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« Pas de solution idéale » : le CIO change de ton sur les Jeux de Tokyo

Le président du Comité international olympique (CIO), Thomas Bach, livre une allocution à Tokyo à un an des Jeux.

Les Jeux de Tokyo doivent s'amorcer le 24 juillet prochain.

Photo : Getty Images / Atsushi Tomura

Radio-Canada

« Il n'y a pas de solution idéale » : le Comité international olympique (CIO), devant la grogne de certains athlètes qui demandent le report des Jeux olympiques de Tokyo à cause de la pandémie de coronavirus, a changé de ton mercredi et a reconnu l'ampleur du dilemme qu'il doit affronter.

C'est une situation exceptionnelle qui appelle des solutions exceptionnelles, a insisté un porte-parole de l'instance basée à Lausanne dans une déclaration transmise à l'AFP, le CIO se disant aussi déterminé à trouver une solution qui aura l'impact le plus faible sur les athlètes, tout en protégeant l'intégrité de la compétition et [leur] santé.

Un changement de ton au regard d'un communiqué diffusé la veille, qui est apparu décalé le jour où l'Euro 2020 de football, qui devait démarrer le 12 juin, a été reporté d'un an par l'UEFA, et le prestigieux tournoi de tennis de Roland-Garros, déplacé de mai-juin à l'automne.

La position du CIO, qui a indiqué mardi qu’il n’était pas nécessaire de prendre des décisions radicales à quatre mois de la présentation des JO, lui avait attiré des reproches de nombreux athlètes et intervenants du milieu sportif.

La membre du CIO Hayley Wickenheiser, par exemple, a fustigé la position insensible et irresponsable de son instance.

L'ancienne hockeyeuse, qui a remporté quatre médailles d'or olympiques d'affilée entre 2002 et 2016 avec l'équipe canadienne, agit désormais comme membre de la commission des athlètes du CIO.

L’ex-entraîneur du sprinteur Andre De Grasse, Stuart McMillan, a lui aussi dénoncé la position du CIO dans une série de messages sur Twitter.

À cause de la lâcheté du CIO, les athlètes et les entraîneurs ont deux choix : faire tout ce qu'ils peuvent pour se préparer en vue des Jeux olympiques, ou faire en sorte de protéger leur santé et celle de leurs voisins, leur collectivité, leur ville, leur pays et leur planète. Faire les deux, c’est impossible.

[La déclaration du CIO] est faible. Remettre la décision au lendemain, c’est faible. Prenez donc position pour vrai.

Stuart McMillan, ancien entraîneur du sprinteur Andre De Grasse

Le CIO nous demande de continuer à mettre en danger notre santé, celle de nos familles et des gens, juste pour s'entraîner chaque jour? s’est demandé la championne olympique 2016 du saut à la perche, la Grecque Katerina Stefanidi.

Il y a des pays moins touchés que d'autres. Certains peuvent s'entraîner normalement pendant que nous, on ne peut même pas accéder à notre terrain d'entraînement, a déploré auprès de l'AFP Pascal Martinot-Lagarde, champion d'Europe et médaillé de bronze mondial sur 110 m haies.

Laissons-nous le temps de voir comment la situation évolue, on n'est pas à deux semaines ou un mois près pour annuler, a temporisé auprès de l'AFP le quintuple champion olympique de biathlon Martin Fourcade, tout juste retraité.

Aujourd'hui, ça ne sert à rien de spéculer, on est encore loin des Jeux, a ajouté le président de la commission des athlètes de Paris-2024 et candidat pour intégrer la commission des athlètes du Comité international olympique (CIO) en 2022.

Complètement d'accord avec Martin Fourcade, a soutenu mercredi après-midi le perchiste Renaud Lavillenie, champion olympique en 2012. Ne cédons pas aux spéculations néfastes.

Le rendez-vous sportif le plus attendu du monde doit réunir quelque 11 000 athlètes, mais actuellement, seuls 57 % des gens qui doivent participer sont déjà qualifiés pour la grand-messe olympique.

Mardi, le CIO s'était dit persuadé que les nombreuses mesures prises par les autorités dans le monde entier aideront à contenir la situation concernant la COVID-19.

Le Comité olympique canadien (COC) a envoyé dans la soirée de mardi une lettre à ses athlètes, dans laquelle l'organisme disait appuyer cette position du CIO et espérer que les Jeux se dérouleraient en juillet. Notre espoir doit toutefois être mis en contexte, ajoute-t-il.

Nous ne savons pas ce qui se produira dans les 24 prochaines heures et encore moins dans les quatre prochains mois, ce pour quoi nous n'avons pas besoin aujourd'hui de prendre de décision définitive à propos de tout changement aux plans sur la tenue des Jeux olympiques, lit-on dans cette lettre.

Alors que nous progressons vers le 24 juillet, nous allons prendre notre décision sur la base de renseignements présentés par le CIO, l'Organisation mondiale de la santé et nos experts de la santé. La santé et la sécurité de la communauté mondiale, et bien sûr celles de nos athlètes, seront toujours primordiales.

Avec les informations de Agence France-Presse

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