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Deux Québécois brillent avec Basketball sans frontières au match des étoiles de la NBA

Ils rient.

Pascal Siakam et Olivier-Maxence Prosper au camp de Basketball sans frontières à Chicago

Photo : NBA Academies/NICOLE SWEET

Olivier Paradis-Lemieux

Présents à Chicago pour le camp de Basketball sans frontières organisé en marge du match des étoiles de la NBA, les espoirs québécois Olivier-Maxence Prosper et Benedict Mathurin ont connu un week-end de rêve en plus d'être élus dans l'équipe d'étoiles.

« C'était un très bon camp, c'était une super expérience avec Basketball sans frontières. Juste l'occasion de pouvoir compétitionner contre les meilleurs au monde et de créer des relations avec les autres joueurs. C'est quelque chose que je ne vais jamais oublier et j'aime l'expérience ici à Chicago », a raconté Olivier-Maxence Prosper, joint dans la ville hôtesse du match des étoiles de la NBA, dimanche, quelques heures avant le clou du week-end.

Les deux Québécois poursuivent leur développement cette année avec l'Académie d'Amérique latine de la NBA à Mexico, liée au programme Basketball sans frontières, avant de faire le saut l'an prochain dans la NCAA avec les Tigers de Clemson, pour Prosper, et avec les Widcats d'Arizona, pour Mathurin.

La NBA les a invités en compagnie de 62 basketteurs venus de 34 pays des quatre zones du programme (Afrique, Amériques, Asie et Europe) qui chercher à continuer de croître le sport à l'extérieur des États-Unis.

Au programme du week-end : cliniques avec des joueurs et des entraîneurs de la NBA, mais surtout des matchs qui leur ont permis de se faire voir de près par les éclaireurs et dirigeants des équipes de la ligue qui se sont déplacés pour l'événement. Quatorze joueurs actuels de la NBA ont participé à cet événement, le camp « global » de Basketball sans frontières lors de ses précédentes éditions.

Il gesticule.

Pascal Siakam donne ses instructions lors d'un des matchs du camp de Basketball sans frontières, à Chicago.

Photo : NBA Academies/Nicole Sweet

« Je pense que ça a très bien été. Je pense que j'aurais pu un peu faire mieux. Il y a des choses que j'aurais pu mieux communiquer avec mes coéquipiers, mais j'ai donné mon maximum. Je pense que je peux être fier de mes résultats », a dit pour sa part Benedict Mathurin, de Montréal.

Les deux Québécois font partie des 10 joueurs à avoir été nommés dans l'équipe d'étoiles de la fin de semaine, signe qu'ils ont su bien s'en tirer. Mais ce qu'ils ont surtout souligné, ce sont les rencontres qu'ils ont faites avec le Camerounais Pascal Siakam, des Raptors de Toronto, et le Sénégalais Tacko Fall, des Celtics de Boston.

« J'ai rencontré Pascal Siakam vendredi, quand il est venu au camp, a relaté Olivier-Maxence Prosper, de Laval. Je voulais vraiment le rencontrer parce que je regarde toujours les Raptors. C'est quelque chose qui m'a marqué beaucoup pendant ce camp parce que beaucoup de gens me comparent à Siakam en termes de style de jeu. C'est quelque chose que je ne vais jamais oublier : que je l'ai rencontré et que je lui ai parlé. »

Siakam a d'ailleurs lui-même fait partie de Basketball sans frontières Afrique en 2012, et il avait alors attiré l'attention de celui qui allait ultimement le repêcher avec les Raptors, Masai Ujiri.

Quand je parlais à Pascal Siakam, il m'a dit : "Tu peux être n'importe qui, ça ne me dérange pas d'où tu viens. Mais si tu mets le travail, tu peux te rendre dans la NBA." Il m'a dit qu'il vient d'Afrique et qu'il n'a pas été remarqué quand il était jeune, mais il a commencé à travailler fort et à se faire voir. Que si tu mets le travail, quand les gens ne regardent pas, et que tu donnes tout ce que tu as, il y a des grandes choses qui vont arriver pour toi.

Olivier-Maxence Prosper

« Quand j'ai rencontré Tacko Fall, ça m'a rendu un peu émotif. Parce qu'il m'a parlé en français aussi. Il m'a dit ce qu'il pensait de moi, mes talents, ce qu'il fallait que j'améliore. Ç'a vraiment été marquant pour moi », a indiqué Mathurin, qui souhaite travailler sur son tir de l'extérieur, mais aussi sur ses lancers francs, des points « faciles » à ajouter sur la feuille de match.

Il regarde l'objectif.

L'espoir québécois Benedict Mathurin

Photo : NBA Canada

Invités également à assister à la soirée de samedi où étaient présentés les concours de paniers enfoncés, de trois points et d'habiletés, les jeunes Québécois n'ont pas pu s'empêcher de rêver à être un jour, eux aussi, parmi les étoiles de la ligue.

« Ce rêve là, c'est un de mes plus grands rêves, d'atteindre la NBA et d'être au match des étoiles. C'est quelque chose que j'ai toujours voulu être capable de faire. Depuis que je suis tout jeune et que je joue au basket, c'est quelque chose que je regarde. Je me vois être là un jour », a lancé Olivier-Maxence Prosper.

Les deux Québécois rentrent cette semaine à Mexico où ils termineront en mai leur séjour d'un an à l'Académie de la NBA. Puis, au courant de l'été, ils intégreront leur université avec en ligne de mire, toujours, la meilleure ligue du monde.

Le rêve continue.

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