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Le nageur chinois Sun Yang suspendu 8 ans pour dopage

Sun Yang (à droite) et son avocat Ian Meaking devant le TAS

Sun Yang (à droite) et son avocat Ian Meaking devant le TAS

Photo : afp via getty images / JEAN-GUY PYTHON

Agence France-Presse

Sun Yang a écopé vendredi de la plus lourde sanction qu'il encourait devant le Tribunal arbitral du sport (TAS), pour la destruction à coups de marteau d'un échantillon lors d'un contrôle antidopage inopiné datant de septembre 2018.

« Sun Yang est suspendu huit ans, à compter de la date de la décision du TAS », a indiqué le Tribunal dans un communiqué vendredi.

À 28 ans, Sun Yang, premier nageur chinois sacré champion olympique en 2012, se voit ainsi privé des Jeux de Tokyo dans cinq mois. Et, au-delà, il voit sa carrière probablement toucher à sa fin.

Le triple champion olympique (400 m et 1500 m en 2012, 200 m en 2016), sacré 11 fois champion du monde, a rapidement annoncé déposer un recours contre la sanction imposée par le TAS.

« C'est injuste, je crois fermement en mon innocence. Je vais faire appel pour que le plus de gens possible connaissent la vérité », a-t-il réagi, selon des propos rapportés par l'agence chinoise Xinhua.

Ce recours devant le tribunal fédéral suisse, qui siège à Lausanne, est l'ultime possibilité dont il dispose.

Sun Yang peut demander que sa suspension ne soit pas exécutée le temps qu'une décision définitive soit rendue, mais ce sera au tribunal fédéral de décider.

« Le jury a déterminé unanimement que le personnel chargé du contrôle antidopage avait respecté toutes les exigences » réglementaires, a expliqué le secrétaire général du TAS, Matthieu Reeb.

De plus, « l'athlète n'a pas établi qu'il avait une explication valable pour détruire son échantillon », et « il ne [lui] revenait pas de décider seul qu'un contrôle antidopage devait être invalidé et un échantillon détruit », a-t-il ajouté.

« En conséquence, Sun Yang a commis une violation des règles antidopage, en falsifiant le contrôle antidopage. Considérant qu'il s'agit de sa deuxième violation » de ces règles, « et en l'absence de circonstances atténuantes, le jury a conclu qu'une suspension de huit ans devait être imposée », a conclu M. Reeb.

En revanche, les résultats obtenus par Sun Yang postérieurement à ce contrôle, à savoir les titres mondiaux aux 200 m et 400 m à Gwangju, en Corée du Sud en juillet 2019, ne lui seront pas retirés.

Déjà suspendu trois mois, dans le plus grand secret, pour un contrôle positif à un stimulant (trimétazidine) en 2014, le nageur chinois risquait deux à huit ans de suspension.

L'affaire de l'échantillon détruit a atterri devant le TAS après un recours de l'Agence mondiale antidopage (AMA) contre une précédente décision controversée de la Fédération internationale des sports aquatiques (FINA), qui avait blanchi le nageur sur un vice de forme. Cette dernière subit ainsi un sévère rappel à l'ordre.

L'AMA a immédiatement salué la décision.

« Nous avions décidé de faire appel de la décision de la FINA après l'avoir examinée de près et conclu qu'il y avait de nombreux points qui semblaient incorrects au regard du code mondial antidopage. La décision du TAS confirme ces inquiétudes et constitue un résultat significatif », a expliqué le directeur général de l'AMA, Olivier Niggli.

Lors des Championnats du monde de Gwangju, plusieurs nageurs avaient manifesté publiquement leur défiance face à sa présence.

Un nageur est perplexe face au refus d'un adversaire de lui serrer la main

Le Britannique Duncan Scott (à gauche) refuse de serrer la main de Sun Yang.

Photo : Associated Press / Mark Schiefelbein

D'abord, l'Australien Mack Horton, médaillé d'argent du 400 m, derrière Sun, avait, en signe de protestation, renoncé à monter sur le podium, puis le Britannique Duncan Scott, médaillé de bronze sur 200 m, avait, lui, refusé de lui serrer la main à la fin de la cérémonie protocolaire.

Sun Yang était dans le collimateur des nageurs depuis sa première suspension en 2014.

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