•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Malgré la COVID-19, Kevin Gilmore espère que l'Impact jouera ses 34 matchs

Le président de l'Impact Kevin Gilmore

Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes

Olivier Paradis-Lemieux

Par souci de transparence, le président de l'Impact de Montréal, Kevin Gilmore, a tenu à se présenter devant les médias vendredi matin au lendemain de la suspension de la saison par la MLS afin de faire le point sur la situation.

Dans une courte allocution, en français et en anglais, avant de répondre aux questions des journalistes pendant une vingtaine de minutes avec un optimisme empreint de réalisme, il a d'abord rappelé que le soutien des propriétaires à la décision de la MLS de suspendre sa saison avant été unanime.

C’est du jamais vu et jamais vécu. Et l’idée est de prendre toutes les précautions nécessaires pour protéger la santé de nos joueurs, de notre personnel, des partisans et aussi du grand public, a dit le président de l'Impact au début de sa conférence de presse.

La MLS a décrété une suspension de 30 jours de ses matchs jeudi, alors que les entraînements ont été suspendus jusqu'à lundi, le temps que l'Association des joueurs et la ligue s'entendent sur la marche à suivre. Les joueurs continuent d'être payés, malgré la suspension de la saison.

La ligue discute avec l’Association des joueurs pour savoir comment nous allons gérer les entraînements pendant ces 30 jours. Avec l’idée que dans 30 jours, nous recommençons à jouer. Nous allons suivre les indications de la ligue. Nous devons être certains que tous sont à l’aise avec le fait de s’entraîner, a-t-il déclaré.

Les bureaux de l'Impact de Montréal au stade Saputo et au centre Nutrilait demeuraient ouverts vendredi matin, mais en après-midi l'équipe a indiqué que ses employés étaient invités à travailler de la maison jusqu'au 31 mars.

Un protocole a de plus été établi par le médecin de l'équipe et un spécialiste en maladies infectieuses afin de faire face à la COVID-19. Aucun test de dépistage anticipé n'a été administré aux joueurs; le club suit les recommandations des autorités de santé publique.

On n’a jamais vécu ça, on peut tous avoir une opinion de ce que ça va être dans 30 jours, mais ça ne vaut rien parce qu’on ne sait pas comment la situation va évoluer dans les 30 prochains jours. Ça peut s’améliorer, ça peut s’empirer. Je ne le sais pas, a avoué Gilmore.

Le but, c’est d’avoir une saison complète, alors en se donnant un 30 jours, c’est possible de replacer des matchs et on va évaluer au fur et à mesure que la situation change.

Kevin Gilmore, président de l'Impact de Montréal

Gilmore a insisté sur le fait que la MLS était dans une situation différente de la LNH et de la NBA, qui sont en fin de saison. La ligue n'a amorcé que récemment ses activités, alors que l'Impact a à peine joué 2 de ses 34 matchs.

On a de la flexibilité avec le fait que la saison peut être rallongée, avec plus de vols nolisés, jouer plus de matchs dans une période plus courte. Il n’y a rien qui me dit qu’après 30 jours, il y a des matchs qui disparaissent, a-t-il dit.

Dans le même ordre d'idées, il n'a pas voulu entretenir l'idée que la ligue dispute des matchs à huis clos, après cette première période de 30 jours ou une éventuelle reprise.

Nous sommes au début de notre saison et nous avons la possibilité de jouer toute notre saison sans la couper en deux. Considérant notre situation, notre priorité est de jouer devant des spectateurs, et que les amateurs voient les matchs devant des joueurs.

Kevin Gilmore

Le président de l'Impact ne s'en cache pas, la suspension de la saison aura des répercussions financières sur le club.

Écoutez, ça va avoir un impact financier, mais personne n’a jamais questionné la volonté de la famille Saputo d’investir dans cette équipe, a-t-il martelé. Ayant dit ça, tout le monde va souffrir financièrement. Pas juste au niveau sportif, mais tout le monde. Ça fait partie de vivre quelque chose que nous n'avons jamais vécu auparavant. Si nous perdons des matchs à la maison, nous allons perdre des revenus, comme tout le monde dans le sport professionnel.

Certaines équipes professionnelles, dont les Mavericks de Dallas, les Cavaliers de Cleveland et les Capitals de Washington, ont annoncé des mesures pour leurs employés à temps partiel, qui travaillent lors des matchs. L'Impact ne prévoit pas de mesures à court terme, puisque pour l'instant, nous n'avons pas encore perdu de matchs à domicile, a-t-il indiqué.

C’est une période difficile pour tout le monde, a-t-il ajouté. Les employés sont inquiets pour leur emploi. Le message qu’on a partagé avec eux hier (jeudi), c’est que c’est dans le meilleur intérêt de tout le monde. Les employés, les partisans, le grand public, et les décisions qu’on va prendre aussi à l’interne vont être dans le meilleur intérêt du plus grand nombre.

Kevin Gilmore croit que le sport professionnel renouera avec l'action, lorsqu'il sera venu le temps, en cascade.

De la même manière que les ligues ont suspendu leurs matchs en même temps, je pense que leur retour au jeu va être similaire, mais ça va prendre une forme différente d’une ligue à l’autre, a-t-il conclu.

Dans 30 jours, pour les optimistes.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Soccer

Sports