembourser si la saison n’a pas lieu, explique le directeur général Mathieu Chamberland. C’est clairement un enjeu financier pour nous, mais on comprend bien évidemment l’incertitude dans laquelle tout le monde vit. Quand les gens perdent leur emploi, même si c’est temporaire, on comprend que l’inscription au soccer n’est pas une priorité.

La fédération assure que tous les efforts sont mis dans la relance des activités, quand ce sera possible, même si la crise fragilise grandement sa structure comprenant 18 associations régionales et 200 clubs. 

L’annulation complète des saisons estivales de soccer n’est pas envisagée pour le moment. 

Nous ne sommes pas rendus là, parce qu’on peut étirer les saisons extérieures jusqu’à la fin du mois d’octobre, précise Mathieu Chamberland. Le message qu’on veut envoyer, c’est que le soccer va être là quand la crise va se terminer. On sera prêt à faire bouger les jeunes.

Avec ses 4000 membres, l’association d’Ultimate frisbee grand Montréal est bien modeste par rapport à Soccer Québec, mais elle fait face aux mêmes défis logistiques. 

L'un des trois employés permanents sera d’ailleurs mis à pied à la fin de la semaine. 

Le capitaine du Royal Gabriel Monfette (21) lors d'un match de la saison 2017

Le capitaine du Royal Gabriel Monfette (21) lors d'un match de la saison 2017

Photo : Royal de Montréal

On avait environ 90 % de nos équipes déjà inscrites pour la ligue printanière, et on a dû rembourser tout le monde, indique Christian d’Auteuil, directeur général de l’organisation. On va relancer les activités dès qu’on le peut.

Les différents championnats mondiaux d’ultimate frisbee prévus dans les six prochains mois ont aussi été annulés. Les championnats canadiens, prévus à Laval au mois d’août, sont toujours au programme. 

Pour l’instant.

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