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Le Japon ne confirme pas les propos de Richard Pound

Ils sont installés dans un parc.

Les anneaux olympiques devant le stade olympique de Tokyo

Photo : Getty Images / Toshifumi Kitamura

Radio-Canada

Le gouvernement japonais n'a pas voulu confirmer les propos de l'avocat montréalais Richard Pound, voulant que le sort des JO de Tokyo se décide dans les trois prochains mois.

Tokyo doit accueillir 11 000 athlètes pour les Jeux olympiques et 4400 pour les Jeux paralympiques.

« Au sujet des propos de ce membre du CIO [Comité international olympique], le CIO tient à dire que ce n'est pas sa position officielle, et que les préparatifs se poursuivent comme prévu », a dit le porte-parole du gouvernement Yoshihide Suga durant sa rencontre de presse quotidienne.

La propagation du COVID-19 oblige toutefois le gouvernement japonais à prendre des mesures.

Mercredi, lors d'une rencontre du comité mis sur pied pour surveiller l'évolution du virus, le premier ministre Shinzo Abe a demandé à ce qu'on annule ou reporte tous les événements sportifs et culturels des deux prochaines semaines.

« Les deux prochaines semaines seront extrêmement importantes pour la prévention de la propagation du virus », a-t-il dit.

« Nous demandons aux organisateurs d'annuler, de reporter ou de réduire la taille de leurs événements. »

Au parlement, la ministre chargée des Jeux olympiques, Seiko Hashimoto, a dit qu'il était nécessaire d'envisager le pire des scénarios afin d'améliorer les façons de faire.

« Nous avons élaboré des plans afin de pouvoir présenter les Jeux en toute sécurité », a-t-elle précisé.

L'agence de presse Kyodo a rapporté mercredi que le Comité olympique colombien a annulé la participation de ses athlètes aux camps d'entraînement préolympiques dans le sud du Japon.

Pound persiste et signe

En entrevue mercredi à l’émission Tout un matin sur ICI PREMIÈRE, Pound a réitéré sa position.

Il va falloir prendre une décision, mais il est encore trop tôt pour le faire. C’est presque impossible de prendre une décision sans disposer de toutes les informations valables. Nous avons des contacts quotidiens avec l’Organisation mondiale de la santé pour obtenir ces renseignements. Il faudra éventuellement prendre une décision.

Richard Pound, ancien vice-président du CIO

Interrogé à savoir si le CIO avait prévu une réunion ou un vote sur cette question, il a fait preuve de nuance.

« La situation est réévaluée chaque jour. Mais pour le moment, nous n’avons pas convoqué de réunion pour en discuter. Si une telle décision devait être prise, elle le serait par le Comité exécutif », a précisé celui qui a été vice-président du CIO de 1999 à 2007.

Quant à la possibilité de reporter les Jeux à une date ultérieure, M. Pound a estimé que si l’idée n’était pas impensable, elle s’avérerait très difficile.

Il y a toute une gamme de possibilités allant d’un délai de quelques semaines à un mois ou à un an, la répartition des compétitions à travers plusieurs pays. Je ne suis pas au fait de toutes les considérations, mais je suis certain qu’au siège du CIO on a déjà étudié une dizaine de scénarios possibles.

Richard Pound, ancien vice-président du CIO

« Mais pour le moment, l’ouverture des Jeux est encore prévue pour le 24 juillet à Tokyo », a-t-il conclu.

Le Canada vigilant

De son côté, le Comité olympique canadien (COC) ne veut pas encore dévoiler ses plans.

Dans un courriel envoyé à Radio-Canada Sports mardi soir, le COC dit qu'il suit la situation de près, mais que, pour le moment, tout se déroule comme prévu.

« Le COC travaille très étroitement avec le Comité international olympique et notre propre équipe d’experts médicaux sur des enjeux comme celui qui nous préoccupe actuellement. »

Le COC collabore avec l’Organisation mondiale de la santé, Santé Canada et Affaires mondiales Canada pour s'assurer « d’avoir les renseignements les plus récents sur cette préoccupation sanitaire et d’autres situations potentielles pour nos athlètes et notre personnel ».

« À ce jour et sur la base de tous les renseignements scientifiques disponibles, tous nos plans demeurent les mêmes, bien que nous soyons alertes, sachant que nous devons toujours tenir compte des précautions importantes et nécessaires qui sont soulevées en matière de santé publique », a expliqué le COC.

« Le virus COVID-19 évolue rapidement sur la scène mondiale et nous mettrons à jour notre planification pour les Jeux, en plus de la réviser selon les besoins. »

« À ce jour, nous n’avons aucune base reposant sur les faits pour spéculer au-delà de ce que nous savons déjà, a ajouté l'instance. La sécurité et la santé de nos athlètes et de notre personnel sont et seront toujours notre première mission, et la plus importante. »

Avec les informations de Associated Press

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