•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Abel et ses coéquipières fin prêtes pour la Série mondiale de plongeon à Montréal

Ils prennent la pose pour la photo officielle.

La délégation canadienne de plongeon qui participera à la Série mondiale de Montréal.

Photo : Radio-Canada / Kolya Hubacek-Guilbault

Michel Chabot

C’est à compter de vendredi, et pour toute la fin de semaine qui vient, que se déroulera la première étape de la Série mondiale de plongeon, à Montréal. L’événement réunissant 71 athlètes de 12 pays permettra à quelques-uns d’entre eux de procurer une place à leur pays aux Jeux olympiques.

Jennifer Abel est déjà qualifiée au tremplin de 3 mètres en synchro avec Mélissa Citrini-Beaulieu. Elle plongera donc la tête en paix au cours du week-end et profitera au maximum de cette compétition devant famille et amis.

Je sais que peu importe ce qui arrivera, ils vont me soutenir, dit celle qui a fini deux fois au pied du podium à Rio en 2016. C’est ça que j’ai hâte de ressentir, de rouvrir la machine et de compétitionner. Pour eux, c’est toujours un événement attendu, ils ont hâte de venir me voir plonger à la maison, plus encore maintenant vu que c’est l’année olympique.

Tokyo sera la quatrième expérience olympique pour Abel qui n’avait que 16 ans aux Jeux de Pékin.

C’est vraiment drôle à dire parce que mes premiers Jeux, mes premières compétitions internationales en 2008, j’étais la plus jeune. Aujourd’hui, je suis une des plus vieilles. Ça me fait une sensation bizarre.

Jennifer Abel

Et voilà qu’elle plonge en synchro avec une nouvelle partenaire depuis quelques années. Citrini-Beaulieu, à 24 ans, fera pour sa part son baptême du feu aux Olympiques.

Pour moi c’est tellement plaisant, nous sommes vraiment contentes, confie l’athlète de Saint-Constant, au sud de Montréal. Alors moi, mon objectif, tous les jours, c’est faire du mieux que je peux, améliorer les choses en vue des Jeux olympiques. Je me suis dit que j’allais profiter et aimer mon année olympique parce que ça va peut-être arriver une seule fois dans ma vie. Je veux vraiment prendre ça avec du bonheur.

C’est elle qui m’a fait redécouvrir l’amour pour le plongeon après les Jeux de Rio, souligne Abel. J’avais de la difficulté à revenir m’entraîner et à retrouver la passion. Grâce à elle, à sa joie de vivre et sa détermination de vouloir participer aux Jeux, elle m’a ramené la flamme et aujourd’hui, elle brûle encore plus que jamais.

Benfeito en mission

Meghan Benfeito, elle, n’est pas encore assurée de son billet à Tokyo même si, à l’instar de Caeli McKay, elle a assuré le Canada d’une place à la compétition individuelle de la tour de 10 mètres. Pour accéder à la Coupe du monde de Tokyo en avril, la compétition qui fera foi de tout, elle devra obtenir le score de 375 points, elle qui a fini 6e aux Championnats du monde de 2019.

J’aimerais juste m’amuser, dit-elle, faire ce que j’ai à faire, me concentrer sur les corrections que mon entraîneur me donne et finir avec le sourire, dit la triple médaillée olympique. Mais le pointage, j’aimerais que ça vienne avec tout ça. Je pourrais ensuite me concentrer sur le synchro (avec McKay) à la Coupe du monde.

La plongeuse de 30 ans devra toutefois vivre avec une tendinite au coude qui tarde à guérir. Elle fait donc l'impasse cette année sur la compétition mixte, mais continuera de plonger en synchro avec McKay. Les deux Canadiennes s'étaient classées 4es aux mondiaux alors qu'un podium les auraient assurées d'une qualification automatique pour les JO.

Les hommes en ascension

S’il faut en croire Mitch Geller, directeur technique à Plongeon Canada, il n’y a pas que les filles qui seront à surveiller cette année. De plus en plus, les hommes offrent de bonnes performances.

La profondeur de notre programme masculin est actuellement est l’un des points forts de Plongeon Canada parce que nous avons des jeunes qui montent, soutient Geller. Nous allons voir Nathan Zsombor-Murray, qui a été extraordinaire lors de nos championnats nationaux. Il y a beaucoup de potentiel au 10 mètres et nos gars au 3 mètres (Philippe Gagné et François Imbeau-Dulac) ont eu plusieurs résultats très proches du podium depuis un an et demi. Mais ils sont de plus en plus solides et s’ils se montrent constants, ils pourraient mériter une place sur le podium.

Geller fait aussi l’apologie de Philippe Gagné, qui lui semble au plus fort de sa carrière et qui a ajouté un quadruple périlleux et demi avant à sa liste de plongeon au 3 m individuel.

En synchro, avec François Imbeau-Dulac, son partenaire depuis six ans, Gagné préfère ne pas trop parler de résultat pour l’instant.

Je pense que ce sera une compétition contre nous-mêmes. C’est pour nous mettre en confiance. S’il y a une médaille, ce sera un bonus.

Philippe Gagné

L’objectif, pour cette première compétition de l’année c’est de faire une performance constante, dit quant à lui Imbeau-Dulac. Si nous sommes capables de faire six plongeons comme à l’entraînement, ce sera mission accomplie parce que l’objectif premier, c’est la préparation en vue de la Coupe du monde.

Un autre duo sera à surveiller. Vincent Riendeau et Zsombor-Murray espèrent se signaler à la plateforme de 10 mètres. Ils avaient fini 11e aux mondiaux, en juillet dernier.

Il est plus jeune, il a 16 ans mais il faut le regarder parce qu’il est exceptionnel, dit Riendeau au sujet du partenaire avec qui il plonge depuis un an. On s’entend vraiment bien ensemble. Ça me force à avoir une différente perspective à l’entraînement, de ne pas focaliser que sur moi, mais aussi de prendre le rôle de mentor pour l’aider quand il a des difficultés mais lui aussi m’aide à garder mon calme. Je m’amuse à faire le synchro avec lui. On a une bonne chimie.

L’absence des Chinois

La puissante délégation de la Chine ne sera pas présente à Montréal en raison des bouleversements causés par le virus COVID-19. Elle avait apparemment l’intention de venir, mais la demande de visas aurait été faite trop tardivement.

Mitch Geller souhaite que les Canadiens en profitent pour décrocher quelques médailles de plus.

Les plongeurs deviennent plus affamés, ils voient la possibilité, c’est une bonne occasion de prétendre au podium et de vivre cette expérience riche d’apprentissages en ce sens qu’ils franchiraient un seuil et verraient leur perspective changer.

Mitch Geller, directeur technique, Plongeon Canada

« Nous travaillons toujours pour être sur le podium, lance quant à elle Jennifer Abel. Que les Chinoises ne soient pas là, c’est dommage pour elles, mais ça ne change rien pour nous. Nous allons continuer à travailler sur les éléments techniques que nous perfectionnons depuis le mois de septembre. »

Les Chinois pourraient bien ne participer à aucune des deux autres épreuves de la Série mondiale, eux qui avaient déjà été affectés par l'annulation de la deuxième manche prévue la semaine prochaine à Pékin.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Plongeon

Sports