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Une nouvelle technique pour détecter les commotions cérébrales

Le Docteur Scott Delaney (à droite) explique la façon dont les joueurs sont évalués à la suite d'un coup suspect à la tête

Photo : Radio-Canada / Frédéric Deschênes

Radio-Canada

Les commotions cérébrales au hockey sont fréquentes et peuvent être difficiles à diagnostiquer, principalement dans le feu de l'action.

C'est pourquoi des chercheurs du Centre universitaire de santé McGill (CUSM) ont développé une nouvelle technique, rapide et facile, qui pourrait servir à détecter la commotion d'un joueur avant la fin du match.

L'équipe de chercheurs était dirigée par le Dr J. Scott Delaney, urgentologue et spécialiste en médecine sportive. La méthode qu'ils ont développée est en fait un test d'équilibre spécifique aux hockeyeurs.

Ils ont créé un système de notation des erreurs d'équilibre, un test que les joueurs peuvent effectuer avec leurs patins et sans retirer leur équipement, à l'exception du casque et des gants, debout sur la bande de caoutchouc noire que l'on trouve dans les couloirs et les vestiaires de la plupart des arénas.

La sécurité et la fiabilité de ce nouveau test ont été évaluées dans une étude récemment publiée dans le Clinical Journal of Sport Medicine. D'autres recherches sont en cours pour démontrer la validité du test en tant qu'outil de diagnostic des commotions cérébrales.

Pour le Dr Delaney, ce nouveau test peut résoudre de nombreuses difficultés.

Certains symptômes des commotions cérébrales apparaissent parfois après le coup reçu et un examen physique ne permet pas de les détecter. Sans compter que des joueurs qui veulent finir le match pourraient minimiser leurs symptômes.

On parle, entre autres, d'étourdissements, de confusion, de maux de tête, d'une vision trouble, d'une sensation de nervosité, de flottement ou de tristesse, de fatigue et de troubles de l'équilibre.

Pourquoi l'équilibre a-t-il été utilisé comme facteur diagnostic par l'équipe du CUSM? Parce qu'il peut être objectivement observé et sollicite plusieurs fonctions du cerveau, a expliqué le Dr Delaney.

Il souligne qu'il est important que les joueurs soient retirés du jeu dès qu'ils ont subi une commotion. Le prochain choc n'aura pas à être aussi fort pour causer une seconde blessure cérébrale et celle-ci prendra aussi plus de temps à guérir.

Peter Smith, l'entraîneur de l'équipe féminine de hockey de l'Université McGill, se réjouit de la simplicité du test et de son efficacité. Il s'en est déjà servi avec ses joueuses. « Cela va les aider à conserver leur cerveau en santé », a-t-il dit.

Le Dr Delaney espère que son test sera utilisé par Hockey Québec et par Hockey Canada.

Avec les informations de La Presse canadienne

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