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Coronavirus : Kim Clavel veut reprendre du service comme infirmière

On la voit boxer et au travail comme infirmière

Kim Clavel, boxeuse professionnelle et infirmière auxiliaire

Photo : Radio-Canada

Jean-François Chabot

Privée de revenus avec l’annulation de tous les galas de boxe et incapable de s’entraîner à la suite de la fermeture des gymnases, Kim Clavel se dit prête à reprendre son rôle d’infirmière auxiliaire pour lutter contre le coronavirus.

En août dernier, Clavel a quitté le département de la maternité du Centre hospitalier de Lanaudière pour se consacrer à temps plein à son sport. Mais voilà que la vie lui adresse un crochet qu’elle n’a pas vu venir.

Face à l’éclosion pandémique de la COVID-19, elle a choisi de se rendre disponible pour un combat qui s’annonce long et non sans risques, a-t-elle confié mardi à Radio-Canada Sports.

J’ai envoyé mon CV au site Internet jecontribuecovid19@msss.gouv.qc.ca tout en fournissant mes disponibilités de jour, de soir ou de nuit pour la région de Montréal. J’ai aussi contacté le département de maternité, à Joliette, où je travaillais. J’attends maintenant que l’on m’appelle.

Kim Clavel, boxeuse

C’est sûr qu’en travaillant dans un hôpital, je fais face à un plus grand risque de contamination. Mais je sais que de solides mesures ont été mises en place afin de protéger le personnel de la santé qui travaille avec des gants et un masque. Et si un patient montre des symptômes, sa chambre sera aussitôt placée en isolement. On réduit les risques en suivant les recommandations, a ajouté la jeune femme de 29 ans.

Kim Clavel estime que personne n’aurait pu imaginer la tournure des événements qui frappe le monde entier de plein fouet.

Elle pratique la boxe depuis l’âge de 15 ans. Elle a obtenu son certificat en santé et soins infirmiers en 2014, à l’École des métiers du Faubourg, à Montréal.

Si elle a entendu l’appel des autorités pour venir en aide au réseau de la santé, Clavel ne cache pas que, si elle répond présente, c’est aussi pour faire face à ses propres obligations quotidiennes.

Sans revenus liés à la boxe, elle doit, comme tout le monde, pourvoir à ses besoins immédiats.

C’est sûr que l’aspect financier y est pour quelque chose dans ma décision. Les factures et les paiements ne diminuent pas avec l’arrivée de la COVID-19. Mais c’est aussi instinctif pour moi de m’impliquer, comme je me suis engagée à le faire en terminant ma formation. C’est mon devoir. En ce moment, je suis à la maison. Je ne fais rien et j’attends. J’ai juste hâte d’avoir un appel pour aller aider et me sentir utile.

Kim Clavel

Quand on lui demande ce qui lui apparaît le plus ardu entre monter sur le ring pour boxer et la lutte qui s’engage face au coronavirus, Clavel s'abstient de toute comparaison.

Les deux combats me tiennent à cœur. Et je vais y aller [à l’hôpital, NDLR] avec tout mon cœur, comme d’habitude, a-t-elle conclu.

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