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Affaire Nassar : Raisman fustige le plan de dédommagement de la fédération américaine

Elle prend la pose avec les bras écartés après un programme.

Alexandra Raisman

Photo : Getty Images / Tom Pennington

Agence France-Presse

L'ancienne championne olympique de gymnastique Alexandra Raisman a qualifié d'« insultant » le système de dédommagement récemment proposé par la Fédération américaine aux victimes d'abus sexuels perpétrés par l'ancien médecin de l'équipe nationale Larry Nassar.

« Cela montre qu'ils ne se soucient pas de nous. Ils essaient simplement de mettre l'affaire sous le tapis et espèrent que les gens l'oublieront lorsqu'ils regarderont les Jeux olympiques cet été », a dit sur NBC celle qui fait partie, avec Simone Biles, des plus de 300 athlètes à avoir poursuivi USA Gymnastics pour ne pas les avoir protégées de Nassar.

L'instance a récemment proposé des dédommagements échelonnés, allant de 82 550 $ à 1 250 000 $, selon le statut des victimes, le contexte et le lieu où elles ont été agressées.

Une proposition qui s'inscrit dans une offre globale de 215 millions, qualifiée d'« inadmissible » et d'« insuffisante » par les avocats de plusieurs centaines de victimes.

L'un d'eux, John Manly, a même estimé que « cette offre permettrait à tous les protecteurs de Nassar, comme l'ancien patron de la fédération de gymnastique Steve Penny et l'ancien président de l'USOPC (Comité olympique et paralympique américain) Scott Blackmun, d'échapper complètement à la justice et de ne rien payer ».

Outre Raisman, 25 ans, médaillée d'or aux Jeux de Londres en 2012 et de Rio en 2016, la grande vedette actuelle de la gymnastique, Simone Biles, a également exprimé sa consternation samedi.

Dans une série de tweets, Biles a accusé USA Gymnastics et l'USOPC de ne pas avoir mené une enquête indépendante sur l'affaire Nassar, le médecin de l'équipe nationale qui a abusé de 517 athlètes entre 1996 et 2014 et qui a été condamné en 2018 à des peines allant de 40 à 125 ans de prison.

« Je veux toujours des réponses d'USA Gymnastics et de l'USOPC. Mon anxiété est grande. Difficile de ne pas penser à tout ce à quoi je ne veux pas penser », a écrit Biles, actuellement en pleine préparation pour les Jeux de Tokyo.

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