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Randy Ambrosie voit encore plus grand pour la LCF

Un homme vêtu d'un costume mauve et noir et d'une chemise blanche est interviewé par un journaliste de Radio-Canada.

Le commissaire de la Ligue canadienne de football, Randy Ambrosie

Photo : Radio-Canada / Etienne Bruyère

On ne pourra jamais reprocher au commissaire de la Ligue canadienne de football de manquer d’ambition.

De passage à Montréal, dans le cadre d’une tournée nationale, Randy Ambrosie a répété à plusieurs reprises qu’il voulait faire de la Ligue canadienne une ligue mondiale et internationale.

Les sports mondiaux sont ceux qui connaissent les croissances les plus rapides et on veut s’inspirer de ce qu’a fait la NBA en Afrique, par exemple, confie Ambrosie en entrevue avec Radio-Canada Sports. Le rayonnement à l’international a solidifié la ligue aux États-Unis et on veut faire la même chose au Canada. Je vois le même genre d'avenir pour la LCF.

Pourtant, la Ligue canadienne a connu des baisses récurrentes depuis une décennie des assistances moyennes à ses matchs.

De 28 464 spectateurs en moyenne en 2009, la LCF n’attire plus que 22 917 personnes, une baisse liée en partie aux contre-performances des marchés de Montréal, de Vancouver et surtout de Toronto.

En 2019, les Lions ont attiré des foules moyennes de 17 803 spectateurs, contre 17 574 pour les Alouettes et un maigre 12 493 pour les Argonauts.

Les assistances sont en baisse dans tous les sports professionnels en Amérique du Nord, se défend Ambrosie. On fait tous face au même défi de revigorer notre base de partisans. On reste un sport plus abordable que certains de nos concurrents, mais on veut quand même rajeunir notre auditoire. Certains y verraient un défi, mais je préfère parler d'occasions à saisir.

À sa troisième année comme commissaire de la ligue, Ambrosie voit grand. Il veut mettre sur pied le plus grand programme de développement de l’histoire du sport au pays. Il veut, de concert avec les entraîneurs, joueurs et anciens joueurs, rejoindre les amateurs potentiels de football dans chaque communauté canadienne et même ailleurs.

Dès cet été, les équipes du circuit devront avoir au moins deux joueurs « internationaux » en uniforme lors de chaque match, un de plus qu’en 2019. La LCF définit les « internationaux » comme des joueurs qui ne sont ni Canadiens ni Américains. Ces joueurs seront les meilleurs ambassadeurs de la ligue à l’étranger.

Les amateurs à l’étranger vont s’intéresser à notre ligue parce que leurs joueurs y ont une place, explique Ambrosie. Nous avons 14 partenaires internationaux qui représentent une communauté de 800 millions d’amateurs potentiels. On veut qu’un jour notre Coupe Grey soit vue par 100 millions de téléspectateurs.

De plus, l’arrivée de toute nouvelle XFL, aux États-Unis, n’ébranle en rien la confiance d’Ambrosie envers la pérennité de sa ligue.

La finale de la Coupe Grey à Montréal prochainement?

Randy Ambrosie a profité de son passage à Montréal pour souper avec le président des Alouettes Mario Cecchini. Les deux hommes ont évoqué une future candidature montréalaise pour présenter la finale canadienne. La coupe emblématique du football canadien n’a pas été remise au Québec depuis 2008.

Le commissaire a aussi mentionné qu’il espérait réunir les finales de la Coupe Grey et de la Coupe Vanier dans la même ville le plus tôt possible.

J’ai dit à Cecchini que, quand Montréal sera prête à parler de la Coupe Grey, on serait prêt à travailler avec eux, explique Ambrosie. Je ne veux aucunement leur mettre de la pression pour que ça se fasse rapidement, mais Montréal est une ville dans notre ligne de mire.

Il a aussi réitéré sa confiance envers les nouveaux propriétaires et les dirigeants en place, à commencer par Cecchini et le directeur général Danny Maciocia.

Ce sont deux personnes remarquables qui peuvent donner un grand coup de main à l’équipe. Et je suis très optimiste à la lumière du travail qu’ils ont fait jusqu’ici. Je n’ai pas dit au nouveau propriétaire Gary Stern de les embaucher, mais j’ai donné mon opinion lorsqu’on me l’a demandée.

Quant à la décision d’abolir puis de réintégrer le programme des meneuses de claque de l’équipe, qui a fait couler beaucoup d’encre, Ambrosie n’en fait pas de cas.

On a souvent tendance à juger les gens pour leurs erreurs plutôt que pour leurs accomplissements. Ils ont pris une décision qu’il croyait être dans l’intérêt de l’équipe et ils ont eu l’intelligence de réévaluer leur décision. Pour moi, la meilleure façon d’évaluer un leader, c’est d’observer la façon dont il se relève d’erreurs commises.

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