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Coronavirus : le CIO veut des Jeux de Tokyo réussis, le Japon ouvert à leur report

Les anneaux olympiques devant le stade olympique de Tokyo

Photo : Getty Images / Toshifumi Kitamura

Radio-Canada

En pleine crise du coronavirus et à moins de cinq mois des Jeux de Tokyo, le Comité international olympique (CIO), par la voix de son président Thomas Bach, s'est de nouveau voulu rassurant mardi. Il a réitéré sa « confiance » dans des JO « réussis ».

Nous allons devoir préparer beaucoup des décisions finales que nous devrons prendre en juin, et faire des propositions en vue de la session du CIO qui précédera les Jeux, a dit Thomas Bach.

Le CIO n'évoque officiellement ni annulation ni report, encore moins de plan B. Les JO restent programmés du 24 juillet au 9 août.

Le CIO réaffirme son total engagement à assurer le succès des Jeux olympiques de Tokyo, a déclaré M. Bach, reprenant devant de nombreux médias et télévisions les termes d'un communiqué publié peu avant.

Nous restons très confiants dans la réussite des JO de Tokyo, a ajouté le patron du CIO, en marge d'une réunion de deux jours de la Commission exécutive qui se refermera mercredi soir.

L'épidémie de COVID-19 a déjà fait plus de 3000 morts dans le monde et a entraîné l'annulation ou le report de nombreux événements sportifs.

Mardi, on a appris que l'épreuve-test paralympique de rugby en fauteuil roulant, prévue du 13 au 15 mars à Tokyo, avait été annulée. Il reste 17 épreuves-tests olympiques et paralympiques à présenter.

L'avocat montréalais Richard Pound avait affirmé que le CIO n'envisagera pas de reporter ou d'annuler les Jeux tant que l'Organisation mondiale de la santé (OMS) ne l'aura pas invité à le faire.

Le CIO a rappelé qu'un groupe de travail avait été créé à la mi-février, comprenant le CIO, le Comité d'organisation des Jeux de Tokyo, la Ville de Tokyo, le gouvernement nippon et l'OMS.

Le CIO apprécie et soutient les mesures prises, qui constituent une part importante du plan de Tokyo pour accueillir des Jeux sûrs et sans danger, peut-on lire dans son communiqué.

Face aux inquiétudes des athlètes et des fédérations internationales, le CIO a ajouté qu'il encourage tous les athlètes à continuer à se préparer pour les Jeux de Tokyo. Mais le communiqué ne fait aucune mention des discussions de mardi à la chambre haute du Parlement japonais, portant sur un éventuel report de l'événement.

Cela dit, le CIO a rapidement demandé à son porte-parole d'aller mettre les barres sur les T.

« Les Jeux commenceront bien le 24 juillet », a précisé Mark Adams de façon péremptoire.

Alors que les réunions se multiplient dans les coulisses du mouvement olympique, notamment entre les télédiffuseurs et le CIO qui font le point deux fois par mois, la déclaration du porte-parole paraît prématurée.

Un contrat à respecter

Le Japon croit pouvoir reporter les Jeux au besoin. À plus tard dans l'année, mais pas au-delà de 2020.

C'est ce qu'a mentionné mardi la ministre japonaise des Jeux olympiques, Seiko Hashimoto. Elle a ajouté qu'à la fin du mois de mai, il y aurait des décisions à prendre.

Elle a un air inquiet.

La ministre japonaise chargée du dossier des jeux olympiques, Seiko Hashimoto

Photo : Getty Images / Tomohiro Ohsumi

La ministre Hashimoto a déclaré devant le Parlement qu'elle faisait référence au contrat conclu entre Tokyo, le Comité olympique japonais et le CIO.

« Si l'on relit le contrat, on constate que l'article 66 stipule que le CIO a le droit d'annuler les Jeux », entre autres dans le cas où ils ne seraient pas organisés en 2020.

« Nous pouvons donc en déduire que nous pouvons reporter les Jeux à plus tard dans l'année tant qu'ils sont présentés en 2020 », ajouté la membre du gouvernement.

Selon le contrat, il n'est pas impératif que les Jeux commencent le 24 juillet, comme prévu.

Rappelons que les Jeux de 1964, à Tokyo, avaient eu lieu au mois d'octobre.

« Je pense que la fin du mois de mai est une étape importante », a dit Seiko Hashimoto en faisant référence aux propos de Richard Pound.

« Nous effectuons tous les efforts nécessaires pour convaincre le CIO que les Jeux olympiques peuvent être organisés en toute sécurité », a-t-elle conclu.

Un des scénarios évoqués serait que le CIO accepte de remettre les Jeux d'un an, pour ne pas avoir à les annuler. Ce qui serait une première en temps de paix.

Les conséquences de la propagation du virus seront aussi abordées dans le rapport que dresseront mercredi par vidéoconférence le comité d'organisation des Jeux de Tokyo et le président de la commission de coordination, l'Australien John Coates.

Avec les informations de Agence France-Presse, Associated Press, et Reuters

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