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Le cyclisme pourrait difficilement se passer du Tour de France, dit Quickstep

Les cyclistes pendant la 10e étape du Tour de France.

Les cyclistes pendant la 10e étape du Tour de France en 2019.

Photo : Cor Vos, Kristof Ramon

Radio-Canada

Patrick Lefevere, directeur sportif de l'équipe Deceuninck-Quick Step, croit que sans le Tour de France, certaines équipes ne pourront pas survivre à cette année noire marquée par l'arrêt de la saison World Tour, en tout cas jusqu'au mois d'avril.

Que faire si le Tour est annulé? Il serait stupide de ne pas envisager cette option, lance Patrick Lefevere. Ce serait un désastre.

C'est dans une chronique pour le quotidien belge Het Nieuwsblad qu'il a émis cette hypothèse.

Tout s'est soudainement arrêté, explique-t-il. En équipe, nous avons abandonné toutes les activités. Le personnel est à la maison, toutes les voitures sont au garage. Nous avons pris la décision consciente de donner aux coureurs une semaine de repos. Certains vivent en Italie.

Ne sous-estimez pas l'impact mental de ce qui se passe actuellement, prévient Patrick Lefevere. Les coureurs travaillent depuis cinq mois. Et semaine après semaine, leurs objectifs baissent.

Quant à la compétition phare de la saison, le Tour de France, si la célèbre compétition devait être annulée, c'est beaucoup plus que le moral qui s'effondrera, selon le directeur sportif. Le président de l'Union cycliste internationale, David Lappartient, a affirmé mercredi que rien ne bouge, pour l'instant, relativement à la tenue ou non du Tour.

Si le Tour de France n'a pas lieu, tout le modèle du cyclisme peut s'effondrer, croit le dirigeant belge. Que faire si le Tour est annulé? Ce serait un désastre total, mais il serait stupide de ne pas envisager cette option.

Julian Alaphilippe lève le bras à l'arrivée d'une étape.

Julian Alaphilippe, de l'équipe Quickstep

Photo : Deceuninck-QuickStep

Je sais que, dans cette histoire, le cyclisme n'est qu'un détail, tient-il à dire. Mais je suis un directeur d'équipe, donc je suis inquiet.

La santé de son équipe, reconnaît Patrick Lefevere, dépend en premier lieu des commanditaires.

Les courses de printemps sont la vitrine de mon équipe, et elles n'auront pas lieu. Il serait naïf de penser que la crise économique n'impactera pas le monde du cyclisme, conclut-il.

De nombreuses classiques programmées le mois prochain ont déjà été remises à plus tard.

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