•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Marco Iadeluca succède à Danny Maciocia à la barre des Carabins

Il regarde un joueur avec le sourire.

Marco Iadeluca

Photo : Courtoisie / Carabins de l'Université de Montréal / James Hajjar

Marco Iadeluca a répété à plusieurs reprises qu'il était un homme émotif lors de sa présentation officielle. Son langage non verbal l’avait pourtant trahi avant même qu’il ouvre la bouche.

Le nouvel entraîneur-chef de l’équipe de football des Carabins de l’Université de Montréal (UdeM) avait parfois les yeux embués et la voix chevrotante lors du point de presse.

Pour Iadeluca, il s’agit d’un retour aux sources, puisqu’il a occupé les fonctions de coordonnateur à l’attaque des Bleus de 2011 à 2018. 

Quand j’étais en réflexion à savoir si j’allais poser ma candidature, ma fille Amanda m’a fait remarquer que les Carabins avaient toujours été une famille pour moi. Avoir l’occasion d’être entraîneur-chef universitaire, ça ne passe pas souvent. L’être dans l’un des meilleurs programmes au pays et d’avoir la possibilité de gagner chaque année, ça passe une fois dans une vie. C’est pour ça que j’ai décidé de me lancer dans cette aventure-là.

Marco Iadeluca, entraîneur-chef des Carabins de l'UdeM

Mardi, il est rentré à la maison après un séjour d’un an et demi comme directeur des sports du Collège André-Grasset et responsable de l’attaque de l’équipe de football du Phénix qui est dirigée par son frère Tony. 

Au cours de sa carrière de près de 25 ans dans le football québécois, Iadeluca a d'abord remporté la Coupe Vanier en 2010 avec le Rouge et Or de l'Université Laval, puis en 2014 avec les Carabins, les deux fois comme coordonnateur à l’attaque.

Il a aussi gagné un Bol d’or à André-Grasset en 2018, en plus de s’impliquer avec les équipes du Québec et du Canada.

Iadeluca a semblé particulièrement ému lorsqu’il a parlé de sa famille et de ses mentors au football, son frère Tony et Danny Maciocia. 

« Danny laisse un héritage extraordinaire au programme des Carabins, explique Iadeluca. J’ai apporté une petite touche dans la culture qu’on a implantée et maintenant je veux continuer en y ajoutant ma couleur à moi, ma touche personnelle à moi, tout en conservant la culture de l’équipe. »

Même si la journée marquait aussi l’ouverture du marché des joueurs autonomes dans la Ligue canadienne de football, le nouveau DG des Alouettes tenait à être présent au point de presse.

C’est Maciocia qui avait insisté pour que Iadeluca le suive dans l’aventure des Carabins en 2011. Iadeluca était même considéré, par la direction des Carabins, comme un plan de contingence advenant un départ précipité de Maciocia. 

Ce dernier a bien sûr vanté les mérites de Iadeluca auprès de ses anciens patrons. Le premier entraîneur de l’histoire de l’équipe, Jacques Dussault, a aussi partagé ses opinions. 

« Marco ne l’a pas eu facile avec moi, a confié Maciocia. S’il y a quelqu’un envers qui j’étais vraiment exigeant, c’est bien lui. La raison pour laquelle je faisais tout ça, c’est que je connaissais son potentiel. Marco, c’est comme un frère. Je voulais pousser ses limites pour voir jusqu’où il pouvait aller. On voit le résultat aujourd’hui. »

Marco Iadeluca

Marco Iadeluca

Photo : Carabins de l'Université de Montréal / James Hajjar

Les deux hommes sont proches dans le sport, mais aussi dans la vie. Iadeluca, lui-même père de trois filles, est le parrain de la plus jeune de Maciocia. 

« En Marco, on trouve une sorte de stabilité parce qu’on sait qu’il poursuivra le travail amorcé par Danny, a expliqué Manon Simard, directrice du sport d’excellence à l’UdeM. Il représente à la fois le passé, le présent et le futur de l’équipe. Il connaît nos anciens, il a recruté plusieurs de nos joueurs actuels et a travaillé au cégep avec des joueurs qu’on recrutera. »

Plusieurs anciens joueurs des Carabins étaient d’ailleurs à la présentation, dont les professionnels David Ménard et Antoine Pruneau. L'entraîneur de la ligne offensive, Mathieu Pronovost, qui a assuré l’intérim au cours des dernières semaines, y était aussi. 

Par contre, les entraîneurs Anthony Calvillo et Byron Archambault n’y étaient pas. 

Un entraîneur proche des joueurs 

Marco Iadeluca a insisté sur la notion de plaisir qui devait accompagner le travail des joueurs de football universitaire. Il estime être un entraîneur proche de ses athlètes. 

« On veut gagner dans le plaisir, une notion qui est parfois oubliée dans le monde du football, a expliqué Iadeluca. Je veux que nos athlètes deviennent de bons citoyens, de bons joueurs et de bons pères de famille. J’ai rencontré les joueurs hier, et ils m’ont encore plus donné le goût de relever ce défi. »

Une vingtaine de candidats ont postulé, dont un qui n’avait aucune expérience comme entraîneur. Quatre aspirants ont ensuite été retenus en entrevue. 

« Je veux être clair. Marco ne devient pas notre entraîneur par défaut, explique Manon Simard. Il revient par la grande porte. Il a toujours eu un souci pour la réussite académique. Et ça, c’est précieux. On connaissait sa valeur et il a su nous montrer son intérêt, sa passion et son désir de relever le défi. »

Iadeluca n’a pas voulu s’avancer sur la composition de son équipe d’entraîneurs pour l’instant. Il veut d’abord rencontrer le personnel en place avant de s’attaquer au recrutement. 

Les futures recrues ont jusqu’au 1er mars pour s’inscrire à l’université.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Football

Sports