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Calum Mallace et la Ligue des champions de la CONCACAF, liés à jamais

Bakary Soumaré fête avec lui.

Calum Mallace (à droite) célèbre la victoire de l'Impact contre Pachuca en quarts de finale de la Ligue des champions, en mars 2015.

Photo : La Presse canadienne / Paul Chiasson

Olivier Tremblay

Cinq ans après avoir fait exploser le stade olympique avec une passe vers Cameron Porter, Calum Mallace y est revenu comme simple spectateur mercredi. L’un des héros de l’épopée montréalaise vers la finale de la Ligue des champions de la CONCACAF, en 2015, ne joue plus au soccer. Et il s’en porte très bien, merci.

Ça demeure le plus beau moment de sa carrière : un quart de finale de la Ligue des champions, une élimination presque assurée, puis une passe lumineuse qui prépare l’un des buts les plus importants de l’histoire de l’Impact, le 3 mars 2015, contre Pachuca.

Invité à sonner la cloche du groupe de supporteurs 1642MTL à l’occasion de la visite de Saprissa au stade olympique pour le match décisif des huitièmes de finale de la Ligue des champions, Mallace a peiné à trouver les mots pour décrire ce que lui inspire ce retour aux sources.

« [Le but de Porter] n’est pas seulement le plus beau moment de ma carrière, c’est le plus beau de ma vie, a-t-il reconnu à Radio-Canada Sports. Encore aujourd’hui, je reçois toutes sortes de messages à ce propos, particulièrement à ce temps-ci de l’année. Ça me fait sourire, et ça me rappelle de beaux souvenirs. »

Des supporteurs m’ont arrêté avant mon arrivée au stade. C’est fou de voir que tant de gens me reconnaissent encore.

Calum Mallace

Mallace a fait partie de l’aventure de l’Impact en MLS dès le début. Au second tour du repêchage de 2012, le Bleu-blanc-noir a choisi le milieu de terrain d’origine écossaise avec un enthousiasme débordant.

L’entraîneur-chef d’alors, Jesse Marsch, n’en revenait pas que personne n’ait encore jeté son dévolu sur Mallace au 20e rang. Dans sa propre liste d’espoirs admissibles, Marsch l’avait inscrit au 11e échelon.

Le Bleu-blanc-noir a tenté de transformer Mallace en défenseur arrière droit, sans succès. Un prêt au Minnesota, dans ses terres, en 2013, lui a fait un bien fou et lui a permis de jouer beaucoup de matchs à son poste de prédilection.

« Je me souviens, avant le repêchage, de mes rencontres avec Montréal, a-t-il raconté. Jesse Marsch m’aimait beaucoup, on vient de la même région. Dès qu’ils m’ont repêché, il m’a appelé en me disant qu’il se trouvait très chanceux de m’avoir eu. Mais il ne croyait plus aussi fort en moi une fois arrivé à Montréal! »

Je dois beaucoup à Jesse. Je le respecte beaucoup, et il fait de belles choses [à Salzbourg, en Autriche].

Calum Mallace

Fin 2014, il gagne la confiance du pilote Frank Klopas et devient un visage familier au milieu de terrain, le plus souvent comme titulaire. Il est remplaçant contre Pachuca, mais Klopas aura eu la main heureuse en lui faisant prendre la place de Marco Donadel.

Son passage à Montréal s’est conclu en août 2017. L’Impact l’a alors cédé aux Sounders de Seattle pour un choix au repêchage. Il n’a pas joué un match pour leur première équipe.

Après une année au Los Angeles FC où il n’a presque pas foulé la pelouse et une saison à Austin, en deuxième division, Mallace a décidé à la fin de 2019 qu’il était temps, à l’aube de ses 30 ans, de passer à autre chose.

« C’était une décision difficile, a-t-il soutenu. D’aussi loin que je me souvienne, le football a été toute ma vie. Mais je gardais des souvenirs bien particuliers de l’époque où je jouais à l’université et des entraîneurs qui m’ont transformé en homme. J’ai eu l’occasion d’accepter un poste d’entraîneur adjoint à la prestigieuse Université Northwestern, à Chicago, dans une des meilleures associations du pays.

« C’était facile d’accepter, a-t-il poursuivi. Je veux redonner aux autres joueurs. Je peux offrir beaucoup comme entraîneur. J’ai beaucoup appris au cours de ma carrière. Je vais m’en ennuyer, mais je suis prêt pour le prochain chapitre. »

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