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Le plafond salarial hante les Alouettes

Il est assis à une table derrière un micro et un casque de football.

Danny Maciocia, directeur général des Alouettes

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Le marché des joueurs autonomes s’ouvre mardi dans la Ligue canadienne de football (LCF), mais ne vous attendez pas à une série de coups d’éclat de la part des Alouettes.

Le nouveau directeur général de l’équipe, Danny Maciocia, a déjà les mains attachées par le plafond salarial à la suite des contrats et des bonis accordés par l’administration précédente.

Par exemple, plusieurs bonis devaient être versés le 1er janvier, en plein processus de vente de l’équipe. Les montants dépensés comptent en vue de la prochaine saison.

Bref, au lieu d’avoir 5,3 millions de dollars pour bâtir sa formation, Maciocia en a peut-être 5. La somme de 300 000 $, c’est l’équivalent du salaire de trois joueurs.

« Je vous donne un exemple : j’ai 100 piastres dans mes poches, j’ai une famille de cinq et je dois faire l’épicerie pour une semaine », a expliqué le DG lundi.

Si son budget l’empêche de faire dans la surenchère pour des joueurs établis dans la LCF, Danny Maciocia croit tout de même être en mesure de se construire une équipe compétitive.

L’ancien patron des Eskimos d’Edmonton estime que le virage amorcé par les Alouettes sur le terrain l’an dernier suscite un certain attrait auprès des joueurs autonomes.

Il y a des joueurs qui veulent venir ici et qui sont sensibles à ce que l’on vit. C’est basé sur ce qu’on a fait sur le terrain l'an dernier avec du monde comme Vernon Adams, Hénoc Muamba et coach Jones, qui ont réussi à changer un peu la perception de Montréal.

Danny Maciocia, directeur général des Alouettes

Ce que Maciocia ne pourra trouver parmi les joueurs autonomes de la LCF, il croit pouvoir le dénicher à meilleur prix aux États-Unis.

« On va aller identifier du talent de l’autre côté de la frontière. On va remplacer des joueurs qui font 130 000, 140 000, 150 000 avec des joueurs qui font 65 000 ou 70 000 », dit-il.

Une défense à compléter

Si la tendance se maintient, les Alouettes auront deux nouveaux partants aux postes de secondeurs extérieurs, car les chances de revoir Patrick Levels et Chris Ackie aux côtés de l'excellent Hénoc Muamba semblent plutôt minces.

Les négociations avec Ackie ont toujours été difficiles depuis son repêchage au premier tour en 2015. Sans contrat, il avait d’ailleurs raté le camp.

Ackie a l’avantage d’être un joueur canadien à une position généralement occupée par un Américain, ce qui augmente sa valeur. Mais la situation financière pourrait forcer les Alouettes à le laisser partir.

Il n’a pas reçu d’offre officielle d’une autre équipe pour le moment, mais ça ne saurait tarder.

« Ça dépend du marché », de dire Maciocia.

« Si quelqu’un comme lui demande le double de ce que nous pouvons offrir, nous sommes mal pris », ajoute Maciocia en haussant les épaules.

D.J. Lalama, un autre secondeur canadien, pourrait obtenir la chance de se faire valoir à la position d'Ackie.

Les Alouettes ont aussi des postes à pourvoir sur la ligne défensive et sur la tertiaire, où ils ont notamment libéré l'excellent Tommie Campbell.

Le maraudeur canadien Taylor Loffler a subi une grave blessure au genou l'an dernier et rien ne garantit son retour à temps pour le camp.

Bref, si l'attaque semble en bonne position avec les contrats accordés à Vernon Adams fils, à Eugene Lewis et aux vétérans de la ligne offensive, la défense semble encore à construire.

Des vétérans qui écopent

Le régime minceur imposé par le plafond salarial forcera Maciocia à laisser partir des éléments importants et populaires au sein de l’équipe.

Les partisans des Alouettes pourraient bien devoir dire adieu au responsable des longues remises des 11 dernières saisons, Martin Bédard.

Maciocia a encensé le numéro 37 en parlant de son travail sur le terrain et dans la communauté, mais laisse clairement entendre que l’âge et le salaire de Bédard jouent contre lui.

« S’il y a d’autres options, ailleurs ou à l’interne, qui peuvent faire ce travail-là, peut-être plus jeunes, peut-être un peu moins cher, il faut le considérer, en sachant que l’argent va aller ailleurs », lance-t-il.

Même si l’âge est invoqué par les Alouettes, il est évident que l’argent pèse lourd. On a embauché récemment un autre spécialiste des longues remises, Mike Benson, qui a 32 ans.

Bédard en aura 36 en mars.

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