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Il serait « prématuré » de reporter les Jeux de Tokyo, dit Thomas Bach

Il parle devant les anneaux olympiques.

Thomas Bach

Photo : Getty Images / Fabrice Coffrini

Agence France-Presse

Il serait « prématuré » de reporter les Jeux olympiques de Tokyo prévus en juillet et août, malgré la pandémie de coronavirus, a affirmé dans un entretien avec le New York Times le président du Comité international olympique (CIO), Thomas Bach.

« Pour nous, ce ne serait pas responsable aujourd’hui et ce serait prématuré de partir dans des spéculations et de prendre une décision », a expliqué M. Bach.

Selon lui, « nous ne savons pas ce que sera la situation. Bien sûr, nous examinons plusieurs scénarios. »

Les Jeux doivent s’ouvrir en principe le 24 juillet et se conclure le 9 août.

Le CIO a confié cette question à un groupe de travail. Et pour l’instant, « nous n’avons pas de recommandation » de sa part.

« Par conséquent, ce ne serait pas responsable, en aucune manière, d’établir une date ou de prendre tout de suite une décision qui se fonderait sur des spéculations sur les événements futurs », a estimé M. Bach.

Le CIO a été fortement critiqué par de nombreux athlètes hostiles à l’idée de disputer des épreuves cet été, et à l’idée qu’on leur recommande de « s’entraîner le mieux possible ».

La championne olympique de saut à la perche Katerina Stefanidi a dénoncé le « danger » de Jeux en pleine pandémie. Au Canada, d’anciens athlètes ont même lancé une pétition pour inciter le CIO à changer son fusil d’épaule.

Mais M. Bach a affirmé que la santé de tous passerait « avant tout ».

« La décision du CIO ne sera déterminée par aucun intérêt financier », a-t-il assuré.

La flamme est au Japon

Par ailleurs, la flamme olympique est arrivée vendredi au Japon, où l’accueil festif prévu a été réduit à sa plus simple expression en raison de la pandémie de coronavirus, qui jette le doute sur la tenue même des Jeux de Tokyo cet été.

La flamme a atterri sur la base aérienne de Matsushima (préfecture de Miyagi), dans le nord-est du pays. La région a été choisie pour symboliser la reconstruction des zones dévastées par le gigantesque tsunami du 11 mars 2011, suivi de l’accident nucléaire de Fukushima.

Les anciens champions olympiques Saori Yoshida et Tadahiro Nomura ont descendu la flamme de l’avion spécialement affrété de Grèce et l’ont transportée à travers une garde d’honneur sur le tarmac, à l’intérieur d’une lampe de mineur rose.

Après un discours du président de Tokyo 2020 Yoshiro Mori, ils ont allumé la flamme dans un grand chaudron de couleur rose dorée métallique de la forme d’une fleur, un symbole de la floraison des cerisiers attendue avec impatience par les Japonais chaque printemps.

Un groupe d’invités, en majorité composé d’hommes d’âge mûr en costume sombre, suivaient la scène sur des chaises posées sur le tarmac.

« Des enfants avaient prévu d’accueillir la flamme olympique, mais nous avons décidé de réduire l’ampleur de la cérémonie pour donner la priorité à la sécurité », a déclaré M. Mori.

Quelque 200 enfants de la région qui devaient égayer l’événement ont dû rester chez eux pour limiter les risques de propagation du coronavirus. L’épidémie a tué plus de 10 000 personnes à travers le monde.

Le parcours du relais à travers toutes les régions du pays a été maintenu, mais les festivités qui l’entourent ont été grandement revues à la baisse. « Un crève-cœur », avait lâché mardi le directeur exécutif du comité d’organisation de Tokyo 2020, Toshiro Muto.

M. Muto, selon lequel le relais est « l’événement le plus important avant les Jeux » et doit ainsi « avoir lieu coûte que coûte », a dû énumérer des dispositions peu réjouissantes.

Un grand départ se tiendra sans spectateurs le 26 mars dans la région de Fukushima depuis le J-Village, vaste complexe sportif transformé des années durant en quartier général des travailleurs chargés de sécuriser puis d’assainir la centrale nucléaire dévastée.

Il n’y aura pas non plus de spectateurs aux départs et aux arrivées de chaque étape du relais. Les cérémonies d’accueil par les municipalités du parcours sont annulées, et on prendra la température de chaque relayeur.

Il sera possible de suivre les coureurs depuis le bord de la route. Mais « évitez de former des foules », supplient les organisateurs au Japon, où 950 cas ont été répertoriés avec 33 décès.

La flamme doit terminer son parcours le 24 juillet, date prévue de l’ouverture à Tokyo du rendez-vous sportif le plus important du monde, aux énormes enjeux financiers.

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