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Tom Brady aux Buccaneers, l'état des lieux à Tampa Bay

Tom Brady donne ses directives.

Les Buccaneers et les Patriots ne s'affronteront pas avant la saison 2021, à moins que les deux équipes ne se croisent au prochain Super Bowl, à Tampa Bay.

Photo : Getty Images / Brian Blanco

Toute bonne chose à une fin, même les plus longs mariages sportifs. Tom Brady a annoncé son divorce des Patriots après deux décennies de succès pour se diriger vers les Buccaneers. Une ère nouvelle à Tampa Bay, la fin d’une brillante époque en Nouvelle-Angleterre.

La convention collective entérinée dimanche et la pandémie du nouveau coronavirus qui frappe sévèrement les États-Unis ont eu pour conséquence dans le circuit Goodell de retarder l'officialisation des embauches de joueurs autonomes.

L'attente était insoutenable ces derniers jours sur la côte ouest de la Floride. C'est maintenant chose faite, l'arrivée de Brady à Tampa Bay a été confirmée de part et d'autre, trois jours après les premiers bruits à cet égard.

Tampa, donc. La destination du quart-arrière de 42 ans a de quoi faire sourciller au premier abord.

Les Buccaneers n'ont pas la renommée des Cowboys de Dallas, des 49ers de San Francisco, des Packers de Green Bay ou bien des Steelers de Pittsburgh. Leur place dans l'histoire de la Ligue nationale de football (NFL) n'a strictement rien à voir avec ce quatuor.

La risée de la NFL dès leur entrée en scène, en 1976, et pour cause avec un rendement de 0-14, les Buccaneers se sont débarrassés de cette fâcheuse étiquette une vingtaine d'années après leur baptême.

Les rares moments de gloire des Buccaneers se sont déroulés de 1997 à 2002. Cinq des 10 participations aux éliminatoires se sont produites durant cette période qui culmine avec un sacre au Super Bowl XXXVII.

Chassez le naturel, il revient au galop. Après avoir entrecoupé la première dynastie des Patriots, les Buccaneers ont lentement, mais sûrement, repris place dans les bas-fonds de la NFL.

L'affluence moyenne par match à Tampa Bay

  • 2019 : 51 898 spectateurs (30e rang)
  • 2018 : 54 356 spectateurs (30e rang)
  • 2017 : 59 952 spectateurs (29e rang)
  • 2016 : 60 624 spectateurs (28e rang)
  • 2015 : 61 560 spectateurs (26e rang)

Le fait d'attirer Brady dans ses rangs, l'homme au record de six conquêtes du trophée Vince-Lombardi, relève de l'exploit pour cette organisation, qui peine en matière d'assistance aux matchs à domicile. Les Buccaneers se sont abonnés au dernier quart du circuit (positions 25 à 32) à ce chapitre lors de la campagne 2009, et n'ont jamais réussi à s'en extirper.

Et il n'y à qu'à Cincinnati (72 %) où les gradins ont été plus dégarnis qu'à Tampa Bay (79,1 %) pendant le calendrier 2019. Rappelons que les Bengals sont les heureux détenteurs du premier droit de parole au repêchage d'avril, synonyme de lamentable dossier.

Mais voilà que les Buccaneers doivent d'ores et déjà composer avec une abondance de demandes pour les abonnements de saison au stade Raymond James. Ils sortiront certainement la tête de l'eau aux guichets en 2020.

Le stade Raymond James

Le stade Raymond James

Photo : Getty Images / Julio Aguilar

Quelques heures seulement après que les échos de sa venue à Tampa Bay eurent été entendus, plusieurs milliers de personnes devaient s'armer de patience avant de mettre la main sur des billets de saison qui se feront désormais plus rares.

L'effet Brady commençait à se faire ressentir que le quart n'avait pas encore apposé sa griffe au bas de son nouveau contrat.

Le vétéran devrait convaincre certains confrères de le rejoindre en Floride. Nombre de joueurs autonomes auront assurément envie de faire partie de l'aventure avec Brady, les Buccaneers et l'entraîneur-chef Bruce Arians, l'un des meilleurs de sa profession.

Le groupe de receveurs, qui est dominé par Mike Evans et Chris Godwin, et pour le moment complété par Cameron Brate et O.J. Howard, est fort bien nanti. Les deux premières cibles offriront l'occasion à Brady de renouer avec les zones profondes, une menace quasi inexistante en Nouvelle-Angleterre après le départ de Randy Moss, en 2010.

Jamais Brady n'a profité d'un tandem d'ailiers éloignés de la trempe d'Evans et de Godwin, sans rien enlever aux demis insérés Julian Edelman et Wes Welker, très peu utilisés lorsqu'il était question d'un coup de circuit.

Duos de receveurs émérites en 2019

  • Mike Evans et Chris Godwin (Buccaneers) : 2490 verges, 17 touchés et 153 attrapés en 27 matchs
  • Jared Cook et Michael Thomas (Saints) : 2430 verges, 18 touchés et 192 attrapés en 30 matchs
  • Amari Cooper et Michael Gallup (Cowboys) : 2296 verges, 14 touchés et 145 attrapés en 30 matchs
  • Cooper Kupp et Robert Woods (Rams) : 2295 verges, 12 touchés et 184 attrapés en 31 matchs
  • Julio Jones et Calvin Ridley (Falcons) : 2260 verges, 13 touchés et 162 attrapés en 28 matchs

Sans Bill Belichick

L'électrochoc que cherchent les Buccaneers sur le terrain se trouve peut-être dans la mise sous contrat de Brady.

N'empêche, cette signature est le feu d'artifice tant attendu à Tampa Bay depuis l'acquisition de l'entraîneur-chef Jon Gruden, en 2002, par voie d'échange. On connaît la suite, Gruden a soulevé le trophée Vince-Lombardi 12 mois plus tard contre les Raiders d'Oakland, son ancienne équipe.

Brady aurait pu boucler sa carrière il y a déjà un certain temps, et les probabilités de voir les portes du Temple de la renommée, à Canton, s'ouvrir devant lui à sa première année d'admissibilité auraient été identiques.

Le no 12 a tout accompli à Foxboro. Bien peu d'observateurs contestent sa place au sommet, encore moins parmi les légendes. Un trône chèrement gagné après avoir surclassé la compétition, tant personnellement que collectivement.

En débarquant à Tampa Bay, l'architecte de deux dynasties (!) avec Bill Belichick peut justement prouver qu'il peut l'emporter ailleurs qu'à Foxboro. Sans l'unique entraîneur-chef, directeur général et patron qu'il a connu dans la NFL.

Tom Brady et Bill Belichick

Tom Brady et Bill Belichick

Photo : Getty Images / Maddie Meyer

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