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Cette chaire de recherche qui veut sortir la lutte antidopage des laboratoires

Un édifice universitaire

La chaire de recherche sera établie sur le campus Longueuil de l'Université de Sherbrooke.

Photo : Radio-Canada

« Il faut sortir la lutte antidopage des laboratoires. » C’est l’appel lancé mardi par Jean-Pierre Perreault,  vice-recteur à la recherche et aux études supérieures de l’Université de Sherbrooke, à l’annonce officielle de la création de la première chaire de recherche du monde sur l’antidopage dans le sport.

Cette chaire ouvrira ses portes au campus Longueuil de l’Université de Sherbrooke. Son directeur, David Pavot, voit grand. L'idée est d'aider l'Agence mondiale antidopage (AMA) dans des domaines qui dépassent le cadre sportif, en droit ou en gestion, par exemple.

Le chercheur explique qu’aujourd’hui, la lutte contre le dopage s’est complexifiée et que les batailles ne se livrent plus seulement dans les laboratoires. Il faut ainsi une approche multidisciplinaire.

Dans son échéancier, le projet prévoit entre autres en août 2021 les débuts d'une première cohorte d'un diplôme universitaire (une maîtrise) sur l’antidopage et, en octobre de la même année, le lancement d’une revue scientifique. En mai 2021, on prévoit organiser le plus grand concours francophone en droit international. On veut également offrir des conférences internationales avec les plus grands experts mondiaux de l’antidopage.

Le directeur général de l’AMA, Olivier Niggli, a annoncé un financement annuel de 200 000 $ sur cinq ans. L’Université de Sherbrooke égalera cette somme.

« C’est la première fois qu’on va pouvoir combiner un certain nombre de disciplines qui touchent l’antidopage et les mettre ensemble, dit avec enthousiasme Olivier Niggli. Tant pour la recherche que pour l’éducation. C’est un grand pas en avant d’avoir ce côté éducation avec la création d’une maîtrise qui va permettre de former des gens qui deviendront ensuite des experts mondiaux. Car un des problèmes de l’antidopage au niveau mondial, c’est de trouver des personnes qualifiées. »

L’AMA a été fortement critiquée par le monde sportif pour sa gestion de l’affaire russe. S’attend-elle à être critiquée à son tour par les chercheurs de la chaire? Olivier Niggli offre cette réponse directe : « Il n’y a que ceux qui ne font rien qui ne sont jamais critiqués! »

Le vice-recteur à la recherche et aux études supérieures de l’Université de Sherbrooke était tout sourire, mais aussi conscient de la tâche colossale qui attend ses chercheurs. Interrogé sur le fait qu’au sein même de l’agence, il y a énormément d’opinions divergentes et de luttes de pouvoir, il répond sereinement.

« L’idée, c’est d’amener toute cette société à travailler ensemble, dit-il. C’est tout le défi de cette chaire. La clé, c’est la multidisciplinarité. Nous sommes conscients qu’il y a des schèmes de pensées et des vocabulaires différents. Il faut donc les amener à se comprendre et créer une langue commune.

« L’idée est de réunir des experts mondiaux comme on va le faire prochainement. Ils vont se rencontrer, discuter et surtout apprendre un vocabulaire commun. Ils pourront ainsi identifier les enjeux et trouver des solutions collectivement. Il en découlera des guides et des pratiques acceptables à tous. »

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