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Le Canada a fait ce qu’il fallait pour ses athlètes, se réjouit sa chef de mission

Elle s'adresse à l'auditoire

Marnie McBean lors de sa nomination en tant que chef de mission de la délégation canadienne aux Jeux de Tokyo

Photo : The Canadian Press / Justin Tang

Radio-Canada

La décision du Canada de renoncer aux Jeux olympiques de Tokyo s'ils devaient avoir lieu cet été n'a pas été prise de gaieté de coeur, mais c'était la bonne chose à faire, estime la chef de mission du pays à ces Jeux, Marnie McBean.

Ce sera dévastateur, mais beaucoup d’athlètes sont soulagés de ne pas avoir à être prêts à temps pour le 24 juillet, a affirmé McBean à la radio de CBC, lundi. Nous n’étions pas à l’aise avec la décision du CIO d’attendre quatre semaines de plus parce que nous aurions dû demander à nos athlètes de se débrouiller pour s’entraîner tant bien que mal.

Nous aurons un échange avec tous nos athlètes, a-t-elle poursuivi. Nous n’avons pu les joindre tous avant que la nouvelle soit divulguée. Mais la conversation a été harmonieuse avec ceux que nous avons joints. Tous semblaient comprendre que cette décision était nécessaire.

Quand on voit tous les Canadiens qui doivent fermer leurs entreprises, qui congédient des employés et qui perdent leur sécurité financière, nous avons constaté les sacrifices de plusieurs personnes.

Marnie McBean, chef de mission de la délégation canadienne à Tokyo

En discutant avec la Commission des athlètes, qui a été formidable, avec notre médecin en chef et tous nos partenaires chargés d’assurer que tout fonctionne, nous avons arrêté de penser au 24 juillet et nous avons plutôt pensé à aujourd’hui, a-t-elle ajouté.

Une décision évidente

Marnie McBean affirme que les discussions qui ont mené à cette prise de position canadienne n’ont pas été ardues. Tous les acteurs impliqués allaient tous dans la même direction.

Nos athlètes veulent être des leaders mondiaux dans la lutte contre le virus et pour ralentir la courbe de la propagation. Ce sont des priorités, a-t-elle rappelé.

En 1980, le Canada avait boycotté les Olympiques de Moscou et l'actuelle présidente du Comité olympique canadien (COC), Trisha Smith, avait dû renoncer à y prendre part, a souligné Marnie McBean, pour rappeler que d’autres athlètes par le passé ont aussi vu leur rêve olympique être brisé.

Elle a dû rester à la maison en raison du boycottage, mais ceci n’est pas un boycottage.

Gagnante de quatre médailles olympiques en aviron, dont trois d’or, Marnie McBean compatit avec les athlètes canadiens. Elle a aussi souffert de n’avoir pu participer aux Jeux olympiques de 2000, pour des raisons différentes, mais tout aussi douloureuses.

Je me suis entraînée pour les Olympiques de Sydney, qui auraient été mes troisièmes, mais une blessure au dos a pulvérisé quatre ans de travail, a-t-elle rappelé.

Elle montre sa médaille d'or

Marnie McBean après sa victoire aux Jeux panaméricains en 1999

Photo : The Canadian Press / FRANK GUNN

Une voix forte

Cela dit, par sa décision, le Canada ne veut d’aucune façon mettre de la pression sur le Comité international olympique (CIO), soutient McBean.

Nous ne voulons pas forcer la main de personne. Nous voulions faire ce qu’il fallait pour les athlètes canadiens. Un leadership fort, c’est de prendre les bonnes décisions d’abord. Je ne peux parler pour l’Italie, mais il y a sûrement des athlètes italiens qui se demandent quoi faire et qui se diront peut-être que le Canada l’a fait et nous pouvons le faire aussi.

Marnie McBean

Nous avons pris position et si d’autres pays pensaient ne pas avoir cette autorité, ils peuvent maintenant se dire que nous sommes avec eux, a dit Marnie McBean.

McBean a par ailleurs bon espoir que les Jeux de Tokyo auront bel et bien lieu un jour.

Je crois qu’il y a une forte volonté de la part du CIO, a-t-elle estimé. Ils sont lents à décider, mais c’est compliqué, je le conçois. Mais je crois que nous aurons des Olympiques ; à la fin de 2020 ou en 2021, je n’en suis pas certaine.

Le COC n'a pas d’échéancier à suggérer au CIO quant au report des Jeux, mais nous ne voulons pas qu’ils aient lieu cet été ni dans un avenir rapproché. Nous devons nous assurer que tout le monde soit en sécurité, à l’entraînement et lors d’éventuels voyages, a conclu la chef de mission.

Avec les informations de CBC

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