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Coronavirus : les athlètes paralympiques aussi vivent dans l'incertitude

Benoît Huot aux Jeux paralympiques de Rio

Benoît Huot aux Jeux paralympiques de Rio

Photo : Getty Images / Friedemann Voge

D’un peu partout dans le monde, des voix s’élèvent pour réclamer le report des Jeux olympiques, mais qu’en est-il des Jeux paralympiques qui doivent prendre leur envol quelques semaines plus tard?

Le Comité paralympique canadien (CPC) travaille toujours comme si les Jeux allaient être présentés à Tokyo, à compter du 25 août.

Les conteneurs remplis d’équipements sont prêts, mais rien n’a été expédié au Japon pour le moment.

Présentement, le Canada a 88 athlètes qualifiés pour les Jeux paralympiques, un peu plus de 50 % de la délégation prévue.

Si plusieurs avancent que c’est la question financière qui motive le Comité international olympique (CIO) à garder le cap, le président du CPC, Marc-André Fabien, rappelle qu’on pense d’abord aux athlètes.

On ne peut pas prendre ça à la légère, soutient-il. On ne peut pas dire, on reporte ça de quelques mois, d’un an ou, carrément, on annule ça. Ça ne peut pas se faire aussi facilement que ça. Le CIO a raison de prendre son temps pour prendre une décision aussi grave de conséquences.

Ce n’est pas uniquement une question d’argent, c’est certainement une question d’argent, mais ce sont aussi des vies qui ont été dédiées à l’entraînement pour atteindre des sommets à un moment spécifique, les Jeux olympiques ou paralympiques.

Une citation de :Marc-André Fabien, président du Comité paralympique canadien

Reporter les Jeux d'un an pour le bien-être des athlètes

Ceux qui souhaitent le report des Jeux et ceux qui préfèrent attendre disent tous le faire pour le bien des athlètes.

Philippe Gagnon a récolté quatre médailles en paranatation, y compris trois médailles d’or, tout en inscrivant deux records du monde et un record paralympique lors des Jeux de Sydney, en 2000.

Il a signé la pétition lancée par Dominick Gauthier réclamant le report immédiat des Jeux de Tokyo.

C’est le signe de dollar qui est au centre, et tout est greffé autour de ça, tandis que la réflexion qu’on propose avec Dominick, c’est de ramener l’athlète, l’entraîneur et la famille au centre de la décision de reporter ou pas les Jeux olympiques, affirme Gagnon.

L’ancien nageur paralympique estime que tenir des Jeux à la date prévue après des qualifications perturbées ou quelques mois plus tard, se ferait au détriment des athlètes dont la préparation est chambardée par la COVID-19.

Nos athlètes, ça devient des bêtes de cirque. C’est tellement important d’avoir ces dates-là dans le calendrier, d’être bien planifiées, je trouve ça inconcevable qu’on garde les dates et qu’on fasse attendre les athlètes, indique-t-il.

Mais, il comprend les athlètes actuels qui appuient la position prudente du CIO. On demande constamment aux athlètes de faire fi de tout ce qui les entoure pour se concentrer sur ce qu’ils peuvent contrôler. C’est ce qu’ils continuent de faire.

Philippe Gagnon estime que les comités paralympiques pourraient donner le ton et mettre de la pression sur le CIO.

Le mouvement paralympique pourrait prendre du leadership dans cette situation-là. Si l'on recule un peu, à Rio, ils ont été les premiers à bannir les Russes des Jeux. Je crois que le mouvement paralympique pourrait aller chercher le leadership et mettre de la pression pour repousser cette date-là d’un an.

Une citation de :Philippe Gagnon, ancien nageur paralympique

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