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chronique

Du football en français à Montréal

Il sourit en conférence de presse.

Danny Maciocia multiplie les embauches de francophones depuis qu'il est DG.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

BILLET - Danny Maciocia n’est en poste officiellement que depuis le 3 février, mais il a déjà fait beaucoup pour donner une image francophone aux Alouettes.

Six joueurs québécois ont signé un contrat et Byron Archambault vient d’être nommé directeur du repêchage national. Il succède à Miles Gorrell, dont le contrat était venu à échéance.

Si lors de son embauche, Maciocia avait parlé de donner priorité aux Québécois à talent égal, il a ajouté que personne ne gagnerait sa place uniquement parce qu’il est francophone.

Il a aussi souligné qu’il ne fallait pas avoir peur de donner la chance à des joueurs canadiens à des positions traditionnellement réservées à des joueurs américains.

Maciocia a donné l’exemple de D.J. Lalama qui a remplacé un secondeur américain au pied levé l’an dernier et qui a été choisi parmi les joueurs de la semaine grâce à une récolte de 10 plaqués.

Privilégier le talent local, ça peut aussi vouloir dire qu’on laisse partir le Torontois Fabion Foote et qu’on engage l’ancien Carabin Junior Luke.

Foote, le tout premier joueur repêché par Kavis Reed en 2017, l’a pris un peu de travers. Sur son compte Twitter, il a écrit qu’il fallait être montréalais pour recevoir une offre des Alouettes.

Si on regarde la feuille de route des deux joueurs, l'embauche de Luke se justifie.

Les deux plaqueurs défensifs sont issus du même repêchage. Luke avait été choisi 7e et Foote, 12e.

En trois saisons, le nouveau joueur des Alouettes a disputé 53 matchs et a récolté 25 plaqués et 4 sacs. Foote a joué 37 matchs et a amassé 30 plaqués et 3 sacs.

Du pareil au même ou à peu près.

Et Luke pourrait profiter d’un retour à la maison pour éclore. Il voudra certainement montrer que Maciocia a eu raison de croire en lui.

Commencer par repêcher chez nous

Les choses ont bien changé du côté des Alouettes depuis le moment où Kavis Reed a montré son ignorance des spécificités du marché québécois en déclarant qu’il n’avait pas besoin de parler français, car le langage universel du football était la victoire.

Il a finalement appris quelques mots de français, mais n’a pas gagné souvent.

Il donne une conférence de presse.

Kavis Reed, ancien directeur général des Alouettes de Montréal

Photo : The Canadian Press / Graham Hughes

Lors du dernier repêchage, les Alouettes n’avaient pas de choix de premier tour, mais ils en avaient trois au deuxième.

Avec leur deuxième sélection, ils ont réclamé Nate Anderson, un joueur de ligne défensive torontois qui a joué son football au Missouri.

L’analyste respecté Pierre Vercheval a laissé s'échapper un juron quelques instants plus tard, quand les Stampeders ont repêché un autre joueur de ligne défensive, Vincent Desjardins, du Rouge et Or de l’Université Laval.

À ce jour, on ne sait pas si Desjardins aura une plus belle carrière qu’Anderson dans la LCF, mais, dans leur situation, sélectionner un joueur local aurait dû être l’option numéro un des Alouettes.

En trois séances de repêchage sous la gouverne de Kavis Reed, 30 joueurs des universités québécoises ont été repêchés dans la LCF, mais seulement 4 par l’équipe montréalaise.

Avec Maciocia comme directeur général et Archambault comme directeur du dépistage, la proportion pourrait changer.

Il faudra aussi que le talent québécois aide les Alouettes à gagner des matchs, car Kavis Reed avait quand même un peu raison quand il disait que, tout bien considéré, c’est la victoire qui compte.

Le cas de Martin Bédard

Les Alouettes auraient décidé de laisser partir le spécialiste des longues remises Martin Bédard en raison de son âge et de son salaire.

Je serais vraiment curieux de connaître les chiffres entourant cette décision.

Pour remplacer Bédard, les Alouettes ont embauché Mike Benson, un spécialiste des longues remises qui a 32 ans.

Bédard en a 36. Donc, l’âge n’est pas un facteur si important que ça.

Le salaire?

Peu importe leur décision, les Alouettes auraient pu se comporter autrement par loyauté envers un joueur qui a su représenter l’organisation avec fierté pendant les bons et les mauvais moments au cours des 11 dernières saisons.

Attendons la suite.

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