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John Furlong voit Vancouver accueillir les Jeux d'hiver de 2030

Des gens regardent les feux d'artifice et la vasque olympique.

Des feux d'artifice ont explosé après que Wayne Gretzky a allumé la vasque olympique lors de la cérémonie d'ouverture des Jeux d'hiver de 2010 à Vancouver, le vendredi 12 février.

Photo : La Presse canadienne / Sean Kilpatrick

Radio-Canada

L'instigateur de la candidature des Jeux de Vancouver, ainsi que le dirigeant du comité organisateur des Olympiques de 2010, souhaite que la métropole de la Colombie-Britannique obtienne de nouveau le grand rendez-vous sportif hivernal en 2030.

John Furlong considère que la ville pourrait et devrait déposer sa candidature pour l'obtention des Jeux de 2030. Il s'est prononcé sur la question jeudi dans le cadre d'un discours devant la Chambre de commerce de Vancouver.

« Je crois que le moment est très, très bon, a-t-il mentionné. Nous avons les installations. Nous pourrions devenir la première ville de l'histoire à accueillir les JO dans les mêmes installations. »

« Une occasion se présente à nous. Éventuellement, ces installations se dégraderont, et l'instant ne sera plus le bon », a-t-il ajouté.

Les Jeux d'hiver de 2010, présentés conjointement à Vancouver et à Whistler en sol britanno-colombien, n'ont pas entraîné de déficit. Le coût a été estimé à environ quatre milliards de dollars.

L'investissement du gouvernement provincial dans la construction d'un train aérien pour relier l'aéroport au centre-ville et la construction d'un palais des congrès à Vancouver en vue des Jeux avaient fait gonfler la facture à 7,7 milliards de dollars.

« Quand on regarde Vancouver et qu'on prend en compte le message du CIO [Comité international olympique], qui souhaite que les prochains JO soient présentés dans des installations déjà existantes, afin d'abaisser le coût d'organisation, ça devient donc une candidature très attrayante », a noté M. Furlong.

« Il est impossible d'abaisser davantage les coûts d'organisation qu'en n'ayant aucune installation à bâtir », a-t-il mentionné.

Le maire de Vancouver, Kennedy Stewart, n'est pas fermé à l'idée, la trouvant « amusante ».

« Je suis certain que si les gouvernements mettent suffisamment d'argent dans ce projet, ça pourrait fonctionner, a mentionné Stewart. C'est pourquoi c'est réellement leur décision d'aller de l'avant ou non avec une candidature. »

Furlong croit aussi que les JO permettraient à Vancouver de se relancer, surtout à cause des problèmes dans la ville présentement.

« Le prix exagéré des maisons, l'itinérance ainsi que le système de transport en commun, qui n'est pas encore totalement efficace, a dit-il détaillé. Nous disposons d'un très bon système de transport en commun, mais il n'est pas suffisant. »

« Les jeunes préféreraient ne pas avoir à conduire en ville. Ils préféreraient prendre le train ou l'autobus. J'ai cinq enfants qui sont tous adultes aujourd'hui. Quatre d'entre eux ont quitté la ville. »

Quand on prend du recul, qu'on regarde la ville et la région, et tous les défis qui se dressent devant nous, ainsi que tous les efforts qui ont dû être déployés pour surmonter certains de ces obstacles, alors je crois que le dépôt d'une candidature pour l'obtention des JO de 2030 pourrait avoir un effet rassembleur pour la population et son avenir.

John Furlong

La délégation canadienne avait obtenu 26 médailles, dont 14 d'or, ce qui constituait, à l'époque, un record pour un pays lors de Jeux olympiques d'hiver.

« Les Jeux de Vancouver 2010 ont uni le Canada grâce à la puissance d'une expérience collective positive laissant un héritage d'installations et de partenariat pour tous les Canadiens », a dit le chef de la direction du Comité olympique canadien, David Shoemaker, dans un communiqué.

« Dix ans plus tard, nous nous remémorons ce que les Canadiens peuvent accomplir quand ils travaillent ensemble pour réussir de grandes choses. Ce n'est pas une surprise que John Furlong (...) souhaite provoquer une discussion concernant une candidature potentielle et très innovatrice pour 2030 », a poursuivi David Shoemaker.

Calgary a songé à déposer sa candidature pour l'obtention des Jeux d'hiver de 2026, avec un budget avoisinant les 5,1 milliards de dollars, mais un référendum en 2018 a entraîné son rejet.

Évidemment, le paysage olympique a bien changé depuis une décennie.

Les villes candidates sont de plus en plus rares. Pékin a gagné une course à deux pour les JO d'hiver de 2022, à peine 14 ans après avoir présenté les JO d'été.

« Chaque course à l'obtention des JO oppose plusieurs villes, explique Furlong. Je crois que nous pourrions battre n'importe qui. »

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