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Une soirée francophone à Pittsburgh pour le match Canadien-Penguins

Une foule dans un amphithéâtre de hockey

Le PPG Paint Arena, domicile des Penguins de Pittsburgh

Photo : sports illustrated via getty ima / David E. Klutho

Jean-François Chabot

La visite du Canadien de Montréal, vendredi, à Pittsburgh, sera l’occasion pour les Penguins de célébrer le fait français au cœur de leur histoire et de celle de la Ligue nationale (LNH).

En collaboration avec une entreprise à la tête d’une application d’enseignement des langues, les Penguins feront vivre à leurs partisans l’expérience d’assister à un match de hockey dans un environnement en partie français.

Des hymnes nationaux aux annonces des buts et des pénalités en passant par l’accueil par les hôtesses et les placiers, les spectateurs se feront ainsi rappeler la place prépondérante des joueurs francophones dans le palmarès de leur équipe favorite.

Il suffit de se rappeler que les deux seuls chandails retirés dans l’histoire des Penguins sont le 21 de feu Michel Brière et le 66 de l’actuel propriétaire Mario Lemieux.

De nombreux autres joueurs francophones ont porté les couleurs des Penguins. On peut penser aux gardiens Gilles Meloche, Jean-Sébastien Aubin ou Marc-André Fleury, aux défenseurs Gilbert Delorme, Marc Bergevin, Jean-Jacques Daigneault, Joël Bouchard et Kristopher Letang, ou aux attaquants Jean Pronovost, Pierre Larouche, Pascal Dupuis et Maxime Talbot.

Ce dernier sera d’ailleurs appelé à tenir le rôle d’annonceur maison pour le match de vendredi.

« Je suis allé à Pittsburgh il y a deux semaines pour un tournoi avec Mario Lemieux. J'en ai profité pour enregistrer des messages de bienvenue et des annonces de marketing qui seront diffusés à l'aréna. Durant le match, je ferai un peu ce que Michel Lacroix fait au Centre Bell en annonçant les buts et les pénalités  », explique Talbot, joint au téléphone par Radio-Canada Sports.

Il tient la coupe Stanley entouré de membres de sa famille.

Maxime Talbot en 2009

Photo : The Associated Press / Paul Sancya

L'ancien attaquant des Penguins admet avoir consulté quelques sites et vidéos de référence par souci de respecter l'usage des bons termes quand il annoncera les infractions.

Quand on lui rappelle que la rencontre de vendredi allait être présentée en direct au Québec, Talbot rit en nous remerciant d'ajouter un peu à son stress.

J'avoue que je n'avais pas pensé à ça (rires). C'est un stress différent de celui que je ressentais comme joueur. Dans le fond, je vais essayer de divertir la foule du mieux que je peux. Je vais essayer de bien faire ça. C'est une fierté pour moi d'être là et de représenter les anciens joueurs francophones. Ils ont pensé à moi et c'est un honneur. J'ai passé six ans de ma vie là-bas. J'ai été adopté par la ville de Pittsburgh. C'est une occasion pour moi de leur en redonner un peu.

Maxime Talbot, ancien joueur des Penguins

Pour sa part, Kristopher Letang a enregistré une vidéo expliquant, en français, les différentes consignes de sécurité destinées aux spectateurs, les invitant notamment à garder les yeux sur l’action en tout temps pour éviter d’être atteints par une rondelle égarée.

Quelques pages du programme souvenir IceTime seront aussi rédigées en français. On pourra notamment y lire la façon dont Letang s’y est pris pour apprendre la langue de Shakespeare.

Dans le communiqué officiel pour cette soirée spéciale, la direction des Penguins explique qu’en plus de la visite du Tricolore, l’équipe a voulu profiter de la fête de la Saint-Valentin pour organiser l’événement.

« Parce qu’après tout, peut-on y lire, le français est reconnu aux États-Unis comme le langage de l’amour. »

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