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Abolition des bagarres : la LHJMQ repousse sa décision au mois d'août

Deux joueurs de hockey se battent.

Le joueur des Cataractes de Shawinigan Marty Doyle et son adversaire des Olympiques de Gatineau David Starenky se battent lors d'un match en 2004.

Photo : Getty Images / Andre Ringuette

Radio-Canada

La Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ) n'a pas été en mesure de statuer sur le sort des bagarres jeudi et a repoussé au mois d'août prochain sa décision dans ce dossier.

La pression semble de plus en plus forte pour en venir à une décision dans ce dossier, mais lors de l'assemblée des membres, qui s'est déroulée sur l'île de Montréal, les représentants des 18 équipes de la LHJMQ ont simplement décidé de reporter le vote.

« Considérant que ce n'est pas un dossier qui va apporter des changements à la saison en cours, mais pour l'an prochain, les discussions vont se poursuivre parmi nos membres. D'autres discussions auront également lieu en juin avec nos directeurs généraux », a déclaré le commissaire de la LHJMQ, Gilles Courteau.

Si le vote avait eu lieu, la LHJMQ aurait eu besoin d'au moins 12 voix favorables sur 18 pour devenir le premier circuit junior de la Ligue canadienne de hockey à interdire les bagarres.

« Il n'y a rien qui nous forçait à prendre une décision [aujourd'hui]. C'est une règle de jeu et les décisions sur les règles de jeu se prennent en août », a-t-il poursuivi.

Un vote des propriétaires et présidents des 18 équipes du circuit Courteau sur la question était attendu jeudi.

« Il va falloir qu'on en arrive à une décision, ça ne pourra pas toujours être un point courant », a ajouté le commissaire.

La division au sein des différents propriétaires est toutefois palpable. Depuis un bon bout de temps déjà, le président des Remparts, Jacques Tanguay, a exprimé son désir de punir sévèrement les bagarres dans la LHJMQ.

« Je suis déçu, mais on est 18 équipes et il y a encore du travail. Il y a toujours de l’avancement dans les discussions, mais à l’heure actuelle, ils ne sont pas encore prêts à passer à un vote. On ne s’est pas rendu à un vote », a pour sa part indiqué le président des Remparts.

Selon Jacques Tanguay, il reste de la sensibilisation à faire auprès d'une partie de ses homologues de la LHJMQ afin de les convaincre de mettre fin à la pratique.

Le gouvernement Legault et l’opposition libérale avaient uni leurs voix en faveur de l'abolition des bagarres dans la LHJMQ, mercredi.

Changement de culture

Les bagarres dans la LHJMQ ont déjà diminué de moitié depuis cinq ans, notamment grâce à des sanctions plus sévères adoptées en 2015.

Une réglementation concernant les bagarres pourrait maintenant être appliquée selon la situation : si deux joueurs décident de se battre, si un joueur provoque un combat ou si un joueur en agresse un autre.

« Il y a plusieurs volets qui ont été étudiés dans ce dossier. Est-ce qu'on vise à augmenter la sévérité ou la conséquence suivant une bagarre ou est-ce que c'est plutôt une question d'expulsion? Il s'agissait d'éléments nouveaux à expliquer aux représentants », a mentionné Courteau.

Les inquiétudes entourant les commotions cérébrales ont aussi été soulevées.

« Nous n'avions pas eu l'occasion d'expliquer les conséquences des bagarres en ce qui a trait aux commotions cérébrales, a déclaré le commissaire. Par respect pour le dossier médical des joueurs qui subissent une commotion cérébrale, nous en partageons le moins possible, alors il y avait ces éléments-là à présenter. »

La sécurité des joueurs est revenue à plusieurs reprises lors de la rencontre des représentants, mais le président du Phoenix de Sherbrooke, Ronald Thibault, a cru bon de souligner que cette notion n'était pas la même aux yeux de tous.

« C'est un changement de culture important et il faut prendre le temps d'y arriver, a dit Thibault. Il y a différents points de vue et aussi bizarre que ça puisse paraître, tout est en fonction de la sécurité des joueurs. Il y a plusieurs façons de protéger les joueurs et c'est là que les opinions divergent. »

Avec les informations de La Presse canadienne

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