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Jacqueline Simoneau et Claudia Holzner veulent partager leur optimisme

Elles lèvent les bras pour célébrer leur victoire.

Claudia Holzner et Jacqueline Simoneau ont décroché l'or aux derniers Jeux panaméricains.

Photo : The Associated Press / Moises Castillo

Mariève Bégin

La situation est complexe pour les athlètes canadiens en préparation olympique, mais les nageuses artistiques Jacqueline Simoneau et Claudia Holzner ont décidé d’en tirer le meilleur et de partager leur optimisme sur les médias sociaux pendant la pandémie de COVID-19.

C’est sûr que ma réalité de vie en tant qu’athlète a complètement changé, à 180 degrés, comparativement à il y a quelques semaines, concède Jacqueline Simoneau.

La nage synchronisée n’est certainement pas le sport le plus facile à adapter au confinement, mais l’équipe canadienne a trouvé une façon de maintenir la forme.

C’est sûr que c’est difficile de s’entraîner spécifiquement pour la natation artistique, puisqu’on a besoin d’un bassin d’eau pour s’entraîner et d’être synchronisées avec nos coéquipières.

Jacqueline Simoneau, membre de l’équipe canadienne de natation artistique

On fait quand même notre course, notre haltérophilie. [...] On reste connectées chaque jour, on suit le programme d’entraînement et on s’encourage et on se motive entre nous sur les médias sociaux.

Claudia Holzner apprécie la proximité de l’équipe, malgré la distance : On se parle pour vérifier si toutes les filles sont correctes mentalement et physiquement.

De son côté, c’est le yoga qui lui permet de tenir le coup.

Tous les jours, je fais 60 minutes de yoga... pour ma santé mentale, dit-elle.

D’ailleurs, elle a décidé de partager ses entraînements sur les médias sociaux afin d’inspirer et d’encourager les gens qui la suivent à faire de même.

Les circonstances sont difficiles pour tous, donc j’ai décidé de partager mes activités parce que c’est vraiment démotivant pour les jeunes de faire ça tout seul.

Claudia Holzner, membre de l’équipe canadienne de natation artistique

J’espère que ça va aider. S’entraîner à la maison est difficile pour moi aussi. C’est vraiment plate de faire ça toute seule. Les Instagram live m’aident à ne pas me sentir seule.

Simoneau aussi désire utiliser les médias sociaux à bon escient pendant cette crise, que ce soit en incitant les gens à rester chez eux ou en discutant avec eux simplement.

Ça me donne le goût de rester connectée avec les gens autour de moi et de partager mon optimisme et mon positivisme, de parler aux gens aussi et de voir comment eux gèrent cette situation-là chez eux.

Gérer l’imprévisibilité des Jeux olympiques

Le courriel d’AthlètesCAN, envoyé samedi aux athlètes canadiens, a bien été reçu par les deux nageuses : Cette lettre-là, d’après ma compréhension, dit que la santé des athlètes vient en premier, donc devant tout, explique Jacqueline Simoneau. Et ça, c’est quelque chose avec laquelle je suis d’accord.

Elle affirme toujours avoir confiance dans le fait que le Comité olympique canadien et le Comité international olympique (CIO) prendront la bonne décision, et n’angoisse pas en dépit de la situation actuelle. Le CIO s’est donné quatre semaines pour décider de l’avenir des Jeux de Tokyo, dimanche.

C’est quelque chose que je ne peux pas contrôler. En ce moment, ce que je peux contrôler, c’est la préparation que je fais chez moi, la manière dont je me garde quand même en forme, et je sais que pas mal tous les pays sont dans le même bateau que nous.

Il faut dire que l’équipe canadienne de natation artistique a déjà son billet pour Tokyo, ce qui lui fait un poids en moins à porter, selon Simoneau.

Claudia Holzner reste confiante malgré les circonstances exceptionnelles que vit son équipe.

Nous serons prêtes [si les Jeux ont lieu], dit-elle. Pour l’instant, je prends ça un jour à la fois et avec l’équipe, on se prépare mentalement et physiquement pour toutes les éventualités.

Se changer les idées

D’un œil positif, Holzner et Simoneau admettent que le confinement volontaire leur a permis de s’adonner à de nouveaux passe-temps.

La première s’est mise au jogging, pour prendre l’air : J’essaie de faire un peu de course tous les jours. Des fois je fais 5 km, d’autres fois c’est 10 km, mais je fais quelque chose dehors, toujours.

Simoneau, elle, développe des compétences en dehors du sport.

J’ai commencé un cours en ligne de neurosciences. Mais aussi, j’ai commencé à peindre. C’est quelque chose que je n’avais jamais fait, mais j’ai commencé cette semaine et, jusqu’à maintenant, j’adore ça. Ça fait passer le temps et ça me déconcentre des fois de penser à autre chose.

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