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La route de Tokyo passe par Montréal en gymnastique

Elle est effectue un grand écart en sautant.

Rose Woo aux Jeux de Rio

Photo : La Presse canadienne

Quelques-unes des meilleures gymnastes canadiennes seront au complexe sportif Claude-Robillard à Montréal cette semaine pour participer à l’International Gymnix, un événement où elles peuvent se mesurer aux athlètes de plusieurs autres pays.

La compétition sera aussi forte entre les gymnastes canadiennes qui tentent d’impressionner les entraîneurs à l’approche de la sélection olympique.

On retrouve à Montréal deux gymnastes de l’équipe olympique de 2016, Rose Woo et Isabela Onyshko, en plus de Victoria Woo, qui portait les couleurs de l'unifolié lors des derniers Championnats du monde, à Stuttgart, en octobre dernier.

Le format de compétition aux Jeux de Tokyo sera différent de celui des Jeux de Rio pour l'épreuve par équipes, ce qui complique le travail de sélection.

En 2016, chaque équipe regroupait cinq gymnastes et on retenait les quatre meilleures notes à chaque engin pour le total.

En 2020, ce sera différent pour les qualifications et la finale.

En qualifications, chaque pays aura quatre gymnastes qui se présenteront aux quatre engins et on retiendra les trois meilleures notes à chaque appareils.

Mais, en finale, ce sera trois athlètes et toutes les notes comptent.

Il n’y a plus de marge de manœuvre et peu de places pour les spécialistes.

Si un pays veut un bon résultat à la compétition par équipe, il doit regrouper au moins trois gymnastes qui sont solides aux quatre engins. Peu de pays, outre les États-Unis, ont ce luxe.

Du côté canadien, l’entraîneuse Lorie Henderson ne cache pas que la performance par équipe pourrait souffrir de la nouvelle réglementation.

« On regarde un peu plus vers les médailles individuelles, explique-t-elle. La performance de l’équipe est reléguée un peu au second plan. C’est sûr qu’on aimerait avoir une bonne performance à la compétition par équipe, mais nous aimerions que ces Jeux soient ceux où nous récoltons nos premières médailles du côté féminin. »

« Nous avons gagné deux médailles aux Championnats du monde en 2018 et nous aimerions poursuivre sur cet élan. »

Un œil sur Montréal, l’autre sur le Wisconsin

Pendant que certaines gymnastes tenteront d’impressionner à Montréal, la meneuse de l’équipe canadienne, Ellie Black, sera au Wisconsin pour prendre part à l’American Cup.

Ce sera un premier concours complet pour Black depuis les Championnats du monde, l’automne dernier.

Elle s’était blessée à la cheville à l’atterrissage de son dernier saut aux mondiaux, ce qui ne l’avait pas empêché de finir 4e au concours complet. Une sévère entorse l'a cependant mise au rancart pour plusieurs semaines.

Si Black est en santé, elle sera officiellement de l’équipe nationale à Tokyo.

Trois autres candidates se démarquent en raison de leur potentiel de médailles individuelles.

Ana Padurariu a récolté l’argent à la poutre aux mondiaux de 2018, devant la grande Simone Biles et Shallon Olsen à la table de saut.

Finalement, Brooklyn Moors a participé à la finale des exercices au sol dans les trois derniers Championnats du monde.

Le Canada pourrait cependant gagner deux places individuelles supplémentaires pour les Jeux de Tokyo au cours des prochains mois. Les participantes de ce week-end voudront donc montrer qu’elles peuvent obtenir une de ces places.

Les sœurs Woo sont également dans la lutte. Rose était aux Jeux de Rio et Victoria a participé aux derniers mondiaux. Victoria croit que rien n’est joué.

« Pour le moment, on a notre championne canadienne, Ellie Black. Mais pour le reste, ça peut dépendre de qui sera en forme ou en santé, le jour où la compétition aura lieu. »

« C’est sûr qu’on sait que quelques filles ont déjà leur place dans l’équipe. On peut dire qu’elles sont classées, mais on ne sait jamais ce qui peut se passer. »

La bataille commence ce week-end au complexe sportif Claude-Robillard, mais toutes les candidates auront au moins une autre occasion de se faire valoir sur la scène internationale avant les Championnats canadiens qui se tiendront du 19 au 24 mai, à Gatineau.

La sélection canadienne, qu’elle soit constituée de quatre ou de six gymnastes, en plus d’une réserviste, devrait être annoncée le 26 mai.

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