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Les Chancy, Carabins de père en fils

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Ils sourient devant la caméra

Gabriel Chancy, à droite, et son père Jean-Pierre

Photo : Radio-Canada

Michel Chabot

Pour la première fois en 42 ans, il n'y aura bientôt plus de Chancy à l'Université de Montréal. Jean-Pierre, ancien entraîneur de volleyball, et plus récemment coordonnateur du sport d'excellence, prend sa retraite. Et son fils Gabriel, membre étoile des Carabins depuis cinq ans, conclura sa carrière universitaire au cours des prochaines semaines.

Jean-Pierre et Gabriel Chancy sont deux piliers du volleyball à Montréal. Le paternel a dirigé l'équipe féminine des Carabins pendant 14 saisons avant de devenir administrateur du sport d'excellence de l'Université de Montréal.

On a lancé le programme de volleyball féminin en 1989. Et dès la deuxième année, on remportait le championnat du Québec, se remémore l'homme de 60 ans.

Il a été entraîneur pendant 35 ans, dont 5 avec le programme de développement de l'équipe canadienne. Il en garde de bons souvenirs.

Il y a notamment eu une victoire au NORSECA contre Cuba, relate fièrement M. Chancy. C'était, je crois, la deuxième fois que le Canada battait Cuba en compétition internationale.

Gabriel, un surdoué

Gabriel, lui, est le meneur de jeu des Carabins. À 24 ans, il a été élu cette année joueur par excellence au Québec.

Il a grandi dans les gymnases en suivant son père, mais aussi sa mère, également volleyeuse.

Avant même qu'il soit capable de parler, ses yeux étaient grands quand il s'agissait de volleyball.

Jean-Pierre Chancy, au sujet de Gabriel

À 3 ans à peine, c'est une revue de volleyball qui lui servait de lecture de chevet. Il suivait son père aux entraînements des Carabins et voulait constamment jouer avec le ballon.

Il tient un ballon de volleyball.

Gabriel Chancy se passionne pour le volleyball depuis son tout jeune âge.

Photo : Avec la gracieuseté de la famille Chancy

J'ai commencé à énerver tout le monde autour de moi pour jouer avec moi parce que ça devenait comme une obsession, dit en rigolant celui qui sera bientôt diplômé en administration.

Surdoué, le petit Gabriel s'alignait dès ses 8 ans avec des garçons de quatre ou cinq ans de plus que lui.

Réussite familiale

Plus tard, le père a dirigé son fils à l'école secondaire et ils ont connu du succès.

On a gagné quelques championnats provinciaux ensemble, dont le premier que j'ai gagné dans ma vie, c'était chez les 16 ans et moins, à Boucherville, se souvient Gabriel. Et c'est mon père qui coachait. C’était la première fois que notre groupe gagnait quelque chose. On a répété ça deux ans plus tard avec les moins de 18 ans.

Il y a beaucoup de gars qui vont vous dire que Jean-Pierre est le meilleur entraîneur qu'ils ont jamais eu parce qu'ils se sont tellement développés avec lui.

Gabriel Chancy, au sujet de son père

C'est difficile être l'entraîneur de son fils dans un sport collectif parce qu'il y a toujours le risque de perception de favoritisme, ajoute Jean-Pierre. Ce qui était facile pour moi, c'est qu'il était très exigeant envers tout le monde, dont lui-même. Et il était suffisamment avancé pour que la question ne se pose pas.

Il parle au téléphone pendant que son fils regarde la caméra.

Jean-Pierre Chancy, à gauche, avec son fils Gabriel

Photo : Carabins de l'Université de Montréal

Ça ne m'est pas arrivé souvent, mais si je le retirais du terrain, là, c'est les autres qui m'en voulaient. Et les parents me disaient : ''Il faut qu'il soit sur le terrain parce que nous aurons des problèmes.''

Championnat universitaire

Gabriel Chancy en est à terminer ses études. Il s'apprête à disputer le Championnat canadien universitaire à Winnipeg et vise un titre national pour clore son passage avec les Carabins.

- On est classés troisièmes au Canada aujourd'hui, dit le père à ce sujet.

- Deuxièmes, rectifie le fils.

- On était deuxièmes la semaine passée.

- Ah, ç'a changé?

- Le classement est sorti aujourd'hui. L'Alberta vient de passer devant nous.

Gabriel estime que ce sera une tâche difficile de triompher à ce tournoi. Selon son père, les Carabins ne sont pas les plus puissants, mais ils sont techniquement solides. Et ils ont avec eux un maître de jeu exceptionnel, affirme-t-il.

Aux yeux d'à peu près tout le monde, il est le meilleur passeur au Canada actuellement au niveau universitaire.

Jean-Pierre Chancy, au sujet de son fils

C'est l'équivalent du quart-arrière au football, ajoute-t-il. C'est comme la prolongation de l'entraîneur et c'est le joueur qui touche le plus souvent au ballon et qui décide comment le répartir aux attaquants.

C'est une position où les entraîneurs recherchent des qualités spécifiques à un plus jeune âge, renchérit Gabriel. La personnalité entre en jeu beaucoup. Ça nécessite une gestion du personnel sur le terrain. C'est difficile de les former parce que ça nécessite beaucoup de travail mental, de réflexion sur le terrain et de prises de décisions rapides.

Carrière professionnelle

À l'automne, c'est une carrière professionnelle que souhaite entamer le jeune homme, possiblement en Europe.

C'est sûr que c'est mon rêve depuis que je suis tout jeune, autant que ç'a été mon rêve de devenir un Carabin, précise Gabriel.

S'il va dans cette direction-là, le plus gros c'est d'apprendre la vie d'un athlète professionnel, soutient son père. Ça vient avec des attentes, avec une gestion de l'aspect ''recevoir une paye pour jouer''. De ce que je connais de lui, s'il est investi là-dedans, il va réussir très bien. Ça va probablement être difficile au début, mais vu ses qualités de joueurs, ça va faciliter l'adaptation.

Il est sur le point de passer le ballon à un coéquipier.

Gabriel Chancy (no 1)

Photo : Carabins de l'Université de Montréal

Pendant sa retraite, Jean-Pierre Chancy suivra attentivement la progression de son fils. Et s'il a l'intention de revenir au centre sportif de l'université à l'occasion, ce sera pour s'améliorer au golf.

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